Étiquette : <span>Pénitence</span>

Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes I

La pénitence

Ce récit est une his­toire abso­lu­ment vraie : seuls les noms propres ont été chan­gés. On com­pren­dra aisé­ment pourquoi.

Roger de Pré­val était élève au col­lège Sainte-Anne à X, depuis octobre. Il avait eu le mal­heur de tom­ber sous la coupe d’un mau­vais cama­rade, plus âgé que lui, nom­mé Lau­dry. Non seule­ment ce der­nier lui avait pas­sé de mau­vais livres, ensei­gné de vilaines choses, mais un soir il l’a­vait entraî­né à la cha­pelle poux voler l’argent dépo­sé dans le tronc ! Roger, ter­ro­ri­sé par Lau­dry, avait consen­ti à tout… N’o­sant avouer ses fautes au confes­seur, il s’é­tait tu, accu­mu­lant pen­dant six mois sacri­lèges sur sacri­lèges. Et voi­ci qu’ar­ri­vait pour lui le Grand Jour de la Pre­mière Com­mu­nion, la vraie, puisque à cette époque on ne fai­sait pas encore de com­mu­nion privée.

Dominicain - pour prêche la retraite de première communion des enfants

La retraite com­men­ça, prê­chée par un jeune Père domi­ni­cain. Le pré­di­ca­teur rap­pe­la aux retrai­tants les grandes véri­tés de notre sainte reli­gion : la mort, le juge­ment, le ciel, l’en­fer… Roger, tout ému, repas­sa dans son esprit les nom­breuses fautes com­mises depuis six mois. Mais que dirait son confes­seur s’il lui avouait seule­ment aujourd’­hui sa misère ? Le pauvre petit pen­sa que jamais le prêtre n’a­vait enten­du de sem­blables choses… Et pour s’en­cou­ra­ger il répé­tait : « Mon Dieu, je vous jure de me confes­ser, mais plus tard, quand je serai sur mon lit de mort ! » Or voi­ci qu’à la veille de la clô­ture, le pré­di­ca­teur fit un ser­mon sur la mau­vaise confes­sion. « On se confesse mal de deux manières, dit le Père ; en man­quant de contri­tion, c’est-à-dire en ne se repen­tant pas de ses péchés, ou en man­quant de sin­cé­ri­té, c’est-à-dire en cachant volon­tai­re­ment une ou plu­sieurs fautes graves. Dans ce der­nier cas on sort du confes­sion­nal encore plus cou­pable, car on y est entré simple pécheur et on en sort

Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes II

La belle vertu

Histoire pour le KT - Saint Jean BoscoCe songe a été racon­té par Don Bos­co à ses élèves en 1867 :

« Dans la nuit du 29 au 30 mai, dit le Saint, je me trou­vais dans une immense plaine peu­plée de bre­bis. Je me deman­dais à qui pou­vait bien appar­te­nir une telle mul­ti­tude d’a­ni­maux lorsque j’a­per­çus tout à coup près de moi un ber­ger appuyé sur son bâton. Je lui deman­dai à qui était ce trou­peau. Il me répon­dit de ne pas m’en inquié­ter, que je le sau­rais plus tard. Gui­dé par lui je me mis à par­cou­rir la plaine et à exa­mi­ner les bêtes. Ici de superbes bre­bis brou­taient, à l’ombre de grands arbres, une herbe verte et épaisse. Un peu plus loin, un grand nombre d’autres, plus ou moins malades, cher­chaient leur nour­ri­ture dans des coins rem­plis de pierres et de ronces où ne se trou­vait pas un brin d’herbe fraîche. Je deman­dai quelques expli­ca­tions à mon guide. Il se conten­ta de me répondre : « Tu n’es pas fait pour conduire ce trou­peau. Je vais te mon­trer celui que tu dois faire paître. » Et il me condui­sit dans une autre par­tie de la plaine, cou­verte de brous­sailles, où des mil­liers d’a­gneaux pais­saient, maigres et le corps cou­vert de plaies. Chose curieuse, ils avaient de longues cornes comme de vieux béliers, et toutes se ter­mi­naient par une sorte d’S.

