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Travaux manuels : église à monter


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Source : Agence Eureka
L'avalanche
Eucharistie.
Onze gars du village de Rivouard, blotti au fond de la vallée, sont partis avec leur vicaire par une belle soirée de décembre pour escalader la Roche Brune. C'est la courte ascension classique
Saint Guénolé, la légende de l'Ile de Sein
Saint Guénolé était en charge de l'Ile de Sein qui s'appelait à l'époque Insula Seidhun. Il protégeait les habitants qui se laissaient influencer encore trop facilement aux injonctions
La sainte communion
Chapitre XXI
 

C’est demain l’Ordination, après-demain la première Messe d’Yvon et la première Communion de petit Pierre. Le grand cousin est en retraite depuis huit jours, et le benjamin
Système « D » pour goal non confirmé
Confirmation
 

« Voulez-vous m'annoncer à Monseigneur... s'il vous plaît, » ajouta après coup Basile.

Le secrétaire de Monseigneur demeura un instant muet de stupéfaction
Chrétiens de Chine
« Hé ! Gamin, d'où viens-tu ? demande un chef de la police à un garçon de 11 ans qui sort de la maison des Sœurs.

— Je viens d'aller apprendre mon catéchisme.

 



 

— Ton catéchisme
Salsa
Premier commandement
A l'ombre des monts Atlas, juste à l'endroit où ils se rencontrent avec les flots bleus, Salsa naquit. Certes, l'événement passa bien inaperçu dans la grande ville ; la tribu berbère elle-même
Auteur : Theuriet, André | Ouvrage : Autres textes .

Les trois rois mages, Bal­tha­zar, Mel­chior et Gas­pard, por­tant l’or, l’encens et la myrrhe, étaient par­tis à la recherche de l’Enfant Jésus, mais comme ils ne connais­saient pas bien le che­min de Beth­léem, ils s’étaient éga­rés en route et, après avoir tra­ver­sé une forêt pro­fonde, ils arri­vèrent à la nuit tom­bante dans un vil­lage du pays de Langres. Ils étaient las, ils avaient les bras cou­pés à force de por­ter les vases conte­nant les par­fums des­ti­nés au fils de Marie et, de plus, ils mou­raient de faim et de soif. Ils frap­pèrent donc à la porte de la pre­mière mai­son du vil­lage, pour y deman­der l’hospitalité.

Conte de l'Epiphanie et des rois magesCette mai­son, ou plu­tôt cette hutte, située presque à la lisière du bois, appar­te­nait à un bûche­ron nom­mé Denis Fleu­riot qui y vivait fort chi­che­ment avec sa femme et ses quatre mar­mots. Elle était bâtie en tor­chis avec une toi­ture de terre et de mousse à tra­vers laquelle l’eau fil­trait les jours de grande pluie.

Les trois rois, van­nés de fatigue, heur­tèrent à la porte, et quand le bûche­ron l’eut ouverte, prièrent qu’on vou­lût bien leur don­ner à sou­per et à cou­cher.

— Hélas ! braves gens, répon­dit Fleu­riot, je n’ai qu’un lit pour moi et un gra­bat pour mes enfants, et quant à sou­per, nous ne pou­vons vous offrir que des pommes de terres cuites à l’eau et du pain de seigle. Néan­moins, entrez, et si vous n’êtes pas trop dif­fi­ciles, on tâche­ra de vous arran­ger.

Auteur : Voirol, Edgar | Ouvrage : Autres textes .

Or, la nuit était venue vio­lette et trou­blante.

Récit de l'adoration de l'EpiphanieSur les pas du sacris­tain, la clef grin­ça et le pêne lourd fit dans la cathé­drale un gron­de­ment de ton­nerre. Le bruit por­té de voûte en voûte, d’ogive en ogive par tous ces gestes croi­sés des arcs, emplit la nef et s’évanouit dans les bas-​côtés en un mur­mure de voix confuses. La lampe d’autel, balan­cée len­te­ment sur son fil, trem­blait sa flamme rouge et paille­tait de clar­tés fugi­tives, le cuivre des can­dé­labres et le bois poli des stalles.

Dans la rue, quelques fenêtres roses où passent des ombres der­rière les rideaux, un chat noir.

