Et maintenant une histoire ! Posts


24 mars 2026Saint Gabriel, Archange

Gabriel, dont le nom signi­fie « force de Dieu », est appe­lé l’Ange de l’In­car­na­tion. C’est lui, en effet, qui fut char­gé d’in­di­quer au pro­phète Daniel que le Mes­sie naî­trait au bout de soixante-dix semaines d’an­nées. C’est lui qui se pré­sen­ta devant Zacha­rie pour lui annon­cer la nais­sance du Pré­cur­seur Jean-Bap­tiste, comme le rap­porte l’É­van­gile de saint Luc : « Un ange du Sei­gneur lui appa­rut, debout à droite de l’au­tel de l’en­cens. Zacha­rie fut trou­blé à cette vue. Mais l’ange lui dit : Ne crains pas, Zacha­rie, car ta prière a été exau­cée et ta femme Eli­sa­beth te don­ne­ra un fils que tu appel­le­ras Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’al­lé­gresse, et beau­coup se réjoui­ront de sa nais­sance ; car il sera grand devant le Sei­gneur. Il ne boi­ra ni vin ni rien qui enivre, et il sera rem­pli de l’Es­prit-Saint dès le sein de sa mère. Il ramè­ne­ra beau­coup de fils d’Is­raël au Sei­gneur leur Dieu et lui-même mar­che­ra devant lui dans l’es­prit et la puis­sance d’É­lie, pour rame­ner les cœurs des pères vers les enfants et les indo­ciles à la sagesse des justes, afin de pré­pa­rer au Sei­gneur un peuple par­fait… Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te par­ler et t’an­non­cer cette bonne nou­velle… » Enfin, c’est encore Gabriel qui reçut la sublime mis­sion de pré­ve­nir la Vierge Marie de sa future mater­ni­té divine, comme nous le rap­pel­le­ra demain la fête de l’Annonciation.


Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes II

La vieille Yvonne s’as­sit un jour près de son rouet et nous dit :

— Oui, mes enfants, le plus grand des saints du para­dis, c’est saint Joseph. Écou­tez bien ce que je vais vous racon­ter, et vous ver­rez si je vous ai menti.

Nous nous appro­châmes plus près encore de mère Yvonne, et elle commença :

Histoire de saint Joseph pour les enfants - Cabane du père Joseph « Per­sonne n’ai­mait Joseph Mahec, dans le pays de Ker­véh qu’il habi­tait ; aus­si vivait-il soli­taire dans une cabane déla­brée. On disait que le soleil lui-même avait tel­le­ment en hor­reur Joseph Mahec, que jamais il ne pro­je­tait ses joyeux rayons sur sa mai­son­nette enfumée !

Un soir de mars où Joseph Mahec allait péné­trer dans sa cabane, il se sen­tit tirer légè­re­ment par le pan de son habit. Il se retour­na sur­pris, presque en colère, car il n’é­tait point accou­tu­mé à ces manières. On le fuyait, mais on ne le tou­chait pas. Der­rière lui était un vieillard cour­bé sous le poids des années et de la misère. Des che­veux blancs, une longue barbe, des traits véné­rables pré­ve­naient en faveur de cet incon­nu, en dépit de ses pauvres habits. Mais Joseph Mahec n’a­vait de pitié pour per­sonne. Il regar­da à peine cet étran­ger dont le front avait pour­tant un doux rayon­ne­ment emprun­té sans doute à la rési­gna­tion de son âme.

— Que me vou­lez-vous ? deman­da-t-il brusquement.

— Assis­tez-moi, dit le pauvre homme.

Mahec par­tit d’un grand éclat de rire.

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Jourdan, Juliette

Mardi-gras

Vous nous ferez goû­ter de vos crêpes, Madame Michou ?

— Oui, oui, Madame Fol­len­fant… Venez ce soir à 8 heures. »

Madame Michou, depuis huit jours, ne parle plus que de ses crêpes. Il n’y en a pas comme elle pour les faire, paraît-il… blondes, fines, par­fu­mées. La recette n’en est pas extra­or­di­naire, puisque, sur ses ins­truc­tions, c’est Jacotte, sa petite fille, qui délaye la farine. Mais le tour de main… par­lez-moi de ce tour de main-là… Madame Michou vous attrape la queue de la poêle, fait cou­ler la pâte comme du lait, et hop ! avant qu’on ait le temps d’ou­vrir la bouche, voi­là la crêpe en l’air, puis à nou­veau dans la poêle, dorée, onc­tueuse, légère comme une dentelle…

Les crêpes du mardi gras ou de la Chandeleur

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Aus­si, chaque Mar­di-Gras et chaque dimanche de Mi-Carême sont pour Madame Michou ce que, toutes pro­por­tions gar­dées, fut Aus­ter­litz pour le grand empe­reur Napoléon…