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Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Herverie, B. de la
Villageois s'en retournant après avoir fêter Pâques à l'église - Cloches - Cierge pascal.

TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.

En juillet, la Fête Natio­nale, par ses feux d’ar­ti­fice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on par­tage à midi, marque la fête du déjeu­ner dans la famille.

grands feux de Pâques en Allemagne

Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleu­rit les églises comme le soleil fleu­rit le ciel. Avez-vous remar­qué qu’il fait presque tou­jours un temps magni­fique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regar­der seule­ment les gens pas­ser par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont reve­nues, la semaine sainte étant finie, on a ral­lu­mé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’en­cens, le fameux cierge pascal.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Comme Jésus arri­vait à Naïm, il ren­con­tra une foule immense qui accom­pa­gnait au cime­tière le fils unique d’une pauvre veuve. Jésus, la voyant pleu­rer, fut ému et lui dit : « Ne pleu­rez pas ! » Puis, s’ap­pro­chant, il tou­cha le cer­cueil et s’é­cria : « Jeune homme, je te l’or­donne, lève-toi ! » Aus­si­tôt le…

Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Dourliac, Arthur

JE pris le livre et l’exa­mi­nai curieu­se­ment. C’é­tait un Télé­maque un peu fati­gué, mais en bon état cepen­dant ; il était orné de nom­breuses gra­vures et por­tait les armes royales.

Com­ment ce volume rare et curieux entre tous, qui eût fait la joie d’un biblio­phile, se trou­vait-il entre les mains d’un obs­cur pay­san, cer­tai­ne­ment inca­pable d’en appré­cier la valeur ? 

Sur le pre­mier feuillet, je lus, non sans émo­tion, cette réponse à ma question : 

« À Louis Simon, en remer­cie­ment de son œuf de Pâques. Louis DAUPHIN. »
Mai 1789.

Et au-des­sus, tra­cée au crayon, d’une écri­ture à peine lisible, la même phrase : 

« À Louis Simon, en remer­cie­ment de son œuf de Pâques. Louis DAUPHIN. »
Mai 1794.

Les noms des deux fils de Louis XVI, acco­lés ain­si à ce nom de Simon, l’é­clai­raient d’un éclat sinistre. Le vieux fer­mier était-il donc parent du bour­reau de l’in­for­tu­né Louis XVI ? 

— C’est une his­toire du temps où j’é­tais petit gar­çon, Mon­sieur, me dit sim­ple­ment le brave homme. Tel que vous me voyez, j’ai, bien cer­tai­ne­ment, eu les der­niers sou­rires des deux dauphins. 

Voi­ci comment :

I

Pour lors, c’é­tait un peu avant l’ou­ver­ture des États géné­raux, un dimanche de Pâques. Je jouais devant la porte de la ferme, où ma bonne mère venait d’ap­por­ter une cor­beille de beaux œufs rouges, jaunes et bleus, qui fai­saient l’ad­mi­ra­tion des gamins, lors­qu’en levant la tête, je vis devant moi une belle dame, à l’air impo­sant, accom­pa­gnant une petite voi­ture pous­sée par un grand laquais galon­né, dans laquelle repo­sait un enfant de mon âge, mais si faible, si ché­tif, avec son visage pâle et son dos voû­té, que des larmes en venaient aux yeux. 

— Pour­riez-vous me don­ner une tasse de lait ? deman­da la belle dame à ma mère qui se confon­dait en révérences. 

— Sans doute, Madame la reine. Vite, Loui­sot, des chaises, des bols. 

Et maman cou­rait tout affairée. 

Moi, je res­tai là, bouche bée, regar­dant, sai­si, la reine de France et de Navarre en simple robe de linon et en fichu croi­sé, appuyant son beau regard triste sur ce pauvre enfant royal condam­né, hélas ! comme la monarchie.

Elle était venue sans suite, sans escorte, s’é­chap­pant de ce grand Ver­sailles, dont l’é­ti­quette lui pesait si lour­de­ment, pour embras­ser libre­ment son fils ins­tal­lé à Meu­don, dans l’es­poir que l’air salubre réta­bli­rait sa san­té débile.

Et lui, rani­mé par cette chère pré­sence et aus­si par le soleil prin­ta­nier, qui met­tait une poudre d’or aux beaux che­veux de Marie-Antoi­nette, il sou­riait à sa mère qu’il allait quit­ter, au ciel bleu qu’il allait bien­tôt habi­ter, et même à moi, gamin insou­ciant, dont il enviait peut-être tout bas les joues roses et les membres robustes. 

— Com­ment t’ap­pelles-tu ? me demanda-t-il. 

— Louis.

— Comme moi et mon petit frère le dau­phin… non, le duc de Nor­man­die, reprit-il vive­ment en voyant la reine por­ter son mou­choir à ses yeux. 

Il feuille­tait machi­na­le­ment un volume. 

— Sais-tu lire ? 

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Lazare, ami de Jésus, était mort. Jésus se rend à Bétha­nie pour conso­ler ses sœurs, et res­sus­ci­ter Lazare. Après avoir rani­mé la foi de Marthe et de Marie, il s’ap­proche du sépulcre, et là, il se met à pleu­rer ! Jésus qui pleure ! « Voyez comme il l’ai­mait » dirent les Juifs attendris.…

Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Vérité, Marcelle

Cette année, dit maman, il n’y aura pas d’œufs de Pâques. 

Les petits crurent tout d’a­bord avoir mal enten­du. Pas d’œufs le jour de Pâques ! 

— Vous savez bien, pour­sui­vit maman avec un sou­pir, qu’il n’y n ni sucre, ni chocolat. 

— Mais, fit Syl­vi­nette aux yeux bleus, ce sont les cloches qui les apportent et nous man­ge­rions aus­si bien des œufs de poule, tu sais. 

— Ça m’é­ton­ne­rait qu’elles en trouvent plus que moi. Allons, au revoir, mes ché­ris, soyez sages et à ce soir. 

Nid pour accueillir les oeufs de Pâques

Maman s’en fut faire des ménages comme chaque jour, lais­sant Pou­pon sous la garde de Sylvinette.

— Vous en faites une tête ! chan­ton­na Moi­neau-Gen­til, pas­sant la tâte par la fenêtre. Ne savez-vous pas que c’est le prin­temps, que les oiseaux sifflent et que dans le square il fait bien meilleur qu’ici ? 

Il faut vous dire que Moi­neau-Gen­til était très aimé des enfants. Je ne sais si vous l’a­vez remar­qué, mais sou­vent, plus les gens sont pauvres, meilleurs ils sont pour les bêtes. Aus­si, quand Syl­vi­nette lui eut conté leur cha­grin, l’oi­seau réflé­chit un ins­tant, puis bat­tit des ailes. 

— Vous aurez des œufs de Pâques, foi de moi­neau ! Je vais dire un mot aux cloches : je suis au mieux avec le bour­don de Notre-Dame.