La boite de vermeil

Auteur : Daniel-Rops | Ouvrage : Légende dorée de mes filleuls .

Des coups vio­lents contre la porte. Des hommes armés qui crient d’une voix furieuse : « Ouvrez ! ouvrez tout de suite ! » Est-on reve­nu au temps des ori­gines du Chris­tia­nisme, à l’époque des Per­sé­cu­tions, lorsque les gardes des empe­reurs romains fai­saient la chasse aux bap­ti­sés ? Non. On est en France, en l’année 1793, c’est-à-dire au plein de la tra­gique période de la Révo­lu­tion. Il y a plus de trois ans qu’à Paris le peuple révol­té s’est empa­ré de la Bas­tille, et cer­tains disent qu’une nou­velle époque de l’histoire a com­men­cé ce jour-là. Il y a quelques mois que, dans la dou­leur ou la stu­peur de la nation, le roi Louis XVI a gra­vi les marches de la guillo­tine et que le bour­reau a mon­tré à la foule sa tête ruis­se­lante de sang.

Histoire : soldats révolutionnaires arrêtant un prêtre
Des hommes armés qui crient d’une voix furieuse : « Ouvrez ! ouvrez tout de suite. »

— Ouvrez ! ouvrez donc ou nous enfon­çons la porte ! Dans com­bien de villes de France, jusque dans les plus petits vil­lages, de telles scènes ne se repro­duisent-elles pas ? Com­bien de familles sont ain­si réveillées en sur­saut, et com­bien se retrou­ve­ront, une heure plus tard, père, mère, grands-parents, enfants, ser­vi­teurs, entas­sés dans la cel­lule d’une pri­son, atten­dant de com­pa­raître devant le Tri­bu­nal révo­lu­tion­naire qui les juge­ra et qui, peut-être,très sou­vent, trop sou­vent même, condam­ne­ra maints des membres à mon­ter, eux aus­si, les degrés de la sinistre machine qu’a inven­tée le doc­teur Guillo­tin ?

Quels crimes ont-ils com­mis ? Que leur reproche-t-on ? Bien sou­vent celui-ci : d’avoir caché des prêtres. C’est que, depuis deux ans, la Révo­lu­tion fait la chasse au cler­gé. Pour­quoi ? Parce que ses chefs ont la haine du Chris­tia­nisme et veulent l’arracher du sol de la vieille France. Dans maints endroits, des équipes de furieux se sont ruées sur les églises les plus véné­rables, les cathé­drales les plus magni­fiques, ont bri­sé les têtes des sta­tues, par­fois même entre­pris de démo­lir pierre par pierre les nefs. Les prêtres sont tra­qués, ou plu­tôt sont tra­qués tous ceux d’entre eux qui ont refu­sé de prê­ter ser­ment au gou­ver­ne­ment sacri­lège, ce que le Saint Père le Pape a défen­du. Com­ment vivent-ils donc, ces mal­heu­reux que toute la police pour­chasse ? En se ter­rant, en se cachant sans cesse. Le pas­se­port qu’il faut désor­mais pour voya­ger en France, ils ne l’ont pas. Aucun moyen pour eux de gagner leur vie. Seule peut les sau­ver la cha­ri­té cou­ra­geuse de quelques familles catho­liques accep­tant de les abri­ter en secret, mais, pour ces chré­tiens, c’est, s’ils sont pris, la pri­son, le pro­cès, la mort presque à coup sûr : abri­ter un prêtre « réfrac­taire » est un crime aux yeux de la loi.

Tout cela, d’innombrables enfants catho­liques de France le savent. Il n’est famille chré­tienne où les gar­çons et les filles n’aient enten­du par­ler de ces évé­ne­ments tra­giques, et des dan­gers qu’eux aus­si peuvent cou­rir.