Onze heures a son­né sur la ville assou­pie. Il fait sombre dans l’église et les vitraux ternes dans leur den­telle de pierre semblent des jeux de patience.

Et voi­là, qu’en ce soir des Rois, ils s’irradient, comme si un soleil mer­veilleux les péné­trait, les vivi­fiait ; ils éblouissent, ils aveuglent. Leurs tons cha­toyants ont des nuances exquises, les étoffes sont opu­lentes et dra­pées à grands plis, les visages trans­pa­rents, les yeux exta­tiques.

Auteur : Labbé, Paul | Ouvrage : Autres textes .

On a cou­tume, la veille de Noël au soir, en cer­taines régions du Lieu­vin, de jouer aux dés force vic­tuailles dans les caba­rets de cam­pagne. C’est une tra­di­tion locale que le der­nier siècle a pieu­se­ment recueillie de ses devan­ciers.

Veillée Noël en Normandie - avant la messe de minuitRien de plus curieux que la phy­sio­no­mie de ces cafés pen­dant la nuit du réveillon. Dans la salle étroite, dont une table de marbre occupe le centre, monte un brouillard char­gé de la fumée des pipes. Des habi­tués entourent le poêle de fonte ver­nis­sée. Plus loin, des consom­ma­teurs sont assis devant une tasse de café « aux trois cou­leurs » qui attend le qua­trième petit verre. Mais le gros du public est debout, fré­mis­sant, les yeux dila­tés, les narines ouvertes, autour du car­ré cen­tral où gisent, dans un abso­lu désordre, pou­lets, din­dons, oies, canards et lapins des­ti­nés à l’heureux gagnant de chaque par­tie.

Les Nor­mands passent à bon droit pour bien tenir à table. Ils se com­plaisent au récit des agapes fabu­leuses, pro­fessent un noble res­pect pour les gros man­geurs et se pas­sionnent à ce jeu qui leur per­met de gagner pour quelques sous un rôti très confor­table.

* * *

Bien qu’il fri­sât la cin­quan­taine, Pla­cide Grim­part avait échap­pé jusque-​là aux ten­ta­tions gour­mandes de la nuit de Noël. Ce n’est pas qu’il bou­dât devant la bonne chère et se fît scru­pule de l’arroser copieu­se­ment, mais, méfiant à l’excès, il n’ouvrait qu’à bon escient sa bourse verte à cour­roie de cuir et ne pou­vait se déci­der à ris­quer son enjeu dans la par­tie endia­blée.

Grim­part esti­mait son curé mais n’avait d’autre culte que celui de la pièce de cent sous. Il lais­sait d’ordinaire sa femme aller seule à la messe de minuit, n’ayant aucun goût pour les occu­pa­tions noc­turnes dont le béné­fice ne doit être per­çu que dans l’autre monde…

Pen­dant qu’Héloïse fai­sait ses dévo­tions, il som­no­lait dou­ce­ment au coin du feu, écha­fau­dant d’hypothétiques tran­sac­tions, rêvant de petits pla­ce­ments ou de gros héri­tages. À quoi bon fran­chir la demi-​lieue qui sépa­rait sa mai­son de l’église et pas­ser un bout de nuit pour le plai­sir d’assister à un office aux chan­delles ? Comme vous voyez, Grim­part confi­nait à l’impiété, ce qui affli­geait la brave Héloïse.

Impie, non. Plu­tôt indif­fé­rent – mais d’une indif­fé­rence qui allait crois­sant avec les années.

Sa femme lui disait quel­que­fois :

— Pla­cide, t’es dans le tra­vers, faut son­ger à ton salut et faire l’premier pas. Veux-​tu que j’en dise un mot à m’sieur l’curé ?

Il ne répon­dait rien et ne se pres­sait guère. Il son­geait qu’il était bien tôt pour cau­ser de tout cela et qu’il n’est pas besoin de tant de temps pour « mettre ses affaires en règle » avant de par­tir pour le grand voyage.

Ce soir-​là pour­tant il se lais­sa convaincre.

Auteur : Duval-Thibault, Anna | Ouvrage : Autres textes .

C’était la veille de Noël.

