Et maintenant une histoire ! Posts


28 août 2026Saint Augustin, Évêque et Docteur de l’Église

Augus­tin naquit en 354 à Tagaste, petite ville de l’A­frique du Nord, située entre Car­thage et Hip­pone. Son père était païen, sa mère, Monique, était chré­tienne. Ses excel­lentes dis­po­si­tions pour l’é­tude déter­mi­nèrent ses parents à le faire ins­truire. Mais à Car­thage il tom­ba dans un double désordre : désordre de l’es­prit, en entrant dans la secte des mani­chéens, et désordre des mœurs. Ses études finies, il devint pro­fes­seur d’é­lo­quence à Tagaste, puis à Car­thage et enfin à Milan. Sa sainte mère, qui priait et pleu­rait sans cesse pour lui, le rejoi­gnit et obtint qu’il assis­tât aux ser­mons de l’é­vêque saint Ambroise. Le jeune pro­fes­seur admi­ra d’a­bord l’é­lo­quence exté­rieure du pré­lat, puis sa doc­trine. Et un jour il enten­dit une voix qui lui disait : « Prends, lis » ; il ouvrit les Épîtres de saint Paul et lut : « Ne crou­pis­sez pas dans la débauche et l’im­pu­re­té ; mais revê­tez-vous de Notre-Sei­gneur Jésus-Christ ». Aus­si­tôt ses irré­so­lu­tions ces­sèrent : il se démit de sa charge, reçut le bap­tême et revint à Tagaste, où, avec un petit cercle d’a­mis, il mena la vie céno­bi­tique. Créé, presque par force, évêque d’Hip­pone, il devint bien vite l’homme le plus consi­dé­ré et le plus consul­té de tout l’Oc­ci­dent. À l’in­té­rieur de son dio­cèse, c’é­taient des pré­di­ca­tions fré­quentes, l’ad­mi­nis­tra­tion des affaires quo­ti­diennes, les pro­cès à régler, les pauvres à secou­rir, d’in­nom­brables lettres à envoyer. À l’ex­té­rieur, c’é­taient les schis­ma­tiques et les héré­tiques à com­battre mani­chéens, pris­cil­lia­nistes, dona­tistes, péla­giens, ariens ; des masses d’é­crits et de réfu­ta­tions à pro­duire, des voyages à faire, des conciles aux­quels il fal­lait assis­ter, des dis­cus­sions à sou­te­nir, des affaires sans fin à trai­ter avec les magis­trats et les gou­ver­neurs. Chose admi­rable : ce grand Doc­teur de l’Oc­ci­dent vivait en com­mun avec ses clercs, dans la plus grande humi­li­té. Son lit était simple, simple son vête­ment et simple aus­si sa table. Il avait fait mettre une ins­crip­tion pros­cri­vant de la part de ses hôtes toute parole contre la répu­ta­tion d’au­trui. Dans Hip­pone assié­gée par les Van­dales, Augus­tin mou­rut le 28 août 430, en réci­tant les Psaumes de la Pénitence.


Ouvrage : Et maintenant une histoire I | Auteur : Demetz L.

Catéchisme - le sacrement de l'ordreElle n’é­tait point riche, la vieille Maria… Durant de longues années, ses mains s’é­taient dur­cies au labeur de la terre, et main­te­nant elle pou­vait faire le bilan d’une rude vie de tra­vail, mais non pas celui d’un bas de laine gon­flé d’é­cus. Pour­tant, dame Maria n’é­tait pas dépen­sière. Elle savait se conten­ter de peu : le lait de sa chèvre, les œufs de ses poules et les légumes de ses champs avaient bien suf­fi durant de longues années à la sub­sis­tance de sa vie courageuse.

Res­tée veuve, sans enfant, elle n’a­vait pas vou­lu fer­mer son cœur à l’af­fec­tion. Elle avait adop­té Fran­çois, un petit voi­sin res­té, lui aus­si, tout seul sur la terre au soir d’un ter­rible orage qui avait lais­sé son papa et sa maman fou­droyés dans les champs à côté d’un cha­riot de foin.

Le petit était gen­tillet, bou­clé comme un ché­ru­bin, avec de grands yeux qui reflé­taient la pure­té du Bon Dieu.

