Et maintenant une histoire ! Posts


1 mai 2026Saint Philippe et saint Jacques, Apôtres

Phi­lippe était ori­gi­naire de Beth­saïde comme Pierre et André ; il fut l’un des pre­miers appe­lés et pré­sen­ta au Sau­veur Natha­naël (que l’on iden­ti­fie avec Bar­thé­le­my). Jésus prit son avis au moment de la mul­ti­pli­ca­tion des pains. Dans le dis­cours après la Cène, une inter­rup­tion venant de lui ame­na le Maître à décla­rer ouver­te­ment sa divi­ni­té : « Sei­gneur, avait dit Phi­lippe, mon­trez-nous le Père et cela nous suf­fit ». Et Jésus lui répon­dit : « Depuis si long­temps que je suis avec vous, est-ce que vous ne me connais­sez pas ? Phi­lippe, qui me voit, voit aus­si mon Père. Com­ment dites-vous : mon­trez-nous le Père ? Ne croyez-vous pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? » Après la Pen­te­côte, Phi­lippe alla prê­cher l’É­van­gile chez les Scythes, où il fit de nom­breuses conver­sions. Par­ve­nu à un âge avan­cé, il fut mar­ty­ri­sé à Hié­ra­po­lis vers l’an 80.

Jacques, sur­nom­mé le Mineur pour le dis­tin­guer du frère de Jean, était fils d’Al­phée. Au témoi­gnage de saint Paul, il fut favo­ri­sé d’une appa­ri­tion du Christ res­sus­ci­té. Après l’As­cen­sion, les Apôtres le nom­mèrent évêque de Jéru­sa­lem. La tra­di­tion atteste sa grande aus­té­ri­té et rap­porte qu’à l’âge de 96 ans, il fut pré­ci­pi­té du haut du Temple et ren­dit l’es­prit en par­don­nant à ses bour­reaux. Jacques le Mineur est l’au­teur d’une épître qui, dans le Nou­veau Tes­ta­ment, fait suite à celles de saint Paul.


Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Dardennes, Rose

Dans la salle basse, le vieux fer­mier sou­pire, sa femme pleure, ses enfants n’osent souf­fler mot.

« S’il faut pas­ser Pâques comme ça…

— Chut… Si les « bleus » t’entendaient… »

histoire sainte pour le catéchisme : Paysan VendéeL’ombre de la guillo­tine rap­pelle la pru­dence néces­saire les espions de la Conven­tion sont par­tout, le moindre regret accor­dé au Roi ou à la reli­gion peut mener à la pri­son et à la mort… Les prêtres sont dépor­tés, les églises closes ou pro­fa­nées, les cloches envoyées à la fon­de­rie. Pour la pre­mière fois, on va pas­ser Pâques sans carillon, sans messe, sans Hos­tie… et celui qui serait pris à s’en­di­man­cher ou à obser­ver le repos serait accu­sé d’in­ci­visme, condam­né pour fana­tisme… Sur tous les foyers de la chré­tienne Ven­dée plane la même désolation…

Mais un petit gars, fier et grave, trotte par les che­mins détrem­pés, heurte les portes, mur­mure quelques mots et pour­suit sa course ; ain­si va, de bouche à oreille, le mys­té­rieux message :

« Cette nuit, à la Clairière-aux-Biches… »

Et, la nuit venue, des ombres silen­cieuses se glissent sans lan­terne vers

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Babeth

Samedi.

En des­cen­dant du Cal­vaire, hier, après la mort de Jésus, j’é­tais tel­le­ment fati­guée et impres­sion­née par tout ce que j’a­vais vu que je me suis éten­due sur ma natte pour dor­mir et oublier.

Récit de la mort et de la résurrection pour les enfants - Marco Palmezzano, Crucifixion Mais, sans cesse, dans ma tête et devant mes yeux, les scènes ter­ribles que j’a­vais vues pas­saient et repas­saient, comme un rêve. Tous les évé­ne­ments de ces der­niers jours défi­laient, et je n’ar­ri­vais pas à com­prendre com­ment Jésus, que la foule accla­mait, était deve­nu l’en­ne­mi public numé­ro un, que tous vou­laient faire mou­rir et qu’on avait cloué sur une croix. On ne l’ap­pelle plus Jésus, ici. Tout le monde dit : « Le Christ ! »

Je revoyais sa figure cou­verte de sang et de cra­chats, je revoyais sa mort… Et, comme tous les autres, je pen­sais « C’est bien fini, Il est mort. » Pour­tant, mal­gré ces moments de déses­poir, au milieu de mes larmes, je voyais tout de même le visage de Marie, sa maman, lors­qu’elle est redes­cen­due du Cal­vaire : la paix et la lueur d’es­pé­rance que j’y avais lues et qui m’a­vaient tant frappée !

De temps en temps, je me levais de ma natte et je sor­tais sur le pas de la porte pour voir de loin la croix se dres­ser dans le ciel, ne pou­vant croire encore que la jour­née d’hier n’é­tait pas un cau­che­mar ! Non, la croix était bien là : Jésus, le Christ, était bien mort.