Fête de Noel, animation des ruesMal­gré les gros flo­cons de neige qui vol­ti­geaient dans les airs et tom­baient sur le sol, qu’ils recou­vraient d’un blanc et froid tapis tou­jours gros­sis­sant, les rues étaient pleines de pas­sants affai­rés qui allaient et venaient dans tous les sens en se croi­sant et se bous­cu­lant.

Par­mi cette foule pres­sée et bruyante, on aurait pu remar­quer un jeune enfant, mer­veilleu­se­ment beau, mais pau­vre­ment vêtu, qui errait de rue en rue, et s’arrêtait, de temps en temps, pour frap­per à quelque porte, appa­rem­ment dans le but de deman­der l’aumône.

Ce n’était autre que l’enfant Jésus qui, s’ennuyant dans sa crèche soli­taire à l’église, était sor­ti pour voir de plus près quelques-​uns des enfants qu’il aimait tant.

Mais, comme il veut être aimé pour lui-​même et non pour ses dons, il avait jugé à pro­pos de se dégui­ser en petit men­diant afin de ne pas être recon­nu.

À peine sor­ti de l’église il avait été atti­ré vers une des mai­sons voi­sines par le bruit joyeux qui s’en échap­pait : c’était comme un concert de voix et de rires enfan­tins.

– Il y en a là, des petits enfants ; allons les voir, pensa-​t-​il.

Il gra­vit les degrés du per­ron et son­na à la porte de cette mai­son qui était fort belle et devait appar­te­nir à des gens riches.

Une ser­vante vint lui ouvrir et fit d’abord la moue en voyant qu’elle s’était déran­gée pour un simple petit men­diant ; mais Jésus leva vers elle un regard si doux qu’elle se sen­tit prise sou­dai­ne­ment de pitié.

– Attends un peu, lui dit-​elle, avec dou­ceur.

| Ouvrage : Autres textes .

La cam­pagne était toute de neige autour du bourg de Beth­léem, et les cubes blancs des mai­sons pre­naient des teintes lai­teuses par­mi cette sur­na­tu­relle pure­té.

Le ciel bom­bait au-​dessus, comme un grand bocal d’un bleu pâle et trans­lu­cide. Il y avait dans l’air une joie pai­sible comme si des anges venaient d’y pas­ser.

Noel : L'enfant obéissant de BethléemÀ la véri­té, des anges l’avaient tra­ver­sé la nuit pré­cé­dente. Jésus étant né, cette nuit-​là, dans une grotte des envi­rons, ils avaient chan­té, devant un groupe de ber­gers d’abord, au-​dessus de la grotte ensuite, un beau chœur à plu­sieurs voix dont le refrain est demeu­ré célèbre : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix aux hommes de bonne volon­té. »

La nou­velle du miracle s’était répan­due dans les mai­sons du bourg, et cir­cu­lait sous le man­teau, accueillie ici avec joie, là par des haus­se­ments d’épaules.

La fin de la classe du matin venait de lâcher les enfants dans les rues. Sur la pla­cette, autour de la fon­taine, beau­coup s’attardaient à bavar­der, en petits groupes mys­té­rieux et ani­més. La glis­soire en pente lui­sait comme un marbre sombre, délais­sée.

— Bien sûr que c’est vrai ! dit un gamin dont les yeux noirs étin­ce­laient d’enthousiasme. Le père de Lévi doit le savoir, je sup­pose, puisqu’il y était !

— Mon père ne veut pas y croire, répli­qua sans convic­tion un enfant mieux vêtu que les autres. Mon père est savant. Il doit avoir ses rai­sons. Mais j’aimerais mieux que ce soit vrai.

— Tiens ! inter­vint un troi­sième, pour­quoi ne serait-​ce pas vrai ? Ils étaient huit à aller à la grotte cette nuit, et tous racontent la même chose. Ils ont vu un ange, je vous dis, ils ont enten­du le chant, ils ont vu l’Enfant et sa Mère.

— Mon père pré­tend que le Mes­sie sera un Roi, objec­ta un autre. Alors, cet enfant pauvre ?…

— Oui, mais ces anges ? Est-​ce qu’ils viennent chan­ter autour de notre mai­son, quand nous rece­vons un petit frère ou une petite sœur ?