Huitième station Des femmes compatissantes, c’étaient sans doute des mères, voyant la cruauté des bourreaux envers Jésus, s’abandonnent à leur sensibilité et semblent demander grâce pour lui. Mais qu’entends-je ? Jésus ne veut pas être consolé, c’est par ses souffrances qu’il opère mon salut, et il a un tel désir de m’ouvrir…
Et maintenant une histoire ! Posts
Catherine naquit à Sienne, dans l’Italie centrale, le 25 mars 1347, la vingt-quatrième de vingt-cinq enfants. À 7 ans, elle fit le vœu de virginité. À 12 ans, on voulut la marier, mais sur le conseil de son confesseur, elle coupa sa belle chevelure et se couvrit la tête d’un voile blanc. Ses parents la persécutèrent à cause de sa dévotion jusqu’au jour où son père la trouva en train de prier, avec une colombe planant au-dessus de sa tête. À 16 ans, Catherine put entrer chez les Sœurs de la Pénitence et dès lors fut libre de se consacrer entièrement à Jésus par la prière, la mortification, le silence, l’exercice de la charité. Elle entra dans une période de luttes violentes contre le démon, période aussi d’extases, de visions, de dialogues avec Jésus. Sur l’ordre du Maître, elle partit en missionnaire à travers le monde, escortée de toute une suite d’hommes et de femmes, de religieux et de laïques. C’est ainsi qu’elle pacifia la ville de Sienne, sa petite patrie, et qu’elle reconduisit à Rome le Pape volontairement exilé à Avignon depuis plus de soixante-dix ans. En 1375, Catherine avait reçu sur son corps les stigmates du Christ. Elle mourut le 29 avril 1380, en déclarant qu’elle donnait sa vie pour l’Église. Dieu avait permis que sa fidèle servante fût affreusement tourmentée par le démon et dans son corps et dans son âme. De hideux fantômes envahissaient parfois sa cellule, s’efforçant de souiller la pureté de ses yeux et de ses oreilles. Un jour, après des tentations particulièrement violentes, Jésus apparut à Catherine éplorée : « Ah ! Seigneur, lui dit-elle, où étiez-vous quand ma pensée était poursuivie par ces ignobles images ? — J’étais dans ton cœur, ma fille, répondit le divin Maître, et j’étais ravi de la fidélité que tu me gardais pendant ce douloureux combat. »
Septième station Tomber dans le péché est un grand mal ; y retomber est un bien plus grand mal encore. N’ai-je menti, n’ai-je désobéi qu’une fois ? Hélas ! peut-être ai-je menti, ai-je désobéi plusieurs fois par jour. C’est pour expier mes nombreux péchés de paresse, de gourmandise, d’impatience et de murmure que Jésus…
Sixième station A quel état lamentable est réduit mon Sauveur ! qu’il est digne de compassion ! La sueur et le sang ruissèlent de son visage adorable. C’est alors que Véronique le voyant passer devant sa maison, cède à l’élan de son cœur, perce la foule, s’agenouille et applique respectueusement l’heureux voile…
Cinquième station Épuisé de fatigues, accablé par les mauvais traitements, Jésus est près de succomber. Ses amis et ses disciples l’ont lâchement abandonné. Qui viendra à son aide ? Un étranger, un inconnu. Ne me semble-t-il pas que j’aurais voulu être à la place du Cyrénéen, et que j’aurais été bien…
Quatrième station Une horrible clameur apprend à Marie que son divin Fils est condamné à mort… que déjà on le traîne au supplice. Son cœur n’y tient pas, elle vole à sa rencontre. Bourreaux, respect à une mère ! contenez votre fureur, écartez-vous ! Voilà Jésus et sa Mère en présence l’un…




