Wulfran naquit au VIIe siècle à Milly, près de Fontainebleau, d’une très noble famille. Appelé à la cour de Neustrie par le crédit de son père et par son propre mérite, il y servit heureusement Clotaire III et Thierry III. Élu archevêque de Sens, il ne gouverna son diocèse que deux ans et demi. Puis il démissionna et partit évangéliser les Frisons, accompagné de quelques religieux. Ils s’embarquèrent à Caudebec. Un jour que Wulfran disait la messe sur le bateau, le diacre laissa tomber la patène à la mer ; alors le saint évêque, après avoir prié, lui commanda de mettre la main à l’endroit où la patène avait disparu, et aussitôt celle-ci remonta du fond des eaux et vint se placer dans sa main, au grand étonnement de tous. Dès qu’ils furent arrivés en Frise (contrée de la Hollande actuelle), Wulfran s’adressa à Radbod, duc du pays ; ce prince, quoiqu’idolâtre, donna aux missionnaires toute liberté pour prêcher. Les Frisons écoutèrent volontiers Wulfran et plusieurs se firent baptiser. Les miracles du saint y furent pour beaucoup. Il existait dans le pays une cruelle coutume, celle de faire aux démons des sacrifices humains : on prenait un enfant désigné par le sort et tantôt on le décapitait, tantôt on le pendait, tantôt on le jetait à la mer. À la voix de saint Wulfran, un enfant qu’on avait pendu ressuscita, deux autres qu’on avait jetés à la mer restèrent sains et saufs. Alors que la religion chrétienne commençait à s’implanter profondément parmi les Frisons, saint Wulfran décida de se retirer à Saint-Wandrille, où il mourut au début du VIIIe siècle. Plus tard ses reliques furent transportées à Abbeville dont il devint le patron.
Abraham, sentant sa mort prochaine, envoie en Mésopotamie son serviteur Eliézer pour trouver une épouse à son fils Isaac.
Eliézer arrive aux portes de Haran avec de nombreux présents, fait plier les genoux à ses dix chameaux près d’un puits.
À ce moment, il adresse à Dieu cette prière : « Que la jeune fille à laquelle je dirai : donnez-moi à boire, et qui en donnera aussi à mes chameaux, soit l’épouse de mon maître ».
Une belle jeune fille de la famille d’Abraham, Rébecca, vient puiser de l’eau, en offre à Eliézer et à ses chameaux et devient l’épouse d’Isaac.
Toutes les espérances d’Abraham reposaient sur son fils Isaac, lorsqu’une nuit, pour éprouver sa foi, le Seigneur demanda à l’heureux père, de lui sacrifier son fils chéri. Fidèle jusqu’à l’héroïsme, le vieux patriarche emmena le jeune homme au lieu désigné. Après trois jours de marche, il laissa en arrière les deux serviteurs et l’âne et s’avança seul avec Isaac vers la montagne du sacrifice. Isaac se laissa lier sur le bûcher et offrir au Seigneur.
Au moment où Abraham allait frapper son fils, un ange arrêta son bras. Se retournant, il aperçut un bélier embarrassé par ses cornes dans un buisson ; il le prit et l’offrit à la place d” Isaac. — « Puisque vous m’avez obéi, dit le Seigneur, toutes les nations de la terre seront bénies par Celui qui sortira de vous ».
Le Seigneur dit à Abraham : « Le péché de Sodome et de Gomorrhe est monté à son comble, je les détruirai ».
— « Mais, dit Abraham, perdrez-vous le juste avec l’impie ? S’il y a cinquante justes, ne pardonnerez-vous pas ? » Il descendit ainsi jusqu’à dix. — « S’il y a seulement dix justes, dit le Seigneur, je ne les perdrai pas ».
Mais les dix justes ne s’y trouvèrent pas et Dieu fit descendre sur ces villes, une pluie de cendre et de feu qui détruisit tout : habitants, animaux et même l’herbe des champs. Cependant, Dieu voulant sauver la famille d’Abraham, commanda à Loth (frère d’Abraham) de fuir avec sa femme et tous les siens, sans se retourner. Mais sa femme se retourna et fut changée en statue de sel.
Le Seigneur dit à Abraham (descendant de Noé) : « Sortez de votre pays et venez en la terre que je vous montrerai : je vous bénirai et tous les peuples de la terre seront bénis en vous. Je ferai croître votre race à l’infini et vous rendrai le chef des nations, des rois sortiront de vous ».
Un jour qu’Abraham était assis à l’entrée de sa tente, il vit venir à lui trois jeunes hommes. Il se prosterna devant eux, les priant de ne pas passer sa Maison. Sara, sa femme fit cuire trois pains sous la cendre pendant que lui allait choisir un chevreau très tendre. Il le fit cuire et leur servit avec du beurre et du lait. En s’en allant, ils prédirent à Sara qu’elle aurait un fils, Isaac.
Après le déluge, tous les hommes parlaient le mème langage, mais leur orgueil les poussa à construire une tour dont le sommet devait atteindre le ciel. Ils se servirent de briques cuites au feu en guise de pierres, et de bitume comme ciment.
Ceci se passa dans le pays de Semaar c’est-à-dire en Babylonie.
Dieu, mécontent, confondit leur langage : les hommes ne se comprenant plus, furent obligés de se séparer. C’est pourquoi on appela cette tour : « Babel » ou « Confusion des langues ».