Dans leurs jeunes âmes, l’héroïsme des enfants sublimes des pre­miers siècles de l’Église est reve­nu. Innom­brables aus­si sont, par­mi eux, ceux qui sont réso­lus à tout bra­ver, à expo­ser leur vie pour demeu­rer fidèles à la foi de leur bap­tême. Des enfants, qui n’étaient pas des saints, des enfants comme tous les autres, ont, au cours de cette dou­lou­reuse période qu’on appelle la Ter­reur, été les dignes des­cen­dants des Mar­tyrs. Ima­gi­nons deux d’entre eux ; regar­dons les faire : leur exemple ne sera point per­du.

* * *

— Ouvrez, ouvrez tout de suite !…

Les cris et les coups ont réveillé Jacques et Jeanne, dans les deux petites chambres voi­sines qu’ils occupent, au second étage de la mai­son pater­nelle. L’un et l’autre ont cou­ru à la fenêtre, ont jeté un coup d’œil dans la rue et, immé­dia­te­ment, ils ont com­pris. Ils ont recon­nu les bon­nets rouges, les longs pan­ta­lons tom­bant sur les galoches, les piques et les fusils. Et ils savent, sans qu’on ait besoin de le leur expli­quer, pour­quoi tous ces hommes sont là.

La porte de com­mu­ni­ca­tion s’ouvre entre les deux chambres, Jeanne sur­git, sai­sit son frère par le bras.

— Tu as enten­du ? Tu les as vus ?

— Oui, qu’allons-nous faire ? Si nous mon­tions sur le toit ? Ils ne nous trou­ve­raient pas.

— Jacques ! tu veux te sau­ver ?… Tu ne penses pas au Père ? Il n’a peut-être pas enten­du, lui. Il va être pris. C’est lui cer­tai­ne­ment qu’on recherche.

— Oui, tu as rai­son. Il faut le pré­ve­nir.

— Et papa, et maman, et grand père ?…

Mais Jacques, main­te­nant, est déci­dé :

— Il faut aller pré­ve­nir le Père. C’est plus impor­tant.

Depuis plus de six mois, il est caché là, dans la petite pièce man­sar­dée que le haut toit dis­si­mule. Jamais il n’est sor­ti ni dans la rue ni dans le jar­din. Per­sonne n’a pu le voir. Qui donc a su sa pré­sence ? Ces gens-là ont vrai­ment des mou­chards par­tout ! Et, depuis six mois, le Père a célé­bré, chaque matin, sa messe, tout sim­ple­ment sur une table, dans une salle écar­tée. Il a consa­cré les hos­ties, comme s’il avait été à l’autel de son église, et toute la famille a, mal­gré les défenses offi­cielles, conti­nué à rece­voir régu­liè­re­ment la sainte com­mu­nion.

Par le gre­nier, les deux enfants courent à la petite chambre : ils le connaissent si bien ! C’est leur ter­rain de jeu pré­fé­ré. Qui donc mieux qu’eux pour­rait se fau­fi­ler par­mi l’entassement des meubles démo­lis, des chaises boi­teuses, des vieilles malles, des cou­ver­tures et tapis­se­ries empous­sié­rées ? Avant que les sol­dats aient fouillé la mai­son, ils seront arri­vés…

Le Père a enten­du, lui aus­si, les coups contre la porte et les grands cris furieux. Lui aus­si, il a com­pris. Il est debout, calme, un peu plus pâle que de cou­tume.

— Il faut se sau­ver, Père, vite ! vite ! nous connais­sons les cachettes. Il y a un trou, dans le mur du gre­nier, par lequel on peut pas­ser dans la mai­son voi­sine…

Mais le prêtre, dou­ce­ment, fait non de la main.

