un matin, les apôtres, voyant Jésus descendre la montagne où il avait passé la nuit en prière, lui dirent : « Seigneur, enseignez-nous à prier ». Et Jésus leur dit : « Quand vous prierez, vous direz : « Notre Père qui êtes aux cieux…. etc. ». Sublime prière, où le Sauveur nous apprend que le vrai nom…
Et maintenant une histoire ! Posts
Jean-Joseph, encore enfant, exhortait ses condisciples à fuir le péché, reprenait sévèrement ceux qui vivaient dans l’insouciance du salut et donnait aux pauvres la meilleure part de ses repas. À 16 ans, il quitta son île d’Ischia et reçut à Naples l’habit de saint François. Trois ans plus tard, ses supérieurs l’envoyèrent dans le Piémont fonder un nouveau Couvent de la réforme de saint Pierre d’Alcantara. Cette mission accomplie, tout désireux d’achever sa vie dans la solitude, il se retira dans un ermitage au pied des Apennins ; mais il fut bientôt rappelé à Naples, nommé en 1678 premier maître des novices et enfin supérieur. Jean-Joseph reporta sur ses fières en religion tous les trésors d’affection renfermés dans son cœur. Sa foi, ses austérités, ses prières lui valurent le don des miracles : c’est ainsi que, pendant une famine, il nourrit les Frères de son couvent d’un pain qui se multipliait à son ordre. Il ne se contentait pas de consoler les malades, parfois il prenait sur lui leurs infirmités. Un prêtre qui souffrait beaucoup de deux ulcères et qui appréhendait une opération douloureuse ayant sollicité ses prières, Jean-Joseph demanda à Dieu de transporter sur lui-même les maux dont souffrait son ministre. Aussitôt il fut atteint de cette horrible maladie, tandis que le prêtre en était complètement délivré. Ce saint à la charité héroïque mourut en 1734.
Jésus étant sur la mer de Tibériade, la tempête éclata et les eaux couvraient la barque. Les Apôtres épouvantés réveillèrent Jésus qui dormait, lui criant : « Seigneur, sauvez-nous ; nous périssons » Mais lui, leur ayant reproché leur manque de foi, comme s’ils avaient pu périr ayant Dieu avec eux, se leva, commanda…
III
LES vacances ont passé. Les jeux ont-ils fait oublier la préparation de la fête qui va clore le bel automne ?
Non, ne le croyez pas. André a travaillé. Sur la table basse qui voisine avec sa chaise-longue, à côté des livres, un buvard renferme son projet. Il le retouche sans cesse, le connaît par cœur. M. le Curé traverse la prairie et vient s’asseoir à côté de l’enfant.
M. le Curé est jeune. Il est très fervent, il a pris à cœur cette fête des petits pour le Christ-Roi. Il regarde André, et s’aperçoit qu’il dort. Sur ses genoux repose le cahier qui renferme son projet.
M. le Curé prend le cahier, le feuillette. André dort toujours. Alors M. le Curé lit, tourne les pages une à une… puis il referme le cahier et le repose sur les genoux de l’enfant… et voici que deux larmes tombent de ses yeux sur les petites mains croisées. M. le Curé est ému. Pourtant il sourit. Il est content du travail d’André et surtout il se sent heureux, lui, heureux, fier d’être le prêtre, d’être celui qui représente sur terre le Christ, aimé jusqu’à la mort.
M. LE CURÉ (voit qu’André s’éveille)
Eh bien, André, cette fois il faut me donner votre travail. Je suis venu le chercher.
ANDRÉ (soupire)
Ce n’est pas encore ce que j’aurais voulu.
M. LE CURÉ
Vous ne serez jamais content. Le mieux est l’ennemi du bien. Avez-vous choisi votre rôle ?
ANDRÉ (dont les yeux se troublent un peu)
Oui, j’avais choisi le plus important, celui du P. Pro. Je le sais par cœur. Mais je crois que ce serait trop fatigant pour moi.
M. LE CURÉ (affectueusement)
Oui, mieux vaut en tenir un plus simple. D’autant plus que vous devrez m’aider à guider les acteurs.
ANDRÉ
Je voudrais que ce soit bien joué.
M. LE CURÉ
Ce sera bien joué. J’y mettrai tous mes soins. (Il feuillette les pages. Pendant ce temps André s’est renversé sur sa chaise-longue et ferme de nouveau les yeux. M. le Curé regarde l’enfant et le trouve bien pâle.)
M. LE CURÉ
…Au fond, André, le mieux serait pour vous de ne point prendre de rôle du tout. Il sera beaucoup plus important de m’aider à surveiller le jeu des acteurs.
(André rouvre les yeux. Sur son fin visage une expression de peine s’est marquée aux paroles de M. le Curé. Il ne répond pas tout de suite. Très perspicace il devine la pensée qui les a dictées. Puis il prend son parti. Il y a des semaines qu’il abdique ainsi peu à peu devant tous ces petits bonheurs qui tissent la vie de l’enfance.)
ANDRÉ (bravement)
Oui, c’est cela, M. le Curé, je surveillerai le jeu des acteurs.
M. LE CURÉ
Il faudra aussi surveiller Madeleine. Je ne suis pas sans inquiétude sur ses préparatifs. La voici.
(Madeleine arrive en courant, déjà échauffée, en sueur. Elle s’arrête. Tant de fois on lui a recommandé de ne pas s’agiter à côté d’André qu’elle fatigue. Elle s’approche doucement.)
MADELEINE
Bonjour, M. le Curé ; bonjour, Monsieur mon cousin. Puis-je rester un moment avec vous ? (Sans attendre la réponse, elle se laisse choir dans l’herbe et demande) :
Alors, André, c’est tout prêt, on va pouvoir distribuer les rôles et travailler aux costumes.
Jésus, ayant parlé aux foules qui le suivaient, monta sur la barque de Pierre et l’invita à jeter ses filets. L’Apôtre lui répondit : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre, mais sur votre parole je jetterai le filet ». Il prit alors une telle quantité de poissons, que…
Pour nous montrer combien il nous aime, Jésus dit un jour : « Si un homme a cent brebis, et qu’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres pour aller chercher celle qui s’est égarée ? Et s’il la retrouve, je vous le dis en vérité, il y a plus de joie…