Maria l’a­vait pris en disant sim­ple­ment : « Mon petit gars, c’est moi qui serai ta maman ! »

***

La vie est pénible pour une femme seule à la cam­pagne ; que de durs tra­vaux il lui avait fal­lu exécuter !

Rien ne rebu­tait dame Maria :

Ouvrage : Et maintenant une histoire I | Auteur : Demetz L.

C’est une humble cruche de grès, une cruche qui fait jaser tout le vil­lage de Vaux.

Légende - Histoire de vaillance et de courage - Tour du diable à VauxIl y a bien des mys­tères à Vaux, celui de la Tour du Diable, une tour en ruines toute cou­verte de lierre, où nul ne pénètre la nuit ; et puis il y a sur­tout le mys­tère de la cruche, celui dont tout le monde parle.

Oh ! cette cruche bleue et grise, qui trône en place d’hon­neur sur la che­mi­née de maître Pierre, juste en des­sous du cru­ci­fix, comme tout le monde la regarde !

Il est cer­tain qu’elle a dû avoir une car­rière tour­men­tée car elle n’est plus qu’un assem­blage de mor­ceaux savam­ment recollés.

Il paraît que cer­tains soirs, maître Pierre, le sym­pa­thique fer­mier, vient seul devant sa cruche : il la regarde très lon­gue­ment… bien soucieux.

Oh ! mys­tère. Après un cer­tain temps, tout à coup, la figure du fer­mier s’illu­mine, il s’en va…

Sa femme qui res­pecte la dite cruche ne laisse à per­sonne le soin de l’é­pous­se­ter ; aucune autre main que la sienne n’y touche.

Cette cruche de grès contient, au dire de maître Pierre, un grand secret.

Lequel ? Nul ne le sait.

***

Lecture pour la jeunesse - orage sur les champsEn ce soir de juillet, des pay­sans vont et viennent d’un air acca­blé sur les che­mins des champs ; ils se regardent quand ils se ren­contrent et n’ont qu’un mot à se dire :

« Tout est perdu ! »

Oui, tout est per­du. Il a grêlé.

En fin d’a­près-midi, après des heures suf­fo­cantes, l’o­rage a écla­té, le ciel s’est nappe d’un nuage cui­vré, et la grêle, ce ter­rible fléau, est tombée.

Elle est tom­bée bru­ta­le­ment, frap­pant sans pitié les pauvres plantes alan­guies. Main­te­nant les 

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Bernard, Jean

Sainte Jeanne d’Arc

Sur le rem­part qui s’a­van­çait en bor­dure de la Loire jus­qu’aux avant-postes enne­mis, Loïs, tapi der­rière un cré­neau, regar­dait son­geur l’énorme pont défen­du par le fort des Tou­relles, la plus redou­table bas­tille des Anglais.

Était-ce là que, demain, s’af­fron­te­raient hommes d’armes et archers pour libé­rer la ville d’Or­léans dont les Anglais occu­paient les forts extérieurs ?

Histoire des saints pour les enfants - Sainte Jeanne d'ArcSou­dain, Loïs tres­saillit. Toute menue sous son armure de guerre, une ombre se dres­sait non loin de lui sur les cré­neaux, insou­cieuse des flèches anglaises.

La jeune fille était seule, et Loïs, qui l’au­rait recon­nue entre mille, la regar­dait s’ap­pro­cher en rete­nant son souffle. Tout à coup, il l’en­ten­dit sou­pi­rer tout haut tan­dis que ses yeux se rem­plis­saient de larmes :

« Las ! las ! mon doux Sei­gneur, fau­dra-t-il donc ici com­battre et ver­ser le sang chré­tien ? Ces hommes n’en­ten­dront-ils donc pas votre voix ? Ah ! si je pou­vais trou­ver mes­sa­ger capable de tou­cher leur cœur !

— J’i­rai, moi, si vous voulez… »

Sor­tant brus­que­ment de sa cachette, l’en­fant venait de mettre un genou en terre devant Jeanne d’Arc, la jeune Lorraine.