— Vos parents sont main­te­nant arrê­tés, à cause de moi. Je n’ai pas le droit de me sau­ver, moi, en les aban­don­nant. Je vais des­cendre. Je dirai aux « Bleus » que je suis seul res­pon­sable… Mais écou­tez, Jacques et Jeanne : il y a ici une chose à sau­ver qui est plus pré­cieuse que ma per­sonne. Voi­ci…

L'eucharistie sauvée par deux enfants durant la RévolutionDans le tiroir de la table, il prend une boîte de ver­meil, en sou­lève le cou­vercle. Pen­chés, atten­tifs, les deux enfants regardent : ils ont recon­nu. Les hos­ties consa­crées ! l’Eucharistie.

— Le corps de Notre-Sei­gneur est là, mes petits. C’est à vous que je le confie.

Il leur tend la boîte pré­cieuse et, d’une voix grave, mais impé­rieuse, il com­mande :

— Au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit, je vous l’ordonne : vous allez faire tout votre pos­sible pour vous enfuir, pour échap­per aux sol­dats. Vous empor­te­rez sur vous, — toi, Jacques, là, sur ta poi­trine, — la Sainte Eucha­ris­tie, et vous en pren­drez soin. Vous trou­ve­rez un autre prêtre, — le Bon Dieu vous gui­de­ra, — et quand vous le pour­rez, vous lui remet­trez cette boîte sacrée. Allez main­te­nant ; il ne faut pas tar­der. Sau­vez-vous par le trou du gre­nier !

* * *

Ce que va être leur vie, main­te­nant, vous le repré­sen­tez-vous ? Par le trou du gre­nier, ils ont réus­si à fuir. Tous les leurs ont été arrê­tés. La chère vieille mai­son fami­liale a été occu­pée par un des révo­lu­tion­naires, un des « sans culottes » comme on dit, et ils ne peuvent même pas y retour­ner prendre le moindre objet. Des amis cha­ri­tables les ont recueillis, mais même à leurs bien­fai­teurs, ils n’ont pas confié leur grand secret. La boîte, la boîte sacrée, ils ne la quittent pas, la glis­sant dans une cachette, sous une poutre de leurs nou­velles chambres, la regardent sou­vent avec émo­tion.

Et, c’est mer­veilleux, comme ce secret, cette boîte, ces petits disques blancs qui y reposent, peuvent tenir de la place dans leur vie ! Avant, avant tous ces évé­ne­ments, qu’étaient-ils, Jacques et Jeanne ? Rien de plus que des enfants comme tous les autres, avec leurs défauts, leurs déso­béis­sances, leurs dis­putes et colères. Mais, depuis qu’ils ont reçu le dépôt sacré, ils sont dif­fé­rents. On dirait que la boîte de ver­meil les trans­forme. Aucune dis­cus­sion entre eux, aucune mau­vaise humeur ! Chaque soir, quand ils ont soi­gneu­se­ment refer­mé les portes, ils la sortent de son trou, la placent devant eux, et, à genoux, prient. Le Christ est là, vivant dans l’Eucharistie, et, c’est à eux, simples enfants, qu’il a été confié ! Leurs jeunes âmes en sont bou­le­ver­sées.

Un jour, le bruit court en ville que, une fois de plus, le bour­reau va avoir du tra­vail. La guillo­tine, qui est dres­sée en per­ma­nence sur la Grande Place, va fonc­tion­ner. Et, dans la famille ami­cale qui les abrite, qu’entendent-ils dire ? Le Père va être une des vic­times de l’échafaud.

— J’irai, dit Jacques, à voix basse, dès qu’il a pu prendre sa sœur à l’écart.

La petite fille se bouche les yeux. C’est hor­rible ! Aller assis­ter à cela… Elle, elle s’évanouirait.

