Huitième station Des femmes compatissantes, c’étaient sans doute des mères, voyant la cruauté des bourreaux envers Jésus, s’abandonnent à leur sensibilité et semblent demander grâce pour lui. Mais qu’entends-je ? Jésus ne veut pas être consolé, c’est par ses souffrances qu’il opère mon salut, et il a un tel désir de m’ouvrir…
Et maintenant une histoire ! Posts
Jean, surnommé Damascène parce qu’il était originaire de Damas, fut instruit des sciences divines et humaines par le moine Cosmas. Ses progrès furent tels que le calife de Damas le prit comme ministre, L’empereur Léon l’Isaurien ayant alors lancé plusieurs édits qui interdisaient le culte des saintes images, Jean, resté chrétien bien qu’au service d’un infidèle, défendit énergiquement, par sa parole et ses écrits, la légitimité de ce culte. L’empereur, furieux de rencontrer un tel adversaire, l’accusa de trahison auprès du calife de Damas, qui n’hésita pas à faire couper la main à son ministre. Mais, par un miracle, la Vierge restitua cette main à son fidèle serviteur. Touché d’une telle grâce, Jean prit congé du calife, distribua ses biens aux pauvres et se retira près de Jérusalem, dans la laure de Saint-Sabas. Là il fut un modèle d’humilité et d’obéissance. Ayant reçu l’ordre d’aller vendre de petites corbeilles à Damas, la ville où naguère il avait eu une situation si brillante, il recueillait avec avidité les moqueries de la foule. Son obéissance était telle qu’il se rendait toujours au moindre signe de ses supérieurs, sans demander la moindre explication. Ordonné prêtre, il eut enfin la liberté de suivre ses goûts pour l’étude, et il écrivit un grand nombre d’ouvrages remarquables. Ce qui fait son plus grand mérite, c’est d’avoir le premier présenté toute la théologie dans un ordre parfait, ouvrant ainsi la voie à Saint Thomas d’Aquin. Saint Jean Damascène mourut vers 754.
Septième station Tomber dans le péché est un grand mal ; y retomber est un bien plus grand mal encore. N’ai-je menti, n’ai-je désobéi qu’une fois ? Hélas ! peut-être ai-je menti, ai-je désobéi plusieurs fois par jour. C’est pour expier mes nombreux péchés de paresse, de gourmandise, d’impatience et de murmure que Jésus…
Sixième station A quel état lamentable est réduit mon Sauveur ! qu’il est digne de compassion ! La sueur et le sang ruissèlent de son visage adorable. C’est alors que Véronique le voyant passer devant sa maison, cède à l’élan de son cœur, perce la foule, s’agenouille et applique respectueusement l’heureux voile…
Cinquième station Épuisé de fatigues, accablé par les mauvais traitements, Jésus est près de succomber. Ses amis et ses disciples l’ont lâchement abandonné. Qui viendra à son aide ? Un étranger, un inconnu. Ne me semble-t-il pas que j’aurais voulu être à la place du Cyrénéen, et que j’aurais été bien…
Quatrième station Une horrible clameur apprend à Marie que son divin Fils est condamné à mort… que déjà on le traîne au supplice. Son cœur n’y tient pas, elle vole à sa rencontre. Bourreaux, respect à une mère ! contenez votre fureur, écartez-vous ! Voilà Jésus et sa Mère en présence l’un…




