Durant tout le carême, nous allons publier tous les vendredi matin deux courtes méditations illustrées pour les enfants sur les stations du Chemin de la Croix. Pour ne pas envahir vos boites mél, nous n’enverrons pas ces méditations par courriel. Bon et saint carême à tous ! — — — — — — — — — — — — — — On commence chaque Station…
Et maintenant une histoire ! Posts
Jean, né à Capistran, dans l’Italie centrale, le 24 juin 1385, fit ses études de droit à Pérouse, devint gouverneur de cette ville, tenta de rétablir la paix avec les seigneurs de Rimini et fut victime d’une trahison à la suite de laquelle on l’emprisonna. Ayant obtenu sa délivrance au prix d’une forte rançon, il entra chez les Franciscains et fit profession en 1417. Pendant ses études de théologie, il eut pour maître saint Bernardin de Sienne, qui, frappé de ses progrès, le fit prêcher à Sienne et le prit ensuite comme auxiliaire dans ses missions. Jean parcourut ainsi presque toute l’Italie et convertit des âmes innombrables. Nommé par le Pape inquisiteur contre les Juifs et les Sarrasins, il en amena un grand nombre à la foi du Christ. Au concile de Florence, il réussit à réunir les Arméniens schismatiques à l’Église catholique. Envoyé comme nonce en Allemagne, il convertit quantité d’hérétiques. Il poussa le pape Calixte III à décréter la Croisade et anima tellement les princes à la guerre sainte qu’en peu de temps 70 000 chrétiens furent enrôlés. C’est principalement à ses conseils et à son courage que l’on dut la victoire de Belgrade où 120 000 Turcs furent taillés en pièces ou mis en fuite. Il mourut de fatigue peu de temps après, le 23 octobre 1456.
« Dis donc, ce qu’on l’a rendu furieux », dit en riant Max à Gilbert. Blottis contre le mur, à droite et à gauche de la porte de l’école, les deux garçons attendent.
Mais celui qu’ils guettent ne vient pas. Assis tout seul dans la salle de classe, la tête sur le pupitre, il pleure à chaudes larmes. Qu’en peut-il, s’il a les cheveux roux ? Le bon Dieu aurait tout aussi bien pu les donner à un autre, par exemple à ces deux qui viennent de se moquer de lui. « Rouquin ! Rouquin ! » l’ont-ils appelé en lui tirant la langue. Et puis, il ont disparu derrière les bancs. Ils savent bien qu’il ne peut souffrir ce sobriquet. Il s’était donné tant de peine pour maîtriser sa colère. Mais quand le sang lui fut monté à la tête il ne s’est plus senti et il s’est vengé. Cela les a rendus d’autant plus méchants. « Rouquin ! Rouquin furieux ! » lui criaient-ils. Alors, à bout de patience, il a saisi la première chose qui lui est tombée sous la main, un livre, et l’a jeté aux deux garçons. Malheur ! Ils ont évité le coup, le gros livre a passé à travers la vitre, et la voilà en mille morceaux !…
Un instant, tous trois se sont regardés, terrifiés. Aucun n’a voulu cela, certainement ! Mais a quelque chose malheur est bon : les deux taquins ont disparu, laissant la paix au Rouquin, probablement à cause de la vitra cassée. — Leur conscience leur dit sans doute que c’est bien leur faute, puisqu’ils ont agacé leur camarade.
Rouquin — son vrai nom est Roger — est encore plus fâché maintenant Assis tout seul sur son banc, il se sent le plus malheureux du monde. C’est toujours lui qu’on chicane, et pourtant il ne fait de mal à personne !
Max et Gilbert, près de la porte de l’école finissent par s’ennuyer. Quand, au bout d’un quart d’heure, Roger part furtivement, il n’y a plus personne.
Oui, Roger s’en va furtivement à la maison comme s’il avait été battu. Et pourtant ce n’est pas le cas ; mais il a honte parce qu’il craint que ses deux méchants camarades surgissent quelque part et lui crient le sobriquet, en face de tout le monde.
Et puis, il y a la vitre ! Il faut la payer, si l’on veut être honnête. « Celui qui casse les verres les
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Au pied des Pyrénées, dans un site beau, mais sévère, le village de Lourdes menait, il y a cent ans, la vie simple, laborieuse, monotone, de tant de villages de par le monde, et rien n’indiquait qu’un jour il deviendrait un des lieux les plus célèbres de la terre. Les bergères y gardaient leurs moutons dans les pâturages ; le Gave solitaire roulait ses eaux vives sur les cailloux ; les gens n’y étaient ni meilleurs ni pires qu’en d’autres pays… Et pourtant, des faits merveilleux allaient s’y dérouler, et l’humanité chrétienne entière tournerait les yeux vers ce pauvre village, et les foules y accourraient, innombrables. Pourquoi ? A cause d’une très humble petite fille, à qui la Sainte Vierge parla…
* * *
Donc, le jeudi 11 février 1858, vers neuf heures et demie du matin, les sœurs Toinette et Bernadette Soubirous, accompagnées de leur inséparable amie Jeannette, sortirent pour aller ramasser du bois mort. Le besoin d’un peu de feu se faisait cruellement sentir dans la misérable maison des Soubirous ! Toinette et Jeannette marchaient d’un bon pas, en riant ; Bernadette suivait, serrant sur ses épaules un petit capuchon de laine qu’une voisine charitable lui avait prêté. Pas bien brillante, Bernadette ! Une fragile enfant de quatorze ans, qui en paraissait dix à peine, visiblement une qui ne mangeait pas à sa faim. De temps en temps, elle toussait, comme chaque hiver, et ce n’était pas sa robe de futaine qui aurait pu la protéger bien du froid. Mais si vous l’aviez rencontrée, cette enfant souffreteuse, si vous aviez regardé son visage à l’ovale parfait, au nez délicat, au front large et pur, surtout si vous aviez croisé son lumineux regard, assurément vous n’auriez pu manquer de vous dire : « Quelle petite fille aimable, et quelle jolie âme elle doit avoir ! »
« Fais comme nous, déchausse-toi et passe le gué ! crient Toinette et Jeannette, avec de grands rires. Paresseuse ! tu nous laisses ramasser seules le bois mort ! »
Pour atteindre le coin de forêt où l’on trouve des branches tombées, il fallait franchir le canal qui, du torrent, menait l’eau vers le moulin et comme sa mère lui avait recommandé de bien faire attention et de ne pas prendre froid, Bernadette ne voulait pas se mouiller les pieds. Elle resta donc dans l’île entre le canal et le gave, seule… Et soudain…
Ce fut pour elle un moment inimaginable, extraordinaire. Que se passa-t-il exactement ? Elle avait l’impression d’être entourée par un vent terrible qui aurait voulu l’emporter, mais en même temps, elle se rendait bien compte que
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