A la tom­bée de la nuit, il m’a sem­blé aper­ce­voir des formes qui s’a­gi­taient au som­met du Cal­vaire, allant et venant. J’ai eu envie de savoir ce qui se pas­sait et, me fau­fi­lant dans les rues, je suis grim­pée le plus vite pos­sible au som­met du Cal­vaire, refai­sant tout le che­min par­cou­ru. J’ai com­pris, en arri­vant en haut, ce qui se pas­sait. Aujourd’­hui, c’est ici le sab­bat, c’est-à-dire le jour où per­sonne ne doit tra­vailler : il ne fal­lait pas que le Corps de Jésus res­tât sur la croix aujourd’­hui, il fal­lait donc l’en­terre avant la nuit, puisque les gens ne peuvent rien faire pen­dant le sabbat.

Alors, Joseph d’A­ri­ma­thie, un ami de Jésus qui fait par­tie du Grand

Mon âme devient le tom­beau de Jésus, par la sainte com­mu­nion. Faites-en, mon Dieu, un sépulcre tout neuf, en le puri­fiant de ses souillures ; un sépulcre taillé dans le roc, par ma fer­me­té dans votre ser­vice ; un sépulcre glo­rieux, en ne per­met­tant pas que j’aie le mal­heur de vous donner…

O Marie, mère de dou­leur ; per­­met­­tez-moi d’approcher. — Viens, mon enfant, contemple son visage, pâle et défi­gu­ré, ses yeux éteints, sa bouche fer­mée, ses mains et ses pieds per­cés, son côté ouvert ; compte les plaies de son corps. Voi­là la jus­tice de Dieu ! Voi­là l’é­nor­mi­té du péché ! Voi­là l’a­mour de Jésus !…

Ouvrage : Le plus beau cadeau | Auteur : Diethelm, P. Walther

Tan­dis que M. le Régent est en conver­sa­tion avec le nou­veau Vicaire, les gar­çons de la deuxième classe se demandent s’il sera sévère ou indul­gent, s’il don­ne­ra beau­coup ou peu de devoirs, et sur­tout, s’il racon­te­ra des histoires ?

Histoire pour la jeunesse - pretre faisant le Catéchisme aux garçonsTout en lui remet­tant la liste des élèves, M. le Régent explique : « Il y en a 43. C’est beau­coup ! Mais je suis per­sua­dé que tous vous feront plai­sir, car ils tra­vaillent bien, et ne sont pas méchants. Il y a Léon, avec qui il fau­dra de la patience, car il est très lent à com­prendre, encore plus lent à apprendre. Par­fois, mal­gré sa bonne volon­té, il n’ar­rive pas à savoir sa leçon. Le pauvre gar­çon souffre des suites d’une chute très grave alors que tout petit, sa maman tra­vaillant à la fabrique, il res­tait seul à la maison. »

Après cette expli­ca­tion, M. le Régent intro­duit le nou­veau vicaire. 43 gar­çons se lèvent et saluent joyeu­se­ment : « Bon­jour M. le Vicaire », tout en ins­pec­tant de haut en bas le nou­vel Abbé.

Celui-ci, de son côté, exa­mine rapi­de­ment les visages de ses nou­veaux élèves, puis il s’ins­talle au pupitre et la leçon commence.

* * *

Pen­dant la leçon, M. le Vicaire recon­nut bien­tôt Léon à sa taille qui dépas­sait les autres de la hau­teur de la tête. A par­tir des leçons sui­vantes, il le dis­tin­gua sur­tout à son appli­ca­tion ; car pour se pré­pa­rer à la pre­mière com­mu­nion, Léon sui­vait les leçons de caté­chisme avec ardeur. Vrai­ment on ne peut lui en vou­loir d’a­voir mau­vaise mémoire. De plus, Léon est pro­fon­dé­ment pieux ; lors de visites au Saint Sacre­ment, M. le Vicaire peut consta­ter son recueille­ment En che­min déjà, il semble prier, médi­ter en silence, alors que ses cama­rades bavardent, se dis­putent même. En un mot, tout dans sa conduite prouve com­bien Léon se réjouit de pou­voir faire sa pre­mière com­mu­nion. Le pauvre gar­çon a dû attendre si long­temps le bon­heur de rece­voir Jésus, Quelques jours avant la pre­mière com­mu­nion, tout à coup, Léon tombe malade. Des dou­leurs le tour­men­taient depuis plu­sieurs jours. Mais il n’en lais­sait rien voir ; per­sonne ne remar­quait avec quelle peine il se traî­nait aux leçons de caté­chisme et aux exer­cices pré­pa­ra­toires à la pre­mière com­mu­nion. Être malade tout juste avant le jour de la pre­mière com­mu­nion ? Ah non ! Cela ne pou­vait être, main­te­nant qu’il allait enfin rece­voir Jésus ! Ain­si rai­son­nait le vaillant garçon.

Pen­dant deux, trois jours, Léon réus­sit à cacher son mal. Bien­tôt il n’y tint plus. Une nuit, il gémis­sait si fort, que sa maman l’en­ten­dit. Vite elle se leva et alla voir ce qui se pas­sait. Quelle ne fut pas sa frayeur en voyant que son cher Léon avait si mal ! S’in­quié­tant, elle appelle tout de suite le doc­teur qui constate une appen­di­cite, et ordonne l’o­pé­ra­tion, si ce n’est pas déjà trop tard !

Communion à un malade - Léon est malade ; le docteur l'examineLéon pro­teste, natu­rel­le­ment, mais