Durant tout le carême, nous allons publier tous les vendredi matin deux courtes méditations illustrées pour les enfants sur les stations du Chemin de la Croix. Pour ne pas envahir vos boites mél, nous n’enverrons pas ces méditations par courriel. Bon et saint carême à tous ! — — — — — — — — — — — — — — On commence chaque Station…
Et maintenant une histoire ! Posts
Philippe était originaire de Bethsaïde comme Pierre et André ; il fut l’un des premiers appelés et présenta au Sauveur Nathanaël (que l’on identifie avec Barthélemy). Jésus prit son avis au moment de la multiplication des pains. Dans le discours après la Cène, une interruption venant de lui amena le Maître à déclarer ouvertement sa divinité : « Seigneur, avait dit Philippe, montrez-nous le Père et cela nous suffit ». Et Jésus lui répondit : « Depuis si longtemps que je suis avec vous, est-ce que vous ne me connaissez pas ? Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père. Comment dites-vous : montrez-nous le Père ? Ne croyez-vous pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? » Après la Pentecôte, Philippe alla prêcher l’Évangile chez les Scythes, où il fit de nombreuses conversions. Parvenu à un âge avancé, il fut martyrisé à Hiérapolis vers l’an 80.
Jacques, surnommé le Mineur pour le distinguer du frère de Jean, était fils d’Alphée. Au témoignage de saint Paul, il fut favorisé d’une apparition du Christ ressuscité. Après l’Ascension, les Apôtres le nommèrent évêque de Jérusalem. La tradition atteste sa grande austérité et rapporte qu’à l’âge de 96 ans, il fut précipité du haut du Temple et rendit l’esprit en pardonnant à ses bourreaux. Jacques le Mineur est l’auteur d’une épître qui, dans le Nouveau Testament, fait suite à celles de saint Paul.
« Dis donc, ce qu’on l’a rendu furieux », dit en riant Max à Gilbert. Blottis contre le mur, à droite et à gauche de la porte de l’école, les deux garçons attendent.
Mais celui qu’ils guettent ne vient pas. Assis tout seul dans la salle de classe, la tête sur le pupitre, il pleure à chaudes larmes. Qu’en peut-il, s’il a les cheveux roux ? Le bon Dieu aurait tout aussi bien pu les donner à un autre, par exemple à ces deux qui viennent de se moquer de lui. « Rouquin ! Rouquin ! » l’ont-ils appelé en lui tirant la langue. Et puis, il ont disparu derrière les bancs. Ils savent bien qu’il ne peut souffrir ce sobriquet. Il s’était donné tant de peine pour maîtriser sa colère. Mais quand le sang lui fut monté à la tête il ne s’est plus senti et il s’est vengé. Cela les a rendus d’autant plus méchants. « Rouquin ! Rouquin furieux ! » lui criaient-ils. Alors, à bout de patience, il a saisi la première chose qui lui est tombée sous la main, un livre, et l’a jeté aux deux garçons. Malheur ! Ils ont évité le coup, le gros livre a passé à travers la vitre, et la voilà en mille morceaux !…
Un instant, tous trois se sont regardés, terrifiés. Aucun n’a voulu cela, certainement ! Mais a quelque chose malheur est bon : les deux taquins ont disparu, laissant la paix au Rouquin, probablement à cause de la vitra cassée. — Leur conscience leur dit sans doute que c’est bien leur faute, puisqu’ils ont agacé leur camarade.
Rouquin — son vrai nom est Roger — est encore plus fâché maintenant Assis tout seul sur son banc, il se sent le plus malheureux du monde. C’est toujours lui qu’on chicane, et pourtant il ne fait de mal à personne !
Max et Gilbert, près de la porte de l’école finissent par s’ennuyer. Quand, au bout d’un quart d’heure, Roger part furtivement, il n’y a plus personne.
Oui, Roger s’en va furtivement à la maison comme s’il avait été battu. Et pourtant ce n’est pas le cas ; mais il a honte parce qu’il craint que ses deux méchants camarades surgissent quelque part et lui crient le sobriquet, en face de tout le monde.
Et puis, il y a la vitre ! Il faut la payer, si l’on veut être honnête. « Celui qui casse les verres les
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Au pied des Pyrénées, dans un site beau, mais sévère, le village de Lourdes menait, il y a cent ans, la vie simple, laborieuse, monotone, de tant de villages de par le monde, et rien n’indiquait qu’un jour il deviendrait un des lieux les plus célèbres de la terre. Les bergères y gardaient leurs moutons dans les pâturages ; le Gave solitaire roulait ses eaux vives sur les cailloux ; les gens n’y étaient ni meilleurs ni pires qu’en d’autres pays… Et pourtant, des faits merveilleux allaient s’y dérouler, et l’humanité chrétienne entière tournerait les yeux vers ce pauvre village, et les foules y accourraient, innombrables. Pourquoi ? A cause d’une très humble petite fille, à qui la Sainte Vierge parla…
* * *
Donc, le jeudi 11 février 1858, vers neuf heures et demie du matin, les sœurs Toinette et Bernadette Soubirous, accompagnées de leur inséparable amie Jeannette, sortirent pour aller ramasser du bois mort. Le besoin d’un peu de feu se faisait cruellement sentir dans la misérable maison des Soubirous ! Toinette et Jeannette marchaient d’un bon pas, en riant ; Bernadette suivait, serrant sur ses épaules un petit capuchon de laine qu’une voisine charitable lui avait prêté. Pas bien brillante, Bernadette ! Une fragile enfant de quatorze ans, qui en paraissait dix à peine, visiblement une qui ne mangeait pas à sa faim. De temps en temps, elle toussait, comme chaque hiver, et ce n’était pas sa robe de futaine qui aurait pu la protéger bien du froid. Mais si vous l’aviez rencontrée, cette enfant souffreteuse, si vous aviez regardé son visage à l’ovale parfait, au nez délicat, au front large et pur, surtout si vous aviez croisé son lumineux regard, assurément vous n’auriez pu manquer de vous dire : « Quelle petite fille aimable, et quelle jolie âme elle doit avoir ! »
« Fais comme nous, déchausse-toi et passe le gué ! crient Toinette et Jeannette, avec de grands rires. Paresseuse ! tu nous laisses ramasser seules le bois mort ! »
Pour atteindre le coin de forêt où l’on trouve des branches tombées, il fallait franchir le canal qui, du torrent, menait l’eau vers le moulin et comme sa mère lui avait recommandé de bien faire attention et de ne pas prendre froid, Bernadette ne voulait pas se mouiller les pieds. Elle resta donc dans l’île entre le canal et le gave, seule… Et soudain…
Ce fut pour elle un moment inimaginable, extraordinaire. Que se passa-t-il exactement ? Elle avait l’impression d’être entourée par un vent terrible qui aurait voulu l’emporter, mais en même temps, elle se rendait bien compte que
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