Comme la Sainte Vierge est malheureuse de voir son Fils si maltraité ! Mais elle a voulu être là, sur le bord du chemin, pour que Jésus la voie sur son passage. Peut-elle Lui parler ? Non. Et pourtant juste en Le regardant, ses yeux vont lui dire quelque chose de très…
Et maintenant une histoire ! Posts
Nicolas naquit à Flüe, petit village du canton d’Unterwald, en Suisse. Il revenait tard des champs et néanmoins on le voyait se retirer encore en quelque lieu solitaire pour converser avec Dieu. À 30 ans, il se maria, et il éleva dans la vertu une famille de dix enfants. Dans ce nouvel état, son amour de la prière ne fit que s’accroître : il se levait à minuit pour aller prier jusqu’à l’aurore dans une église voisine. Soldat vaillant dans plus d’une guerre, juge et conseiller dans son canton, il donna partout et toujours les mêmes exemples de vertu. À l’âge de 50 ans, pour obéir à un pressant appel de Dieu, Nicolas quitta sa famille et se retira dans les montagnes pour y mener une vie extraordinaire sans cesse en prière, il ne prenait d’autre aliment que la Sainte Eucharistie. Les supérieurs ecclésiastiques voulurent l’éprouver : sa parfaite obéissance désarma tous les soupçons. Beaucoup de gens venaient chercher auprès de lui force, conseil et consolation : il fut d’ailleurs favorisé du don des miracles. Cruellement souffrant, il reçut le saint Viatique à genoux, entouré, dans son humble ermitage, de sa femme et de ses enfants. Il mourut en 1487, après trente-deux ans de vie solitaire.
Jésus est très fatigué (Il n’a pas dormi, et Il a perdu beaucoup de sang à sa flagellation), et la croix est très lourde : Il tombe. Mais Il pense à nous, et Il se relève : pour nous sauver, Il doit aller jusqu’au bout de son chemin de douleur. Jésus se relève,…
La vieille Yvonne s’assit un jour près de son rouet et nous dit :
— Oui, mes enfants, le plus grand des saints du paradis, c’est saint Joseph. Écoutez bien ce que je vais vous raconter, et vous verrez si je vous ai menti.
Nous nous approchâmes plus près encore de mère Yvonne, et elle commença :
« Personne n’aimait Joseph Mahec, dans le pays de Kervéh qu’il habitait ; aussi vivait-il solitaire dans une cabane délabrée. On disait que le soleil lui-même avait tellement en horreur Joseph Mahec, que jamais il ne projetait ses joyeux rayons sur sa maisonnette enfumée !
Un soir de mars où Joseph Mahec allait pénétrer dans sa cabane, il se sentit tirer légèrement par le pan de son habit. Il se retourna surpris, presque en colère, car il n’était point accoutumé à ces manières. On le fuyait, mais on ne le touchait pas. Derrière lui était un vieillard courbé sous le poids des années et de la misère. Des cheveux blancs, une longue barbe, des traits vénérables prévenaient en faveur de cet inconnu, en dépit de ses pauvres habits. Mais Joseph Mahec n’avait de pitié pour personne. Il regarda à peine cet étranger dont le front avait pourtant un doux rayonnement emprunté sans doute à la résignation de son âme.
— Que me voulez-vous ? demanda-t-il brusquement.
— Assistez-moi, dit le pauvre homme.
Mahec partit d’un grand éclat de rire.
Jésus prend sa croix. Elle est lourde, très lourde : lourde de toutes les méchancetés des hommes. Mais Jésus la prend avec amour : Il sait que c’est le moyen de réparer tout ce que nous avons fait de mal. Si quelqu’un m’aime, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive … Jésus, chaque fois…
Jésus n’a jamais rien fait de mal, mais Il est condamné à mort par un mauvais juge, comme s’Il était un criminel. Et Jésus se tait, Il ne cherche pas à se défendre. C’est pour MES péchés qu’Il est accusé et condamné à mourir, c’est pour les réparer. Et moi ?…