— Si, Jeanne, j’irai. Il faut que le Père me voie, qu’il com­prenne que nous avons pu nous sau­ver et que la boîte de ver­meil est en sûre­té…

Pour les jeunes : Prêtre guillotiné à la Révolution française

Ain­si fait-il. Dans la foule, il est là, une foule plus inquiète qu’hostile, où il y a sur­tout des badauds que le san­glant spec­tacle attire. Le jeune gar­çon s’est glis­sé au pre­mier rang. Sur sa poi­trine, il sent la boîte. Rou­le­ment de la char­rette : quelques ordres ; le Père des­cend. Com­ment a-t-il pu faire ? Il a revê­tu ses vête­ments litur­giques, la cha­suble de la messe : qui a bien pu les lui pro­cu­rer ? Ain­si sa mort sera-t-elle une messe suprême, le der­nier sacri­fice qu’il offri­ra au Sei­gneur, pour s’unir à celui de la Croix. Son visage pâle est calme. Durant le court moment où il tra­verse la place, il fait rapi­de­ment du regard le tour de l’assistance…

Le petit Jacques, alors, lui adresse un signe de la tête, puis, tirant à demi la boîte de sa veste, il en fait briller le métal… Un sou­rire passe sur les traits du condam­né qui, aus­si­tôt, se détourne, et, d’un pas ferme, gra­vit les quatre marches de l’échafaud.

* * *

Ain­si les mois ont pas­sé. Jacques et Jeanne ont gar­dé leur secret. De leurs parents ils ont eu des nou­velles ; ils sont en pri­son, mais n’ont pas été exé­cu­tés. Le Père, au pro­cès, a décla­ré qu’il était seul cou­pable, qu’il avait caché à ses hôtes sa qua­li­té de prêtre, si bien qu’il les a sau­vés. Mais la Ter­reur dure tou­jours et les per­qui­si­tions conti­nuent.

Un jour, c’est à l’école que les révo­lu­tion­naires arrivent, les délé­gués du Comi­té de Sur­veillance, cein­tu­rés de tri­co­lore. Les maîtres n’ont-ils pas l’habitude de faire réci­ter les prières du matin et du soir ? Ne sont-ils pas cou­pables de main­te­nir dans ces jeunes esprits les super­sti­tions reli­gieuses ? L’un après l’autre les éco­liers sont inter­ro­gés.

— Ne men­tez pas ! Dites toute la véri­té ! Est-ce que vos maîtres vous parlent sou­vent de la Répu­blique ?

— Oui. Ils disent que la Répu­blique est la plus belle chose que l’on ait en France.

— Vos maîtres vous font-ils faire vos prières à l’école ?

— Nous savons tous les faire tout seuls, quand nous le vou­lons !

De ces gar­çons, de ces filles de douze à qua­torze ans, les enquê­teurs n’ont rien pu tirer.

Mais Jacques et Jeanne ont tou­jours le même sou­ci. La boîte, la boîte de ver­meil ! L’ordre suprême du Père reten­tit sans cesse à leurs oreilles : ils doivent retrou­ver un prêtre et lui remettre le dépôt. Com­ment faire ? Ils ont eu beau essayer de se ren­sei­gner, ten­ter de poser des ques­tions qu’ils croyaient habiles : ils n’ont pas pu décou­vrir l’adresse où quelque prêtre se cache­rait. Ont-ils donc tous fui la terre de France ? Sont-ils tous morts ? Jacques et Jeanne ont le cœur plein d’inquiétude. Ils ont bien sau­vé le tré­sor sacré mais ils n’ont pas pu le remettre à celui qui en serait digne.

Par­fois, il leur arrive d’aller jusqu’à l’église, comme s’ils avaient l’espoir absurde qu’un prêtre s’y trou­ve­rait encore. Absurde, en effet ! Car la nef est nue main­te­nant, la porte ouverte à tous les vents. De ci, de là, on a dépo­sé des colis, une char­rette cas­sée, des objets indis­cer­nables, comme dans le vieux gre­nier. Pour­tant ils aiment à s’y retrou­ver, à y prier, comme si, sous les voûtes véné­rables où tant de prières, au cours des siècles, ont été pro­non­cées, le Sei­gneur demeu­rait encore, mys­té­rieuse Pré­sence.

