La Croix est très lourde : Jésus tombe encore une fois. Et encore une fois, Il se relève, dans des souffrances horribles. Pour aider les pécheurs à se relever, chaque fois qu’ils retombent dans leurs mauvaises habitudes, et qu’ils refont toujours les mêmes péchés. Et moi ? Est-ce que je fais des…
Et maintenant une histoire ! Posts
Nicolas naquit à Flüe, petit village du canton d’Unterwald, en Suisse. Il revenait tard des champs et néanmoins on le voyait se retirer encore en quelque lieu solitaire pour converser avec Dieu. À 30 ans, il se maria, et il éleva dans la vertu une famille de dix enfants. Dans ce nouvel état, son amour de la prière ne fit que s’accroître : il se levait à minuit pour aller prier jusqu’à l’aurore dans une église voisine. Soldat vaillant dans plus d’une guerre, juge et conseiller dans son canton, il donna partout et toujours les mêmes exemples de vertu. À l’âge de 50 ans, pour obéir à un pressant appel de Dieu, Nicolas quitta sa famille et se retira dans les montagnes pour y mener une vie extraordinaire sans cesse en prière, il ne prenait d’autre aliment que la Sainte Eucharistie. Les supérieurs ecclésiastiques voulurent l’éprouver : sa parfaite obéissance désarma tous les soupçons. Beaucoup de gens venaient chercher auprès de lui force, conseil et consolation : il fut d’ailleurs favorisé du don des miracles. Cruellement souffrant, il reçut le saint Viatique à genoux, entouré, dans son humble ermitage, de sa femme et de ses enfants. Il mourut en 1487, après trente-deux ans de vie solitaire.
Saint Benoît, né en l’an 480 à Nursia (ville de la Sabine au nord de l’Italie, aux pieds des Apennins), mort au Mont Cassin (sud de Rome) le 21 mars 543, fondateur de l’Ordre des Bénédictins.
Saint Benoît naquit à Nursia, d’une noble famille austère et guerrière. Quand il naquit, l’Empire Romain était en pleine décadence, la société dissolue, un monde s’écroulait ; partout régnaient la corruption, le désespoir et la mort. L’Église elle-même était ébranlée ; les schismes la divisaient, l’Institut monastique, après la magnifique floraison de saints qu’il avait donnée au monde était en pleine dégradation, l’hérésie d’Arius triomphait, se servant des barbares pour persécuter l’Église. Et voici que l’illustre race des Aniciens donne un rejeton qui va reconquérir l’Occident au Christ par ses légions pacifiques, n’ayant d’autres armes que la prière et l’exemple.
On donna à l’enfant, à son baptême, le nom de Benoît : Benedictus le « biendit » ou « béni ». Alors qu’il était encore très jeune, Dieu se révéla à lui comme l’Unique Réalité dans un monde où tout se disloquait. À quatorze ans, il s’arracha ainsi à sa famille et s’enfuit. À chaque grand tournant de l’Histoire, lorsque le désordre est devenu intolérable, une soif d’absolu saisit d’innombrables âmes et les pousse au désert.
Le renoncement le plus sensible pour lui fut d’abandonner sa vieille nourrice, dont l’affection l’avait entouré dès son berceau. Mais elle le suivra aussi loin que cela lui sera possible. Et voici le jeune homme fuyant pour chercher dans le massif des Apennins un refuge loin de la corruption. Et il le trouvera enfin. L’Anio avait creusé là une gorge profonde séparant la Sabine du pays autrefois habité par les Eques et les Merniques. Le lieu était constitué d’un bassin où la rivière s’élargissait entre d’énormes parois de rochers, et, de cascade en cascade, tombait dans un lieu appelé Subiaco (du latin sublaquem) formant un lac où se trouvaient encore les ruines d’une villa que Néron, séduit par la beauté du site, y avait fait construire. En chemin, Benoît avait d’ailleurs rencontré un solitaire, nommé Romain, à qui il avait confié ses aspirations ; le moine lui avait donné un cilice et un habit en peaux de bêtes et promit de lui donner le pain quotidien nécessaire à sa subsistance.
Benoît établit sa demeure dans une de ces sombres et étroites cavernes. Il y demeura trois ans, se livrant à la contemplation et luttant contre les tentations qui venaient l’assaillir dans sa retraite. Des souvenirs profanes le harcelaient encore et pour se vaincre, il n’hésitera pas à se rouler dans les ronces et les épines. Depuis, il fut à jamais vainqueur de ses sens ; maître de ses passions, il était désormais capable d’établir une école où l’on apprendrait à servir le Seigneur.
En effet, peu à peu, des hommes viendront à lui ; sa parole touche les cœurs et bientôt des disciples, parmi lesquels se côtoient Goths et Romains, laïcs et clercs, avides de perfection, affluent. Il établit alors douze monastères, peuplés chacun de douze moines. Et voici l’Ordre Bénédictin fondé, avec les inévitables épreuves du début.
Une femme, Véronique, toute émue de voir Jésus si maltraité, court chez elle, prend une serviette, la mouille avec de l’eau fraîche et, sans avoir peur des soldats qui veulent l’en empêcher, elle court essuyer le visage défiguré de Jésus pour le rafraîchir. Pour la remercier de sa compassion, Jésus…
Jésus est épuisé, les soldats voient bien qu’il ne pourra pas arriver au bout du chemin. Alors, ils vont obliger un passant à porter la croix avec Jésus. Aider Jésus : qui voudra encore le faire maintenant ? Et comment allons-nous pouvoir L’aider, Le soulager, chercher à rendre sa croix moins lourde ? En…
« Marie, êtes-vous prête ?
— Me voici ! »
Et la jeune femme s’assied sur l’âne entre deux ballots. Il fait encore nuit… Marie et Joseph partent pour Bethléem.
L’Empereur Auguste a ordonné de recenser tous les habitants de l’Empire Romain et ce n’est pas petite affaire, car l’Empire est vaste. Pour simplifier la besogne des agents du gouvernement, chacun doit se faire inscrire à son lieu d’origine ; Luc, l’Évangéliste, nous le dit, et des papyrus trouvés récemment le confirment.
Pour les particuliers, quelle complication ! Voyez-vous qu’actuellement, on dirait aux Parisiens d’aller se faire inscrire dans la ville, le village, dont leur famille est originaire ! Paris se viderait presque ; les trains, les cars, les voitures n’y suffiraient pas… Joseph, lui, n’a comme moyen de locomotion qu’un âne gris. Marie est montée sur l’animal, et Joseph marche à côté, tenant la bride d’une main, et de l’autre, son bâton de voyage : trois à quatre jours de marche en perspective, vers le sud… voyage agréable vers Pâques, mais beaucoup moins en plein hiver. Il fait très froid dans les vallées, et Joseph craint pour Marie. Pour se réchauffer, celle-ci descend de temps en temps de sa monture et marche près de Joseph. Ils parlent du Messie promis et attendu ; le plus souvent, ils prient ensemble. Plein de respect et d’attention, Joseph entoure Marie de prévenances ; à la halte, il récolte le baume pour le mêler à l’eau de la boisson ; il installe le campement sous quelque térébinthe, et s’il fait noir, suspend la lanterne à une branche… Voici Jérusalem !… Encore une dizaine de kilomètres, et ils seront rendus… Le voyage est pénible dans les montagnes de Judée, les sabots nerveux de l’âne claquent sur le sentier…






