Pour mieux nous faire comprendre encore que nous devons nous abandonner, comme des enfants, à la Providence divine, Jésus nous offre l’exemple des petits oiseaux. « Considérez, dit-il, les oiseaux du ciel : ils n’amassent rien dans les greniers ; et cependant votre Père céleste les nourrit. N’êtes-vous pas beaucoup plus qu’eux ? »…
Et maintenant une histoire ! Posts
Cyrille s’adonna avec soin, dès ses plus tendres années, à l’étude des Saintes Écritures. Ordonné prêtre, il s’acquitta avec grand succès de la double charge de prêcher aux fidèles et d’instruire les catéchumènes ; il y joignit la composition de ces catéchèses vraiment admirables, où, ramassant, avec autant de clarté que d’éloquence, toute la doctrine de l’Église, il établissait solidement et défendait contre les ennemis de la foi chacun des dogmes de la religion. L’évêque de Jérusalem étant mort, il fut désigné pour lui succéder. La véhémence avec laquelle il combattit l’hérésie arienne lui valut l’exil à trois reprises : il ne fut tranquille qu’une fois la paix rendue à l’Église par l’empereur Théodose le Grand. La tradition nous apprend que Dieu illustra par des prodiges célestes la sainteté de Cyrille. La première année de son épiscopat, pendant les fêtes de la Pentecôte, une grande croix lumineuse apparut sur le Golgotha et s’étendit jusqu’au mont des Oliviers. Plus tard, vers 363, Julien l’Apostat, soit pour faire mentir la prédiction de Notre-Seigneur, soit pour s’attirer la sympathie des Juifs, entreprit de rebâtir le Temple de Jérusalem : or, quand les travaux commencèrent, un tourbillon dispersa les matériaux, des tremblements de terre rejetèrent les pierres des anciens fondements et comblèrent les tranchées ouvertes pour les nouveaux, des globes de feu sortant par les crevasses brûlèrent les ouvriers et empêchèrent toute approche : il fallut renoncer à l’entreprise… Après avoir assisté au concile de Constantinople, Cyrille mourut septuagénaire, le 18 mars 386.
DEUXIÈME TABLEAU
Tout le monde s’est rassis, et même il y a quelques auditeurs de plus : une auto s’est arrêtée devant ce théâtre en plein air, et les occupants ont gentiment demandé la permission de rester. M. le Curé a dit Oui, et les jeunes acteurs sont fiers de ce succès.
M. LE CURÉ, debout à droite du rideau fermé.
Nous sommes au Mexique le 11 novembre 1920. Au fond de l’horizon on voit une montagne abrupte, haute de 2600 m. Il fait encore un peu nuit. Des feux sont allumés sur toutes les cimes d’alentours. L’aube se lève peu à peu. La montagne est noire de monde, une foule arrive de partout. Maintenant on distingue sur le sommet la statue du Christ-Roi, haute de 3 mètres, placée sur une pyramide octogonale de 6 m. de hauteur.
Tout à coup le soleil jaillit derrière la chaîne du Guanajuato. L’Évêque de Léon s’avance. Il bénit la montagne et la proclame Montagne du Christ-Roi. Il bénit le monument et le déclare Monument National. On entend les chants de la Bénédiction du Saint Sacrement. L’Évêque bénit avec l’Ostensoir les quatre points cardinaux, puis il lance l’acclamation :
Vive le Christ-Roi
mille fois répétée par la foule.
Mais ce monument était insuffisant. Les Mexicains voulurent en élever un autre plus beau, beaucoup plus beau. Ils taillèrent une route dans la montagne, ils bâtirent trois ponts de fer. La plate-forme était déjà bâtie. Avant l’inauguration, pendant six jours et six nuits d’innombrables pèlerins gravirent la montagne. De partout montaient des prières et des cantiques au Christ-Roi.

Alors les méchants, aussi méchants que le roi Hérode, envoyèrent une armée pour empêcher qu’on place là-haut la statue du Christ-Roi. Et le 30 juin 1928, une détonation formidable se répercuta dans les montagnes et les vallées : le Monument au Christ-Roi volait en éclats.
Et on ferme les églises, on exile les moines, on chasse les prêtres. On veut détruire la religion au Mexique. Quelques prêtres sont restés, ils se cachent. Ils administrent les Sacrements dans des lieux inconnus.
Le Père Miguel Pro, Jésuite, est de ceux-là. Le voici.
(Le rideau se tire lentement.)
PREMIÈRE SCÈNE
M. LE CURÉ continue
La scène représente un côté d’église, un autel, un confessionnal. Le Père Pro vient de confesser une centaine de personnes venues en grand mystère, quelques-unes de très loin. Il est tard, maintenant, l’église s’est vidée.
(M. le Curé s’est rassi.)
LE PÈRE PRO (c’est Marcel. Il a son costume de tous les jours, mais il n’a pas son visage ordinaire, si gai. Il est triste de l’absence d’André et puis il s’est mis vraiment dans ce rôle avec tout son cœur et toute sa foi. Il sort lentement la tête du confessionnal.)
C’est fini, il n’y a plus personne. Tant mieux, je n’en puis plus. Je confesse depuis ce matin. Quelles courbatures ! Tiens ! j’ai fait des progrès, je suis fourbu mais debout. Quand je pense qu’hier je me suis évanoui comme une femme, on a dû me sortir du confessionnal, me faire respirer des sels ! C’est honteux ! (Il va vers le Tabernacle.)
Après-demain, Seigneur, vous quitterez votre maison. On Vous chasse, Vous, le Maître, le Roi ! Les cloches se tairont, le Mexique doit être vidé de Dieu. Ils sont fous !… Mais nous, nous allons entrer dans le désolant abîme de la persécution. Peu importe !
« Je consens à n’avoir nul bonheur sur la terre.
Mais donnez-moi, Seigneur, des âmes à sauver ! Des âmes à sauver, Vous m’en donnerez. J’irai les chercher partout, à travers les ronces, pieds nus sur le roc tranchant. Je me donne tout entier. Votre amour, mon Dieu, Vous seul, je suis votre Victime. »
(Il va sortir de l’église et hésite.)
Je crois que je ferai bien d’attendre encore un peu avant de traverser les rues. En attendant, je vais dormir dans un coin. (Il s’installe.)
(Un silence. La porte de l’église s’ouvre avec précautions.)
HUMBERTO PRO (c’est Maxime qui tient le rôle, un gentil garçonnet d’un hameau)
(À voix basse)
Miguel ! Miguel ! êtes-vous là ? (Pas de réponse.) Mon Dieu, pourvu que je n’arrive pas trop tard. Des policiers le guettent partout. Où est-il ? C’est sombre. (Il appelle plus fort.)
Miguel ! Miguel !
LE P. PRO, (mal réveillé, se dresse)
Voilà ! Voilà ! Est-ce pour un mourant ?
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