Troisième station Lorsque le Seigneur, pour éprouver la foi d’Abraham, lui demanda d’immoler son fils ; le jeune Isaac porta lui-même sur la montagne le bois qui devait servir à son sacrifice. Isaac était la figure de Jésus montant au Calvaire, chargé de sa croix. Mais que vois-je ? Elle était bien lourde…
Et maintenant une histoire ! Posts
Jean, surnommé Damascène parce qu’il était originaire de Damas, fut instruit des sciences divines et humaines par le moine Cosmas. Ses progrès furent tels que le calife de Damas le prit comme ministre, L’empereur Léon l’Isaurien ayant alors lancé plusieurs édits qui interdisaient le culte des saintes images, Jean, resté chrétien bien qu’au service d’un infidèle, défendit énergiquement, par sa parole et ses écrits, la légitimité de ce culte. L’empereur, furieux de rencontrer un tel adversaire, l’accusa de trahison auprès du calife de Damas, qui n’hésita pas à faire couper la main à son ministre. Mais, par un miracle, la Vierge restitua cette main à son fidèle serviteur. Touché d’une telle grâce, Jean prit congé du calife, distribua ses biens aux pauvres et se retira près de Jérusalem, dans la laure de Saint-Sabas. Là il fut un modèle d’humilité et d’obéissance. Ayant reçu l’ordre d’aller vendre de petites corbeilles à Damas, la ville où naguère il avait eu une situation si brillante, il recueillait avec avidité les moqueries de la foule. Son obéissance était telle qu’il se rendait toujours au moindre signe de ses supérieurs, sans demander la moindre explication. Ordonné prêtre, il eut enfin la liberté de suivre ses goûts pour l’étude, et il écrivit un grand nombre d’ouvrages remarquables. Ce qui fait son plus grand mérite, c’est d’avoir le premier présenté toute la théologie dans un ordre parfait, ouvrant ainsi la voie à Saint Thomas d’Aquin. Saint Jean Damascène mourut vers 754.
Deuxième station A peine la sentence de mort a‑t‑elle été prononcée contre Jésus, qu’on apporte l’instrument de son supplice. Et que fait le Sauveur en présence de la croix ? S’abandonne-t-il à des lamentations ? Reproche-t-il à Pilate son injustice ? Non, il se soumet en silence à l’arrêt qui le condamne et…
Première station Si j’entendais, si je voyais condamner à mort, un parent, un ami, pourrais-je contenir ma douleur et mes larmes ? Et si ce parent, cet ami subissait à ma place la condamnation que j’aurais méritée, ma douleur ne serait-elle pas plus vive encore et mes larmes plus amères ? C’est…
Prière préparatoire Divin Jésus, quand vous avez dit : Laissez venir à moi les petits enfants, c’était pour les bénir et les embrasser. Aujourd’hui, vous marchez au Calvaire, et il y a sous chacun de vos pas une large trace de sang. Comment oserai-je m’approcher de vous. Mais votre tendre et généreuse…
« Comment, Oscar ! Tu ne manques pas seulement la messe, tu dis encore des mensonges ? … Tu m’as menti quatre fois maintenant, avant d’avouer que tu es allé jouer au football au lieu d’aller à l’église ! » M. le Curé avait l’air fâché. Il ne peut pas souffrir les mensonges.
Oscar, le menteur attrapé, se serait volontiers caché derrière un banc ou aurait préféré disparaître complètement. En effet, c’est très désagréable d’être grondé devant toute la classe.
« Va à ta place, dit enfin M. te Curé, tu devrais avoir honte ! Mentir, c’est vilain ! et pour un garçon qui se prépare à la première communion c’est doublement vilain ! Écoutez, mes chers enfants, je vais vous raconter une histoire afin que vous sachiez pourquoi un premier communiant ne doit pas tromper, ni tricher, ni mentir.
L’histoire est bien vieille ; il y a 1500 ans qu’elle est arrivée. Je l’ai lue quand j’étais enfant, et je ne l’ai jamais oubliée. Pour mieux comprendre cette histoire, il faut savoir qu’en ce temps-là, le prêtre ne plaçait pas tout de suite la sainte hostie sur la langue du communiant, mais sur sa main droite ; chacun, se donnait la sainte communion lui-même. Voici ce qui arriva.
Un jour, un pauvre homme vint demander l’aumône au saint évêque Paulin. Le bon évêque lui donna volontiers quelque chose ; le mendiant avait l’air tellement misérable. Mais quelle terreur le saisit quand l’homme tendit sa main pour recevoir l’aumône ! Elle était toute desséchée, comme une




