Jésus avait passé en faisant le bien. Il avait guéri tous les malades qui lui étaient présentés, rendu la vue aux aveugles, ressuscité les morts. Il voulait ainsi prouver sa divinité. Mais les Juifs orgueilleux et terrestres attendant un Messie guerrier qui les eût mis à la tête des nations,…
Et maintenant une histoire ! Posts
Saint Luc, d’après l’historien Eusèbe, naquit à Antioche. Il était d’origine païenne et exerçait la profession de médecin (une tradition tardive a même fait de lui un peintre). On ne sait pas au juste à quelle époque il se convertit, mais il est certain qu’il appartenait à la seconde génération chrétienne et qu’il ne connut pas Notre-Seigneur. Au cours du deuxième voyage missionnaire de saint Paul, il rencontra l’Apôtre à Troas et s’embarqua avec lui pour la Macédoine. Il resta longtemps dans la ville de Philippes pour organiser et développer la jeune communauté chrétienne. Cinq ou six ans plus tard, il accompagna saint Paul à Jérusalem. Témoin de l’arrestation et de l’emprisonnement de son maître à Césarée, il le suivit à Rome, où, malgré ses chaînes, l’Apôtre pouvait recevoir ses amis et prêcher le royaume de Dieu. Il fut encore près de Paul au moment de la seconde captivité. Grâce à ses relations avec lui et avec les autres Apôtres, Luc put écrire le Troisième Évangile, où, à l’exemple du Docteur des Gentils, il s’attachait à prouver que Jésus avait apporté le salut, non pas seulement aux Juifs, mais à tous les hommes. Parmi les évangélistes, on désigne saint Luc sous le symbole du bœuf, parce qu’il commence son récit en parlant du sacerdoce de Zacharie, prêtre et sacrificateur, et que le bœuf était la victime la plus ordinaire des sacrifices de l’Ancienne Loì. Saint Luc écrivit aussi les « Actes des Apôtres » pour raconter les premiers événements de la vie de l’Église. Nous n’avons sur la fin de sa vie que des données incertaines. Il est honoré comme martyr.
Ce matin-là, — un matin du mois de mai de l’année 1610 — le petit roi Louis XIII jouait, dans ses appartements du palais du Louvre, à promener son petit carrosse vert. Il y avait mis Cupidon, qui était la poupée de sa sœur Élisabeth. Il aurait aimé promener aussi les poupées de Madame Chrétienne et de Madame Henriette, ses autres petites sœurs : elles n’avaient pas voulu s’en séparer. Il les eût, en d’autres temps, exigées avec violence, mais il était en trop grand trouble et chagrin pour agir à sa manière accoutumée, laquelle était impérieuse et péremptoire.
Le bon roi Henri IV, en effet, venait de mourir assassiné, et l’enfant, de cette mort tragique, demeurait tout bouleversé. Promenant Cupidon dans le carrosse vert, il n’y trouvait point de réconfort.
Il avait essayé d’atteler à la voiture son chien Cavalon, mais le chien ne s’était pas prêté au jeu. Cavalon voulait bien aller derrière le carrosse, mais point devant. Louis XIII commençait d’éprouver qu’un roi ne fait pas toujours faire aux gens ce qu’il veut. Ceci le porta à réfléchir. Il laissa là son jeu et il se prit à songer sérieusement à sa nouvelle situation.
Il était en grande perplexité à cause de trop de choses qui, dans sa vie, avaient changé.
Il avait, le matin, l’habitude d’aller en la chambre du roi, où étaient suspendus les deux grands portraits d’Henri IV et de Marie de Médicis, et il disait aux portraits : « Bonjour, papa ! Bonjour, maman ! » Il pouvait encore dire « bonjour, maman », mais que fallait-il dire au roi et comment ferait-il comprendre au portrait qu’il avait tant de chagrin ?
Et que de choses encore qu’il ne savait comment accorder à sa vie nouvelle !
Ainsi, il aime beaucoup sa sœur Élisabeth, c’est la « Madame » qu’il préfère — surtout ce matin où elle lui a prêté Cupidon. Il joue souvent à la servir à table, il se tient derrière son siège, la serviette sur l’épaule, fait « l’essai » des viandes, mange, selon l’usage, la mie de pain qui les a touchées, — c’est pour s’assurer qu’on n’y a point mis de poison, — va quérir à boire, fait avec cérémonie les fonctions de cavalier servant. Cela l’amuse énormément. Mais on lui a dit que ce n’était plus permis parce qu’un roi est un trop grand personnage pour servir à table personne. Mais ce qu’il en faisait, ce n’était pas pour servir sa sœur, c’était pour s’amuser ; alors, un roi ne peut donc jamais s’amuser ?
