Étiquette : Don de piété

Auteur : Par un groupe de pères et de mères de familles | Ouvrage : À la découverte de la liturgie avec Bernard et Colette .

Cha­pitre XI Vacances de Pâques ! Qui dira ce que ces trois mots contiennent de joie ? L’hiver est pas­sé. Les petites pri­me­vères blanches ou roses étalent leurs grosses touffes dans la mousse ; les per­venches courent à tra­vers le lierre, sous les bois. Il y a de gros bour­geons dodus au bout…

| Ouvrage : Autres textes .

Histoire d'une Sainte et martyrs d'AlgérieA Tipa­sa vivait une femme jeune encore (elle n’avait que qua­torze ans), mais le glo­rieux mar­tyre qu’elle y souf­frit lui a don­né le res­pect qu’entraîne la matu­ri­té de l’âge. Le cou­rage qu’elle mon­tra cou­vrit de gloire sa jeu­nesse, à ce point qu’elle parut née pour le mar­tyre. Elle s’était don­née tout entière au Christ, avait fou­lé aux pieds toutes les séduc­tions et tous les plai­sirs de la terre, sachant qu’elle n’était pas née pour le siècle. Il faut d’ailleurs se sou­ve­nir qu’on se pré­pare au mar­tyre par la pra­tique des ver­tus. La pre­mière palme à cueillir n’est-elle pas la vic­toire sur soi-même ? Les parents étaient païens, mais le soleil de la véri­té avait lui à ses yeux, et, renon­çant à tout ce que la nature pou­vait lui offrir, elle s’attacha seule­ment à ce que lui don­nait la grâce, afin de pou­voir vivre au ciel et mou­rir pour le Christ. Je ne parle pas de sa beau­té recon­nue de tous. Ceci après tout n’est pas motif à louanges ; car, dans les choses divines, ce n’est pas la beau­té cor­po­relle qui importe, mais la beau­té morale.

A cette époque, la super­sti­tion païenne était com­mune, rare la foi ; elle n’en était que plus vive. Pour échap­per aux tra­hi­sons per­fides et téné­breuses, elle se cachait oppri­mée et brillait modeste dans quelques âmes. Un temple s’élevait sur une col­line de rochers domi­nant la ville et bai­gnant dans les flots sa base rocheuse. Histoire pour les jeunes - Sainte Salsa, martyrs d'AlgérieCe lieu avait été consa­cré dès les temps les plus recu­lés du culte aux faux dieux, et pour ce motif, on lui avait don­né le nom de col­line des Temples. Entre tous les édi­cules éle­vés aux démons, que la vieillesse fai­sait tom­ber en ruines, on en dis­tin­guait un qui ren­fer­mait un dra­gon d’airain. La tête en était dorée et les yeux brillants comme des éclairs. C’est le démon qu’on ado­rait dans ce dra­gon ; c’est à lui qu’on offrait des liba­tions et des sacri­fices. Heu­reu­se­ment ce lieu a chan­gé de des­ti­na­tion.

Depuis le temple des idoles a été rem­pla­cé par une syna­gogue juive, et un chan­ge­ment encore meilleur l’a fait pas­ser au Christ ; et dès lors, dans ce lieu où avaient régné les sacri­lèges, s’élève une église triom­phale en l’honneur de notre Dieu.

Un jour vint où les mal­heu­reux parents de cette mar­tyre véné­rable se réunirent à d’autres per­sonnes pour vaquer à leur culte sacri­lège. Histoire d'une jeune sainte d'Algérie - Tipaza - ruines du temple romainIls emme­nèrent avec eux leur fille,