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5 mars 2026Saint Jean-Joseph de la Croix, Confesseur

Jean-Joseph, encore enfant, exhor­tait ses condis­ciples à fuir le péché, repre­nait sévè­re­ment ceux qui vivaient dans l’in­sou­ciance du salut et don­nait aux pauvres la meilleure part de ses repas. À 16 ans, il quit­ta son île d’Is­chia et reçut à Naples l’ha­bit de saint Fran­çois. Trois ans plus tard, ses supé­rieurs l’en­voyèrent dans le Pié­mont fon­der un nou­veau Couvent de la réforme de saint Pierre d’Al­can­ta­ra. Cette mis­sion accom­plie, tout dési­reux d’a­che­ver sa vie dans la soli­tude, il se reti­ra dans un ermi­tage au pied des Apen­nins ; mais il fut bien­tôt rap­pe­lé à Naples, nom­mé en 1678 pre­mier maître des novices et enfin supé­rieur. Jean-Joseph repor­ta sur ses fières en reli­gion tous les tré­sors d’af­fec­tion ren­fer­més dans son cœur. Sa foi, ses aus­té­ri­tés, ses prières lui valurent le don des miracles : c’est ain­si que, pen­dant une famine, il nour­rit les Frères de son couvent d’un pain qui se mul­ti­pliait à son ordre. Il ne se conten­tait pas de conso­ler les malades, par­fois il pre­nait sur lui leurs infir­mi­tés. Un prêtre qui souf­frait beau­coup de deux ulcères et qui appré­hen­dait une opé­ra­tion dou­lou­reuse ayant sol­li­ci­té ses prières, Jean-Joseph deman­da à Dieu de trans­por­ter sur lui-même les maux dont souf­frait son ministre. Aus­si­tôt il fut atteint de cette hor­rible mala­die, tan­dis que le prêtre en était com­plè­te­ment déli­vré. Ce saint à la cha­ri­té héroïque mou­rut en 1734.


Ouvrage : Revue Bernadette | Auteur : Robitaillie, Henriette | Illustration : Iessel, Manon
Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Made­leine était une péche­resse. Pour­sui­vie par les remords, elle aper­çoit Jésus qui passe et qui la regarde. N’en pou­vant plus, elle entre chez le Pha­ri­sien où le Sau­veur dînait, et, sans rien dire, se jette à ses pieds, pleure, et essuie les pieds du Maître de ses beaux che­veux dénoués.…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Un jour, Jésus vit venir à lui un jeune homme qui lui deman­da ce qu’il devait faire pour aller au ciel. Le Sau­veur lui répon­dit : « Observe les com­man­de­ments ». Mais, répli­qua l’autre, « je les ai obser­vés depuis mon enfance ». Jésus alors, le regar­dant, l’ai­ma. Puis, devi­nant en lui une âme noble,…

Ouvrage : Le Christ-Roi | Auteur : Danemarie, Jeanne

OH ! Oh ! le ciel s’y prête ! Regar­dez l’aube mer­veilleuse qui gran­dit. Sur l’ho­ri­zon rose le soleil arrive brus­que­ment, et toute la beau­té de la terre à l’au­tomne jaillit par­tout, des col­lines loin­taines, bleuâtres, des feuillages ardents, splendides. 

Les volets de la chambre de Made­leine et Sabine ont très tôt cla­qué sur le mur, et les deux fillettes ont salué le soleil par des cris de joie, et lui ont envoyé des bai­sers, comme à un ami.

Dans la chambre d’An­dré l’ordre règne par­tout. Le lit a reçu une cou­ver­ture blanche, et un bou­quet de chry­san­thèmes répand son odeur amère devant un cru­ci­fix. L’en­fant est assis dans son lit. M. le Curé en sur­plis, pré­cé­dé de Mar­cel, arrive por­tant l’Hos­tie sainte. Après les prières litur­giques il parle à l’enfant : 

« Voi­ci Celui qui a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » De ce royaume d’in­fi­nie béa­ti­tude Il est seul la Porte, on n’entre que par Lui. Il a seul la clé, Il ouvre à qui Il veut[1]. »

Les yeux d’An­dré expriment une paix au-des­sus de son âge. Et M. le Curé repart en hâte, car l’heure de la Messe est là. 

À l’é­glise les bancs sont gar­nis d’en­fants. Avant la Com­mu­nion voi­ci ce que leur a dit M. le Curé.

  1. [1] Pie XI, Ency­clique Quas pri­mas.
Ouvrage : Le Christ-Roi | Auteur : Danemarie, Jeanne

IV

TOUS voi­ci au 27 octobre, veille de la Fête. Le temps va per­mettre de jouer en plein air dans un pré en pente, à côté d’une mai­son amie, com­mode pour les chan­ge­ments de cos­tumes. Toute une bande d’en­fants, joyeuse et bruyante, com­man­dée par Made­leine et Mar­cel, s’oc­cupent à trans­por­ter des bancs, des chaises, à fixer une corde sur laquelle trois draps pour­ront cou­rir et for­mer rideau de scène. 

Made­leine, qui est par­tout à la fois, se fait appe­ler Marthe de Noaillat. M. le Curé se prête à cette fan­tai­sie et l’ap­pelle Madame.

MADELEINE

M. le Curé, c’est dom­mage que vous soyez obli­gé d’ex­pli­quer les scènes vous-même. Ce serait beau­coup mieux si vous pou­viez être assis là au milieu sur ce fauteuil.

M. LE CURÉ

C’est vrai, Madame, mais je pré­fère sur­veiller la bonne marche de tout.

MADELEINE

C’est mieux, bien sûr, vous avez eu assez de peine pour toutes les répé­ti­tions. Les gosses obéissent si mal.

M. LE CURÉ 

Vous aus­si, Madame, vous vous êtes don­né beau­coup de peine. 

MADELEINE (avec convic­tion)

Oh, oui ! Si André n’é­tait pas fati­gué, c’est lui qui aurait pu gui­der tout le monde. Il est si intelligent !

M. LE CURÉ 

Il ne faut pas comp­ter sur André.

MADELEINE

Il se repose aujourd’­hui pour être bien demain. Je lui ai por­té le cos­tume du Car­di­nal, il l’a trou­vé beau. 

(On entend une dis­pute. Les enfants se cha­maillent. M. le Curé va inter­ve­nir, mais il s’ar­rête en riant.)

MARCEL (grim­pé sur un banc, crie)

Tai­sez-vous, tous. Autre­ment demain le Car­di­nal vous enver­ra tous en Purgatoire. 

LES ENFANTS

Tu ne nous fais pas peur. (Ils rient. Demain sur la scène, ils paraî­tront les uns après les autres dans de petits rôles, cela suf­fit pour les mettre en joie, et M. le Curé ne semble pas inquiet de cette dissipation.)

MADELEINE

M. le Curé, venez voir les cos­tumes. Ils sont éta­lés sur une table, Maman et ma Tante ont aidé les bonnes Sœurs à les préparer. 

M. LE CURÉ