Ces réflexions sur la grandeur royale l’entraînent aux pensées graves. C’est une grosse charge que d’être roi à neuf ans. Il va falloir qu’il s’occupe de marier ses sœurs. Quelle affaire ! Madame Henriette, qui a un an, va être très difficile à marier.
Jésus aima les petits enfants. Ils sont simples, candides, purs, confiants, vertus qui plaisent tant au Sauveur. Les Apôtres, gens rudes, chassaient les petits qui, se glissant dans la foule, sans même être aperçus, voulaient, eux aussi, voir le Bon Maître. Mais Jésus, dans sa douce bonté, disait : « Laissez venir…
Voulant éprouver la foi de ses disciples, Jésus leur demanda : « Qui dit-on que je suis ? » Les apôtres avancèrent que, malgré tous les miracles qu’il avait accomplis, on ne le reconnaissait pas encore pour le Messie, mais pour un simple prophète. Notre-Seigneur, alors s’adressant aux Apôtres : « Et vous, qui dites-vous que…
Le combat naval
L'histoire de Ben-Hur, imaginée par un écrivain autour des scènes réelles rapportées par les Évangiles, nous ramène aux premiers temps du Christianisme. Jeune Juif, Ben-Hur a été injustement accusé d'avoir voulu tuer un chef romain. Condamné à ramer sur les galères, il a réussi à mériter l'estime de Quintus Arrius, le commandant, qui pourra sans doute le faire libérer. Mais voici que s'engage un combat naval entre les galères romaines et les bateaux pirates.
1. Le combat se rapprochait. Soudain un corps passa comme un projectile et s’abattit sur le plancher, aux pieds de Ben-Hur. Celui-ci se pencha et vit que le blessé était un Barbare demi-nu, à peau très blanche, à cheveux noirs, qui portait encore, fixé à son bras, un bouclier d’osier. Celui-là, au moins, ne connaîtrait pas le pillage !
En le regardant, Ben-Hur eut peur : « Les ennemis sent probablement en grand nombre ! se disait-il. Que va-t-il advenir de nous ? Fuir ? Hélas ! cela ne servirait à rien. Or, si je veux essayer de retrouver ma mère et ma sœur, il faut que je sois libre, légalement libre. Et cette liberté, un seul homme est assez puissant pour obtenir qu’on me la rende : Quintus Arrius. Faites, Seigneur, qu’il ne meure pas ! Sinon, je suis perdu à jamais ! »
Il leva les yeux. Les galériens avaient lâché leurs avirons. La plupart d’entre eux essayaient, en vain d’ailleurs, de rompre leurs chaînes.
2. Ben-Hur se souvint qu’il n’était pas enchaîné. Alors, sans réfléchir plus longtemps, il se dressa et gravit en courant l’échelle.
Lorsqu’il atteignit le pont, il constata, à la lueur des fanaux, qu’on se battait partout. Les légionnaires[1] continuaient à tomber l’un après l’autre, accablés sous le nombre des assaillants. La mer était couverte de débris de toutes sortes. Au large, des navires éventrés achevaient de sombrer. D’autres projetaient jusqu’au ciel la lueur de leurs incendies.
Ben-Hur crut apercevoir la haute silhouette de Quintus Arrius. À cet instant, il lui sembla que, sous ses pieds, le pont se soulevait avec une rapidité et une force prodigieuse. Il perdit l’équilibre, trébucha, fit quelques pas en titubant. Avec la même rapidité, le pont s’abaissa, puis se brisa. Le jeune homme comprit ce qui se passait : les pirates avaient éperonné la galère romaine, sans se soucier de ceux des leurs qui se trouvaient à bord !
3. Le tintamarre était assourdissant. Le mât s’abattit. Enfin, le pont s’ouvrit. Ben-Hur fut entraîné dans une chute vertigineuse et l’eau se rua sur lui avec un grondement de tonnerre.
- [1] Soldats romains embarqués sur la galère. Les pirates barbares sont leurs assaillants.↩





