Jésus est resté 3 heures sur la croix avant de mourir. C’est très long, 3 heures, quand on a si mal. Sur la croix, Il a encore prié pour nous : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Comme Jésus est bon ! Au lieu de nous accuser, Il demande…
Et maintenant une histoire ! Posts
Wulfran naquit au VIIe siècle à Milly, près de Fontainebleau, d’une très noble famille. Appelé à la cour de Neustrie par le crédit de son père et par son propre mérite, il y servit heureusement Clotaire III et Thierry III. Élu archevêque de Sens, il ne gouverna son diocèse que deux ans et demi. Puis il démissionna et partit évangéliser les Frisons, accompagné de quelques religieux. Ils s’embarquèrent à Caudebec. Un jour que Wulfran disait la messe sur le bateau, le diacre laissa tomber la patène à la mer ; alors le saint évêque, après avoir prié, lui commanda de mettre la main à l’endroit où la patène avait disparu, et aussitôt celle-ci remonta du fond des eaux et vint se placer dans sa main, au grand étonnement de tous. Dès qu’ils furent arrivés en Frise (contrée de la Hollande actuelle), Wulfran s’adressa à Radbod, duc du pays ; ce prince, quoiqu’idolâtre, donna aux missionnaires toute liberté pour prêcher. Les Frisons écoutèrent volontiers Wulfran et plusieurs se firent baptiser. Les miracles du saint y furent pour beaucoup. Il existait dans le pays une cruelle coutume, celle de faire aux démons des sacrifices humains : on prenait un enfant désigné par le sort et tantôt on le décapitait, tantôt on le pendait, tantôt on le jetait à la mer. À la voix de saint Wulfran, un enfant qu’on avait pendu ressuscita, deux autres qu’on avait jetés à la mer restèrent sains et saufs. Alors que la religion chrétienne commençait à s’implanter profondément parmi les Frisons, saint Wulfran décida de se retirer à Saint-Wandrille, où il mourut au début du VIIIe siècle. Plus tard ses reliques furent transportées à Abbeville dont il devint le patron.
Jésus s’est laissé clouer sur la croix parce qu’Il l’a voulu. Lui qui est Dieu, qui est tout-puissant, il aurait pu empêcher les bourreaux de le toucher, de Lui faire mal. Non : Il a tant souffert parce qu’Il l’a voulu pour réparer nos péchés, pour demander pardon à Dieu à notre…
Charité envers le prochain.
Toutes les fleurs sont écloses, l’atmosphère est tiède, le soleil dans un ciel sans nuage, et les oiseaux s’égosillent à qui mieux-mieux, lançant sous les ombrages du parc leurs chants clairs comme des sources : tout invite à la joie ; le cœur le plus fermé ne peut rester insensible au charme de cette fin de printemps. Plus que partout ailleurs, c’est jour de joie dans la maison de Patricia dont on fête aujourd’hui les seize ans.
Dans la cour, les bassins ont été remplis soigneusement et les jets d’eau jaillissent très haut pour retomber en fines gouttelettes sur les bras nus des fillettes rieuses qui devisent gaiement autour de la vasque de marbre…
« Mais où donc se cache Patricia ? Nous ne l’avons pas encore aperçue. », demanda Laura, une jolie brunette au visage mutin.
« Tiens, regarde, la voici.
— Ohé ! Patricia. »
Avec de grands gestes, Laura, Cécilia et Flavia appellent leur amie. Celle-ci rapidement a rejoint le groupe joyeux et qui s’extasie sur la beauté de la fête ; les jeunes filles se dirigent vers le parc, à l’extrémité duquel est installée la nouvelle volière : le magnifique cadeau d’anniversaire de Patricia. Devant les oiseaux au plumage éclatant, Laura ne peut retenir un « Oh ! » d’admiration.
« Que tu as de la chance, Patricia. », murmure Flavia avec une pointe d’envie.
* * *
Tard dans la nuit, la fête se prolonge. Au fur et à mesure que l’heure avance, Patricia sent monter en elle une immense joie, mais aussi un peu d’angoisse : si elle allait ne pas pouvoir sortir ! Les derniers invités ont franchi le seuil et l’on entend le bruit de leurs pas diminuer dans la nuit.
Patricia a rejoint sa chambre. La maison a retrouvé son calme ; aucun bruit ne trouble plus le grand silence de la nuit, si ce n’est le chant du rossignol qui s’égosille tout en haut du grand oranger.
Alors, lentement, Patricia revêt sa robe sombre et, furtive, se glisse dans le jardin. Son pas est si léger, que c’est à peine si le gravier crisse sous ses pieds. Le portail franchi, elle se hâte, la petite Patricia, elle se hâte dans les rues désertes. Parfois, une ombre furtive comme elle semble se diriger dans la même direction, mais sait-on jamais ? Alors, Patricia longe les grands murs d’un peu plus près, comme pour se confondre avec les pierres grises. Si vite elle a marché, que déjà elle aperçoit les cyprès du cimetière. Son cœur bondit de joie ; en ses yeux brille la flamme que seul un grand bonheur peut y allumer. Est-ce parce que Patricia a seize ans qu’elle est si heureuse ?
Avant de clouer Jésus sur le bois de la croix, les soldats vont lui enlever sa robe : brutalement, tout d’un coup. Mais n’oublions pas que le corps de Jésus avait été complètement déchiré par la flagellation, et toutes ces plaies qui saignaient avaient collé sur son vêtement. Vous, vous savez…
Jésus n’en peut plus : Il est là, par terre, le dos écrasé par cette croix si lourde… S’Il n’écoutait que sa fatigue, immense, Il resterait là, sur le chemin, et Il se laisserait mourir. Mais non : Il sait qu’Il doit mourir en haut du chemin, sur la Croix, pour accomplir…