Un soir, ils sont là, le frère et la sœur, cachés der­rière un pilier. L’église est entiè­re­ment vide, et l’ombre s’y épais­sit dans le silence. Au fond de leur détresse, une fois de plus, les deux enfants répètent la sup­pli­ca­tion qu’ils ont bien sou­vent adres­sée à Dieu : qu’il per­mette de retrou­ver un prêtre, qu’ils puissent ache­ver d’accomplir leur mis­sion ! Mais que se passe-t-il ? Dans la pénombre quelle est cette forme ? Dans le calme de la grande nef, quel est ce mur­mure à peine dis­tinct ? Sor­tant de leur trou d’ombre, Jacques et Jeanne s’avancent à pas lents. Devant le Maître-Autel, on dirait… Oui, oui, à n’en pas dou­ter. Un prêtre ! Il s’est d’abord age­nouillé et a prié, cour­bé. Puis il s’est rele­vé, a gra­vi les marches…

On dirait que sa voix va reten­tir dans le silence pour pro­non­cer les paroles saintes, les mots que Jacques a bien sou­vent enten­dus quand il ser­vait la messe du Père : « Introï­bo ad altare Dei… »

Les deux enfants sont arri­vés près de la bar­rière de bois qui sépare le chœur de la nef. D’instinct, ils se sont age­nouillés. Par les vitraux, les der­nières clar­tés du jour tombent sur l’autel, mais si faibles, si obs­cur­cies par les verres blancs et rouges, que c’est à peine si la forme mys­té­rieuse est visible. À leurs oreilles le mur­mure se fait plus dis­tinct : l’inconnu prie ; l’inconnu célèbre la messe, Messe du soir, Messe de la soli­tude…

Miracle de l'eucharistie durant la Révolution

Au moment où il se retourne, les bras écar­tés, dans l’imploration, Jacques sort, de sa poi­trine, la boîte de ver­meil et, main dres­sée, la tend. Et l’inconnu com­prend ! Et l’inconnu devine le sens de ce geste ! Il approche… Il ne porte pas de vête­ments litur­giques, comme il est de cou­tume, mais une sorte de longue robe de laine blanche, qui tombe jusque sur ses pieds. Dans la pénombre, les deux enfants dis­tinguent à peine ses traits : ils voient tout juste deux yeux très brillants qui les regardent avec une bon­té extrême, et une barbe qui pro­longe le visage. Le cœur leur bat à grands coups dans la poi­trine… L’inconnu tend les deux mains vers la boîte, et il semble aux deux petits que ces mains portent des traces san­glantes, comme de larges plaies aux poi­gnets.

Main­te­nant, il a pris la boîte de ver­meil. Que fait-il ? Il l’a ouverte. Entre ses doigts un petit disque blanc luit vague­ment dans l’ombre. Sa voix arrive aux oreilles des deux enfants : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang… » Et, avant qu’ils aient le temps de com­prendre ce qui leur arrive, l’hostie est posée entre leurs lèvres.

Bou­le­ver­sés, effon­drés sur les dalles humides de l’église, ils demeurent là… com­bien de temps ? Plus de bruit aucun. Plus de mur­mure. Ils relèvent la tête. Ils sont seuls dans la nef immense. À l’autel, il n’y a plus per­sonne. Quand ils se retrouvent dehors, ils osent à peine se deman­der l’un à l’autre s’ils ont rêvé, et ce que signi­fie cette étrange aven­ture. Car, au fond de leur cœur, ils le savent : Celui à qui appar­te­nait tout d’abord le dépôt sacré, Celui dont le corps avait été sous leur sau­ve­garde, n’était-ce pas Lui qui était venu rece­voir de leurs mains la boîte de ver­meil ?…

— Nous n’en par­le­rons à per­sonne, dit Jacques.

En silence, de la tête, Jeanne fit un signe : des larmes de bon­heur cou­laient jusqu’à son men­ton.

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