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22 avril 2026Les saints Soter et Caïus, Papes et Martyrs

Soter, né à Fon­di, en Cam­pa­nie, suc­cé­da au pape saint Ani­cet, vers 166. Une lettre de saint Denis de Corinthe aux Romains parle de lui en termes élo­gieux. Soter s’op­po­sa for­te­ment aux Mon­ta­nistes, ces héré­tiques selon les­quels l’É­glise ne devait point être diri­gée par les évêques et la hié­rar­chie, mais par les « spi­ri­tuels », c’est-à-dire des gens soi-disant direc­te­ment ins­pi­rés par le Saint-Esprit. Après avoir sié­gé huit ou neuf ans, Soter fut l’une des vic­times de la per­sé­cu­tion de Marc-Aurèle.

Caïus, d’o­ri­gine dal­mate, fut élu pape en 283. Il régla qu’on ne par­vien­drait à l’é­pis­co­pat qu’en pas­sant par divers degrés : ceux de por­tier, de lec­teur, d’exor­ciste, d’a­co­lyte, de sous-diacre, de diacre et de prêtre. Obli­gé de fuir la cruau­té de Dio­clé­tien, Caïus se tint quelque temps caché dans une caverne, mais, après huit ans, il obtint la cou­ronne du martyre.

Saint Soter et saint Caïus furent tous deux ense­ve­lis, quoi­qu’à plus d’un siècle d’in­ter­valle, dans le cime­tière de Calixte.


Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Jourdan, Juliette

Il était une fois… Comme dans un conte… une petite prin­cesse belle comme le jour… blonde comme les blés… bonne comme le pain… et tout… et tout…

Histoire pour les momes à imprimer - Les oeufs de Pâques -Vieille femme et ses poulesElle s’ap­pe­lait Alinda.

Ce matin-là, elle s’en reve­nait de chez Catiche, l’an­cienne gar­dienne d’oies du château.

Il faut vous dire que cette Catiche avait une mau­vaise répu­ta­tion… on la disait sorcière.

Comme elle était laide et bos­sue depuis son jeune âge, les gens se moquaient d’elle et, pour se ven­ger, elle leur disait :

« Je vais vous jeter un sort… Pre­nez garde ! vos bêtes seront malades, l’eau de vos puits vous don­ne­ra la colique… »

Et comme on a tou­jours des ennuis dans la vie avec les bêtes, et quel­que­fois mal au ventre, les vil­la­geois gémis­saient : « Ça y est » et finis­saient par la croire, et elle aussi…

Mais Alin­da était tel­le­ment bonne qu’elle ne s’oc­cu­pait pas de cela et visi­tait la vieille Catiche, tou­jours aus­si laide et main­te­nant presque impotente.

***

Qu’il fai­sait beau ce matin du Same­di-Saint. L’air était léger, le soleil inon­dait la cam­pagne ; on res­pi­rait, on vivait, on avait envie de s’envoler.

A son départ de la chau­mière, la vieille avait don­né trois œufs de Pâques à la jeune fille :

« Le blanc est l’œuf de Blan­chette : quand vous l’au­rez gobé, demoi­selle, vous serez heu­reuse… Le jaune, qu’a pon­du Jau­nette, vous appor­te­ra la for­tune ; et le coco tout rosé de ma pou­lette noire vous don­ne­ra un mari. »

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Amédée

KT - Cloches de PâquesBing ! Bang ! Ding ! Dong ! Alléluia !

Aube de Pâques, matin joyeux ! Fran­çoise s’é­veille vite, vite. Elle est en vacances chez grand-mère, et n’a nulle envie de traî­ner au lit comme les jours où on l’ap­pelle pour l’école.

Bing ! Bang ! Ding ! Dong !…

Déjà les cloches ont ralen­ti. Fran­çoise en hâte fait sa toi­lette. Comme il fait beau ! Comme il fait gai !

La petite fille en gam­ba­dant court vers le vieux clocher.

Trop tard, hélas ! le vieux Xavier s’en va. L’oncle Xavier, le vieux son­neur, c’est le par­rain de Fran­çoise, et c’est le frère de grand-mère.

« Joyeuses Pâques ! crie la fillette, en sau­tant au cou du son­neur. Joyeuses Pâques, oncle Xavier. Vous m’a­vez réveillée en joie. Mais c’est dom­mage, j’ar­rive trop tard,

— Tu me ver­ras pour la grand-messe. Il est très tôt, tu as bien le temps.

— Oncle Xavier, vous ne vou­lez pas me lais­ser mon­ter dans le vieux clo­cher ? Je vou­drais voir les belles cloches. »

Récit pour le Caté - Clocher du village au printempsOncle Xavier hésite un brin, mais il ne sait rien refu­ser à sa filleule.

« Fais bien atten­tion, petite, sois prudente. »

Puis, il sou­rit dans sa barbe. C’est tout son amour, ce clo­cher, et cela lui fait grand plai­sir que sa Fran­cette par­tage cet amour.

L’air est ébran­lé encore par les vibra­tions des cloches, et Fran­çoise, en ten­dant l’o­reille, croit sai­sir ce qu’elles murmurent :

« Bon­jour, petite ! Te voi­là reve­nue, loin de la ville, Bon­jour Fran­cette ! C’est la Fan­chon, la Fran­ci­nette, c’est la Fran­çoise que nous aimons. »

Les cloches emploient tous les doux noms que lui donne sa grand-mère quand elle la tient sur ses genoux.

« Vous me connais­sez ? dit Fran­çoise. Et com­ment savez-vous mon nom ?

— Nous, les pre­mières, l’a­vons su. Qui donc a son­né gaie­ment le carillon de ton bap­tême ? L’oncle Xavier tirait la corde, avec ton grand

Au retour, devant l’autel. Jésus qui avez fait écla­ter votre puis­sance après votre mort par une infi­ni­té de pro­diges, ayez pitié de nous. Jésus ense­ve­li, ayez pitié de nous. Ver­set. Le Sei­gneur Jésus-Christ s’est humi­lié lui-même. Répons. Il s’est ren­du obéis­sant jus­qu’à la mort, et à la mort de la croix. Orai­son. Seigneur…

Qua­tor­zième sta­tion Joseph d’A­ri­ma­thie ayant obte­nu de Pilate le corps de Jésus, vou­lut lui rendre les der­niers hon­neurs. Après l’a­voir embau­mé et cou­vert d’un blanc lin­ceul, il le por­ta et le dépo­sa dans un sépulcre neuf creu­sé pour lui-même dans le roc vif. Heu­reux Joseph ! heu­reux les dis­ciples d’a­voir tou­ché de…

Trei­zième sta­tion Jésus est mort. Mais que veulent ces sol­dats dont les bras s’arment de nou­veau et s’ap­prochent de la croix. L’un d’eux lève sa lance et la plonge dans le côté du Sau­veur. O pro­dige ! il en sort de l’eau et du sang. Pour­quoi Jésus a‑t‑il vou­lu que son divin…