Catéchèse pour les enfants - troupeau de moutons - Songe de Don Bosco« Com­ment se fait-il, deman­dai-je, que des agneaux si jeunes aient des cornes pareilles ? — Regarde plus atten­tivement », me répon­dit le ber­ger. Je regar­dai à nou­veau et vis que leur corps était cou­vert de chiffres représen­tant un 3. « Qu’est-ce que tout cela signi­fie ? » deman­­dai-je à nou­veau. « Voi­ci, reprit l’homme. Cette plaine immense représente

Ouvrage : Les lèvres scellées ou le sacrement de pénitence raconté aux jeunes | Auteur : Hunermann, Père Guillaume
(Conte...)

Le vieux curé était res­té au confes­sion­nal jusqu’à la tom­bée de la nuit, jusqu’à ce que le der­nier pécheur eût quit­té l’église. Cepen­dant, il déci­da d’attendre encore un peu, au cas où un péni­tent en retard se pré­sen­te­rait encore.

Sacrement de la réconciliation - Honfleur - Eglise St Leonard - ConfessionnalIl était fati­gué et mal­gré lui ses pau­pières se fermaient.

Tout à coup, il sur­sau­ta. La porte de l’église avait bou­gé ; peut-être n’était-ce qu’un coup de vent car la tem­pête fai­sait rage autour de la mai­son de Dieu. Mais une sil­houette se déta­chait sur le mur : un homme s’avançait. Son pas réson­nait de façon étrange sur les dalles, comme s’il avait une jambe de bois. Il avait rele­vé le col de son man­teau, et à tra­vers les grilles du confes­sion­nal, le prêtre ne put dis­tin­guer du visage que deux yeux au regard sombre. L’étranger entra dans le confes­sion­nal après une brève hési­ta­tion et s’agenouilla.

« Quand vous êtes-vous confes­sé pour la der­nière fois ? » deman­da le prêtre.

« Je n’ai encore jamais reçu ce sacre­ment » répli­qua l’homme d’une voix étouffée.

« Jamais, dites-vous ? »

« Jamais. »

« Quel âge avez-vous donc ? »

« Je ne sais pas, il y a beau temps que j’ai ces­sé de comp­ter les années. »

« Mais vous devez bien savoir à peu près votre âge ? »

« Une demi-éternité. »

« Bien, disons alors soixante-dix ans ! De quoi vous accusez-vous ? »

« J’ai été orgueilleux » répli­qua le pécheur.

« Rien d’autre ? » insis­ta le prêtre, éton­né. « Vous n’avez été orgueilleux qu’une seule fois durant toutes ces années ? »

« Oui, une seule fois seulement. »

« Et rien d’autre ? »

« J’ai été envieux. »

« Envieux ? »

« Oui, envieux. J’étais jaloux de tout le monde. »

« De tout le

Ouvrage : À l'ombre du clocher - 1. Les sacrements | Auteur : Dardennes, Rose

C’est une his­toire vraie.

Histoire de Sainte Catherine pour les môme - décapitation de Nicolas TuldoAu temps de la Sei­gneu­re­rie de Sienne, au 14e siècle, Nico­las le bri­gand avait tant com­mis de crimes que le sei­gneur de la cité le fit arrê­ter, condam­ner : Nico­las Tul­do aurait la tête tranchée.

Or, au même temps, vivait à Sienne, Cathe­rine la douce, la pieuse, la sainte. Cathe­rine s’en fut à la pri­son visi­ter le condam­né. Elle lui par­la si bien de Dieu que le mal­heu­reux, regret­tant ses crimes, s’en confes­sa hum­ble­ment à Mes­sire l’Au­mô­nier qui lui en don­na par­don de la part de Mon­sei­gneur Dieu. Dès lors, Nico­las en sa pri­son fut en paix : libé­ré de ses péchés, ren­tré dans l’amitié de Dieu, il atten­dait la mort tran­quille­ment : n’é­tait-il pas par­don­né, lavé, rede­ve­nu fils aimé de Dieu ? La mort, dès lors, n’a­vait pas de quoi l’épouvanter…

Cepen­dant, les bonnes gens de Sienne disaient :

- Puis­qu’il regrette ses crimes, Mon­sei­gneur le Duc va peut-être le gracier ?

Nen­ni !…

Au jour fixé, Nico­las mon­ta à l’échafaud. Cathe­rine était là avec Mes­sire l’Aumônier.