« Toi, petit ? Mais

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Jourdan, Juliette

Il était une fois… Comme dans un conte… une petite prin­cesse belle comme le jour… blonde comme les blés… bonne comme le pain… et tout… et tout…

Histoire pour les momes à imprimer - Les oeufs de Pâques -Vieille femme et ses poulesElle s’ap­pe­lait Alinda.

Ce matin-là, elle s’en reve­nait de chez Catiche, l’an­cienne gar­dienne d’oies du château.

Il faut vous dire que cette Catiche avait une mau­vaise répu­ta­tion… on la disait sorcière.

Comme elle était laide et bos­sue depuis son jeune âge, les gens se moquaient d’elle et, pour se ven­ger, elle leur disait :

« Je vais vous jeter un sort… Pre­nez garde ! vos bêtes seront malades, l’eau de vos puits vous don­ne­ra la colique… »

Et comme on a tou­jours des ennuis dans la vie avec les bêtes, et quel­que­fois mal au ventre, les vil­la­geois gémis­saient : « Ça y est » et finis­saient par la croire, et elle aussi…

Mais Alin­da était tel­le­ment bonne qu’elle ne s’oc­cu­pait pas de cela et visi­tait la vieille Catiche, tou­jours aus­si laide et main­te­nant presque impotente.

***

Qu’il fai­sait beau ce matin du Same­di-Saint. L’air était léger, le soleil inon­dait la cam­pagne ; on res­pi­rait, on vivait, on avait envie de s’envoler.

A son départ de la chau­mière, la vieille avait don­né trois œufs de Pâques à la jeune fille :

« Le blanc est l’œuf de Blan­chette : quand vous l’au­rez gobé, demoi­selle, vous serez heu­reuse… Le jaune, qu’a pon­du Jau­nette, vous appor­te­ra la for­tune ; et le coco tout rosé de ma pou­lette noire vous don­ne­ra un mari. »

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Amédée

KT - Cloches de PâquesBing ! Bang ! Ding ! Dong ! Alléluia !

Aube de Pâques, matin joyeux ! Fran­çoise s’é­veille vite, vite. Elle est en vacances chez grand-mère, et n’a nulle envie de traî­ner au lit comme les jours où on l’ap­pelle pour l’école.

Bing ! Bang ! Ding ! Dong !…

Déjà les cloches ont ralen­ti. Fran­çoise en hâte fait sa toi­lette. Comme il fait beau ! Comme il fait gai !

La petite fille en gam­ba­dant court vers le vieux clocher.

Trop tard, hélas ! le vieux Xavier s’en va. L’oncle Xavier, le vieux son­neur, c’est le par­rain de Fran­çoise, et c’est le frère de grand-mère.

« Joyeuses Pâques ! crie la fillette, en sau­tant au cou du son­neur. Joyeuses Pâques, oncle Xavier. Vous m’a­vez réveillée en joie. Mais c’est dom­mage, j’ar­rive trop tard,

— Tu me ver­ras pour la grand-messe. Il est très tôt, tu as bien le temps.

— Oncle Xavier, vous ne vou­lez pas me lais­ser mon­ter dans le vieux clo­cher ? Je vou­drais voir les belles cloches. »

Récit pour le Caté - Clocher du village au printempsOncle Xavier hésite un brin, mais il ne sait rien refu­ser à sa filleule.

« Fais bien atten­tion, petite, sois prudente. »

Puis, il sou­rit dans sa barbe. C’est tout son amour, ce clo­cher, et cela lui fait grand plai­sir que sa Fran­cette par­tage cet amour.

L’air est ébran­lé encore par les vibra­tions des cloches, et Fran­çoise, en ten­dant l’o­reille, croit sai­sir ce qu’elles murmurent :

« Bon­jour, petite ! Te voi­là reve­nue, loin de la ville, Bon­jour Fran­cette ! C’est la Fan­chon, la Fran­ci­nette, c’est la Fran­çoise que nous aimons. »

Les cloches emploient tous les doux noms que lui donne sa grand-mère quand elle la tient sur ses genoux.

« Vous me connais­sez ? dit Fran­çoise. Et com­ment savez-vous mon nom ?

— Nous, les pre­mières, l’a­vons su. Qui donc a son­né gaie­ment le carillon de ton bap­tême ? L’oncle Xavier tirait la corde, avec ton grand