Deux hommes montent au Temple pour prier. L’un d’eux, le Pharisien, rempli d’orgueil, se met à se vanter, à raconter ses actes de vertu, à remercier Dieu de ce qu’il n’est pas comme les autres hommes, se jugeant bien supérieur au publicain qui se frappe la poitrine, près de lui.…
Et maintenant une histoire ! Posts
Cyrille s’adonna avec soin, dès ses plus tendres années, à l’étude des Saintes Écritures. Ordonné prêtre, il s’acquitta avec grand succès de la double charge de prêcher aux fidèles et d’instruire les catéchumènes ; il y joignit la composition de ces catéchèses vraiment admirables, où, ramassant, avec autant de clarté que d’éloquence, toute la doctrine de l’Église, il établissait solidement et défendait contre les ennemis de la foi chacun des dogmes de la religion. L’évêque de Jérusalem étant mort, il fut désigné pour lui succéder. La véhémence avec laquelle il combattit l’hérésie arienne lui valut l’exil à trois reprises : il ne fut tranquille qu’une fois la paix rendue à l’Église par l’empereur Théodose le Grand. La tradition nous apprend que Dieu illustra par des prodiges célestes la sainteté de Cyrille. La première année de son épiscopat, pendant les fêtes de la Pentecôte, une grande croix lumineuse apparut sur le Golgotha et s’étendit jusqu’au mont des Oliviers. Plus tard, vers 363, Julien l’Apostat, soit pour faire mentir la prédiction de Notre-Seigneur, soit pour s’attirer la sympathie des Juifs, entreprit de rebâtir le Temple de Jérusalem : or, quand les travaux commencèrent, un tourbillon dispersa les matériaux, des tremblements de terre rejetèrent les pierres des anciens fondements et comblèrent les tranchées ouvertes pour les nouveaux, des globes de feu sortant par les crevasses brûlèrent les ouvriers et empêchèrent toute approche : il fallut renoncer à l’entreprise… Après avoir assisté au concile de Constantinople, Cyrille mourut septuagénaire, le 18 mars 386.
DEUXIÈME ACTE
Le rideau se relève sur le même décor, le même bureau à Paray-le-Monial. Il y a beaucoup de monde sur la scène, un évêque (c’est Marcel qui a un peu changé de costume, mais a gardé toute sa dignité), des prêtres, des Sœurs, des hommes, des femmes.
M. LE CURÉ
Cette foule que vous voyez, arrive de Rome. Elle a assisté le 31 décembre 1925 à la première fête du Christ-Roi célébrée par S. S. Pie XI. M. et Mme de Noaillat sont restés à Rome. Maintenant écoutez.
L’ÉVÊQUE
Quelle journée ! quelle fête !
UN PRÊTRE
Je crois que Rome n’en a jamais vu de pareille. Pourtant j’ai assisté à la canonisation du Curé d’Ars, et à celle de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. C’était splendide, mais ce n’était pas la même chose.
UNE DAME
Non, parce que c’est plus beau de penser au Christ qu’à ses Saints.
L’ÉVÊQUE
Non, ce n’était pas la même chose. Cette fête-là, c’est le merci de la terre au ciel.
UNE DAME DE PARAY-LE-MONIAL
Dans le défilé que de beaux costumes ! Ces Chevaliers du Saint Sépulcre et de Malte, tout en blanc et or étaient magnifiques.
UNE AUTRE
Et la Garde Palatine ! et la Garde Suisse ! et la Garde noble ! ces habits jaunes, rouges, blancs, dorés. J’ai vu un officier en culotte blanche, habit rouge et or et casque doré. On aurait dit un Ange. Ah ! qu’il était beau !
UNE SŒUR
Avez-vous remarqué la figure du Pape ? Il jubilait. Il paraît qu’il a été très ému en voyant les milliers de signatures.
LE PRÊTRE
Les chants étaient parfaits, forts, puissants.
UNE DAME
J’aurais voulu comprendre les paroles, suivre la Messe de la nouvelle fête. On ne nous a point donné de livres.
UNE SŒUR
Monseigneur, voulez-vous nous dire un peu ces paroles ?
L’ÉVÊQUE
Oh ! oui. L’introït est tiré de l’Apocalypse de saint Jean : « Il est digne, l’Agneau qui a été immolé, de recevoir la Vertu, la Divinité, la Sagesse, la Force et l’Honneur. À lui soient la Gloire et l’Empire dans les siècles des siècles. »
LE PRÊTRE
Et la Collecte : « O Dieu Tout-Puissant et éternel, qui dans ton Fils bien-aimé, Roi de tous les êtres, as voulu renouveler toutes choses, accorde-nous que toutes les nations, désagrégées par la plaie du péché, se soumettent désormais à ton très suave empire. »
L’ÉVÊQUE
Et l’Offertoire : « Demande-moi et je te donnerai toutes les nations en héritage et tu posséderas les confins de la terre[1]. »
UN HOMME
Moi je suis chantre dans ma paroisse et j’ai compris l’Évangile : « Le Christ répondant à Pilate : « Tu l’as dit. Je suis Roi. »
LE PRÊTRE
Et dans l’Épître que de force ! « Mes frères, grâces à Dieu le Père, qui nous a rendus dignes d’avoir part à l’héritage des Saints dans la lumière, qui nous a arrachés à la puissance des ténèbres et nous a fait passer dans le Royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, par son sang et la rémission des péchés. C’est Lui qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature ; car en Lui toutes choses ont été créées dans le ciel et sur la terre, les visibles et les invisibles… tout a été créé par Lui et pour Lui, et Il est avant tout, et toutes choses subsistent en Lui…[2] »
UN HOMME
La Préface était une splendeur.
Jésus avait un cœur rempli de tendresse. Il aima ses parents, ses amis, ses ennemis, les traîtres, les bourreaux. Juif d’origine, il aimait aussi sa petite patrie. Aussi, peu avant sa mort, il s’arrêta sur la montagne qui domine Jérusalem, et, sachant que, trente ans après, de cette ville superbe,…
Jésus, envoyant ses apôtres et ses disciples prêcher l’Évangile dans les villes de Judée, leur dit : « La moisson est grande, mais les ouvriers sont peu nombreux ! » Parole qu’Il nous répète encore, car la sixième partie du globe seulement est catholique. Un milliard et deux-cent millions d’hommes n’ont pas encore entendu…
Prenant trois apôtres avec lui, Jésus monta sur le Thabor, et là, il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent étincelants. Moïse et Elie apparurent, conversant avec lui. Saint Pierre hors de lui-même, voulait rester là, et proposait à Jésus de dresser des tentes sur la montagne, mais, dit l’Évangile,…




