Et maintenant une histoire ! Posts


31 mars 2026Saint Nicolas de Flüe, Confesseur

Nico­las naquit à Flüe, petit vil­lage du can­ton d’Un­ter­wald, en Suisse. Il reve­nait tard des champs et néan­moins on le voyait se reti­rer encore en quelque lieu soli­taire pour conver­ser avec Dieu. À 30 ans, il se maria, et il éle­va dans la ver­tu une famille de dix enfants. Dans ce nou­vel état, son amour de la prière ne fit que s’ac­croître : il se levait à minuit pour aller prier jus­qu’à l’au­rore dans une église voi­sine. Sol­dat vaillant dans plus d’une guerre, juge et conseiller dans son can­ton, il don­na par­tout et tou­jours les mêmes exemples de ver­tu. À l’âge de 50 ans, pour obéir à un pres­sant appel de Dieu, Nico­las quit­ta sa famille et se reti­ra dans les mon­tagnes pour y mener une vie extra­or­di­naire sans cesse en prière, il ne pre­nait d’autre ali­ment que la Sainte Eucha­ris­tie. Les supé­rieurs ecclé­sias­tiques vou­lurent l’é­prou­ver : sa par­faite obéis­sance désar­ma tous les soup­çons. Beau­coup de gens venaient cher­cher auprès de lui force, conseil et conso­la­tion : il fut d’ailleurs favo­ri­sé du don des miracles. Cruel­le­ment souf­frant, il reçut le saint Via­tique à genoux, entou­ré, dans son humble ermi­tage, de sa femme et de ses enfants. Il mou­rut en 1487, après trente-deux ans de vie solitaire.


Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes II

La vieille Yvonne s’as­sit un jour près de son rouet et nous dit :

— Oui, mes enfants, le plus grand des saints du para­dis, c’est saint Joseph. Écou­tez bien ce que je vais vous racon­ter, et vous ver­rez si je vous ai menti.

Nous nous appro­châmes plus près encore de mère Yvonne, et elle commença :

Histoire de saint Joseph pour les enfants - Cabane du père Joseph « Per­sonne n’ai­mait Joseph Mahec, dans le pays de Ker­véh qu’il habi­tait ; aus­si vivait-il soli­taire dans une cabane déla­brée. On disait que le soleil lui-même avait tel­le­ment en hor­reur Joseph Mahec, que jamais il ne pro­je­tait ses joyeux rayons sur sa mai­son­nette enfumée !

Un soir de mars où Joseph Mahec allait péné­trer dans sa cabane, il se sen­tit tirer légè­re­ment par le pan de son habit. Il se retour­na sur­pris, presque en colère, car il n’é­tait point accou­tu­mé à ces manières. On le fuyait, mais on ne le tou­chait pas. Der­rière lui était un vieillard cour­bé sous le poids des années et de la misère. Des che­veux blancs, une longue barbe, des traits véné­rables pré­ve­naient en faveur de cet incon­nu, en dépit de ses pauvres habits. Mais Joseph Mahec n’a­vait de pitié pour per­sonne. Il regar­da à peine cet étran­ger dont le front avait pour­tant un doux rayon­ne­ment emprun­té sans doute à la rési­gna­tion de son âme.

— Que me vou­lez-vous ? deman­da-t-il brusquement.

— Assis­tez-moi, dit le pauvre homme.

Mahec par­tit d’un grand éclat de rire.