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12 mars 2026Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l’Église

Gré­goire, qui fut plus tard sur­nom­mé le Grand, était romain et fils du séna­teur Gor­dien. For­mé aux études juri­diques, il était deve­nu pré­teur quand, à l’âge de 35 ans, il quit­ta le monde. Il fon­da six monas­tères en Sicile et un sep­tième à Rome, où il se reti­ra. Les aus­té­ri­tés aux­quelles il se livra ne tar­dèrent pas à alté­rer sa san­té. C’est alors que le pape Pélage II, après l’a­voir ordon­né diacre, l’en­voya comme légat à Constan­ti­nople. Pélage étant mort quelques années plus tard, Gré­goire, après une éner­gique résis­tance, dut accep­ter de lui suc­cé­der sous le nom de Gré­goire Ier. La situa­tion était des plus cri­tiques : déchi­rée par une mul­ti­tude d’hé­ré­sies, déso­lée par la tié­deur de son cler­gé, l’É­glise, au dire de Gré­goire lui-même, « était comme un vieux navire vio­lem­ment secoué, fai­sant eau de toutes parts » ; on croyait la fin du monde arri­vée. Gré­goire ne se décou­ra­gea pas. Il répri­ma les Dona­tistes en Afrique, les Ariens en Espagne, expul­sa les Agnoètes d’A­lexan­drie, obli­gea les Goths à quit­ter l’hé­ré­sie arienne. Il conver­tit la Grande-Bre­tagne en y envoyant saint Augus­tin et qua­rante moines. Au patriarche de Constan­ti­nople il fit aban­don­ner le titre de patriarche œcu­mé­nique qu’il s’é­tait attri­bué pour lui don­ner une leçon il s’in­ti­tu­la lui-même et intro­dui­sit pour les papes l’u­sage de s’in­ti­tu­ler « ser­vi­teur des ser­vi­teurs de Dieu, ser­vus ser­vo­rum Dei ». Il s’ef­for­ça de réfor­mer le cler­gé sécu­lier et régu­lier. Il ajou­ta à l” « Hanc igi­tur » de la messe les mots diesque nos­tros in tua pace dis­po­nas : éta­blis­sez nos jours dans votre paix ». Consi­dé­rant la musique sacrée, non comme un acces­soire, mais comme une par­tie du culte, il ras­sem­bla les anciennes mélo­dies et en ajou­ta d’autres : ce qui a valu à ce chant le nom de chant gré­go­rien. Auteur de nom­breux ouvrages qui lui ont méri­té le titre de Doc­teur de l’É­glise, saint Gré­goire mou­rut le 12 mars 604, après qua­torze ans d’un pon­ti­fi­cat surmené.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Un des chefs de la Syna­gogue, Jaïre, deman­dait à Jésus de gué­rir sa fille mou­rante. Mais bien­tôt, on vient lui annon­cer que sa fille était morte. Jésus lui dit alors : « Ne crains rien, crois seule­ment ! » Puis, accom­pa­gné de Jaïre, il se ren­dit à sa mai­son. En arri­vant, il voulut…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Zachée était le chef des doua­niers de Jéri­cho. Vou­lant voir Jésus dont on par­lait tant, il mon­ta sur un arbre. Jésus pas­sa, le regar­da, et s’ar­rê­tant lui dit : « Des­cends vite, car aujourd’­hui je vais loger dans ta mai­son ! ». Grande joie de Zachée qui fait à Dieu une récep­tion cordiale.…

Ouvrage : Revue Bernadette | Auteur : Michel, Josick | Illustration : Iessel, Manon

La neige tombe depuis le matin. Fri­leu­se­ment, la petite ville cam­pée sur la rivière de la Somme se blot­tit dans la val­lée, toutes ses mai­sons ser­rées les unes contre les autres, comme pour mieux se défendre du froid. Cette année de l’ère chré­tienne 342 débute par un hiver par­ti­cu­liè­re­ment rude. 


Sur le seuil d’une des mai­sons les plus misé­rables du bourg, le vieil Avel­lin hésite à sor­tir : estro­pié, ne pou­vant plus tra­vailler, il vit de la cha­ri­té publique. Chaque jour, l’in­firme va s’as­seoir sur une borne à l’en­trée de la ville, là où le va-et-vient des voya­geurs est le plus impor­tant. Habi­tuel­le­ment, le pauvre vieux ramasse assez de menues pié­cettes pour assu­rer sa misé­rable existence. 

Aujourd’­hui, pour­tant, Avel­lin se pose le pro­blème : « Res­ter ici, au froid, certes, puisque l’âtre est vide, mais abri­té de la neige ; ou aller expo­ser sur la route ses vieux membres à peine cou­verts de haillons, mais ris­quer cepen­dant de rece­voir quelque mon­naie lui per­met­tant de man­ger, car, aus­si vide que l’âtre, la huche ne recèle plus la moindre miette de pain… Allons ! il faut ten­ter la chance… » 

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Les enne­mis de Jésus vou­laient sa mort. Aus­si, à chaque ins­tant, ils lui ten­daient des pièges, afin de pou­voir l’ac­cu­ser. Ils vinrent un jour lui dire : « Maître, vous êtes droit et ensei­gnez la véri­té ; nous est-il per­mis ou non, de payer le tri­but à César ? » Jésus connais­sant leur fourberie,…

Ouvrage : Le Christ-Roi | Auteur : Danemarie, Jeanne

La terre est un miracle de beau­té en ce jour d’au­tomne. On ne peut la décrire. Les mots ne suf­fisent pas. Il faut regar­der et sen­tir. Les grands châ­tai­gniers sont légers, légers, la moi­tié de leurs feuilles sont à terre, toutes dorées, comme dans le jar­din du Para­dis. À tra­vers les arbres on voit le ciel bleu. Quelques feuillages rouges se détachent sur les autres. 

Made­leine qui a repris sa robe de fillette, mange sa part de tarte avec un plai­sir si évident que Mar­cel le taquin ne peut man­quer de le remarquer.

MARCEL

Pour un mar­tyr, tu as l’air rude­ment gourmande ! 

MADELEINE (mali­cieuse)

Tu ne me feras pas mettre en colère ce soir ! Vois-tu, je suis affa­mée. C’est fati­gant tous ces rôles où on pleure. 

MARCEL (gen­ti­ment)

C’est ce que j’ai pen­sé. Tiens ! voi­là encore de la tarte, j’en ai pris deux mor­ceaux pour toi. 

MADELEINE (ravie)

Oh mer­ci ! (Elle sai­sit le mor­ceau.)

MARCEL (après un silence)

Papa était là pour la fin de la pièce.

MADELEINE

Je l’ai vu. Il pleurait. 

MARCEL

Comme tout le monde.

MADELEINE

J’aime autant qu’An­dré ne soit pas venu. Être malade c’est déjà triste. Mieux vaut l’égayer.

MARCEL

Maman vien­dra à la Bénédiction. 

UNE VOIX LOINTAINE DANS LE BOIS 

Made­leine, Mar­cel ! venez vite !