Dixième station Arrêtez cruels bourreaux ! les vêtements de Jésus que vous lui arrachez avec tant de barbarie, ont été tissus par les mains virginales de Marie sa mère ; ils ont guéri les malades par leur seul contact ; ils méritent tous vos respects ! Les bourreaux ne m’écoutent pas, Jésus est brutalement…
Et maintenant une histoire ! Posts
Il naquit au Portugal le 8 mars 1495. Le nom de Jean qu’il reçut au baptême fut complété plus tard, à la suite d’une gracieuse apparition de l’Enfant-Jésus, par celui de Dieu. D’humeur vagabonde, l’enfant quitta la maison paternelle, s’engagea comme berger, puis comme soldat. Expulsé de l’armée continentale après une incartade disciplinaire, il s’offrit à partir pour l’Autriche en vue de guerroyer contre les Turcs. À son retour, il gagna Grenade, où le souvenir de ses fautes, la pensée pénible des expiations sanglantes qu’elles avaient coûtées au Christ de la Passion le pénétrèrent d’un profond mépris pour lui-même. Il s’humilia au point de révéler en public les épisodes peu honorables de son passé d’aventurier. Il simula même la folie, ce qui lui valut d’être enfermé dans un asile d’aliénés. Ce séjour eut pour résultat de le déterminer à vouer sa vie à l’amélioration du sort de ses co-détenus. Il fonda une maison à Grenade. Infatigable, il suffisait à tout : tour à tour cuisinier, apothicaire, infirmier de salle et de garde, il assistait les moribonds, ensevelissait les morts ; chaque jour il parcourait les rues et les places publiques en quête de vivres ou de ressources ; la nuit venue, il se contentait d’un temps de repos dérisoire pris sur une natte étendue par terre. Après avoir créé un institut de charité voué au service des aliénés, des malades et des incurables, il mourut en 1550, à l’âge de 55 ans. Léon XIII l’a déclaré patron des infirmiers et des malades.
Neuvième station Encore une chute du Sauveur ! chute de tristesse et d’accablement, plus douloureuse que les précédentes. En tombant une première et une seconde fois, Jésus avait voulu me prémunir contre le découragement, et me mériter la grâce de pouvoir me relever de l’état du péché. Mais tous les pécheurs mettront-ils…
Huitième station Des femmes compatissantes, c’étaient sans doute des mères, voyant la cruauté des bourreaux envers Jésus, s’abandonnent à leur sensibilité et semblent demander grâce pour lui. Mais qu’entends-je ? Jésus ne veut pas être consolé, c’est par ses souffrances qu’il opère mon salut, et il a un tel désir de m’ouvrir…
Septième station Tomber dans le péché est un grand mal ; y retomber est un bien plus grand mal encore. N’ai-je menti, n’ai-je désobéi qu’une fois ? Hélas ! peut-être ai-je menti, ai-je désobéi plusieurs fois par jour. C’est pour expier mes nombreux péchés de paresse, de gourmandise, d’impatience et de murmure que Jésus…
Sixième station A quel état lamentable est réduit mon Sauveur ! qu’il est digne de compassion ! La sueur et le sang ruissèlent de son visage adorable. C’est alors que Véronique le voyant passer devant sa maison, cède à l’élan de son cœur, perce la foule, s’agenouille et applique respectueusement l’heureux voile…




