Wulfran naquit au VIIe siècle à Milly, près de Fontainebleau, d’une très noble famille. Appelé à la cour de Neustrie par le crédit de son père et par son propre mérite, il y servit heureusement Clotaire III et Thierry III. Élu archevêque de Sens, il ne gouverna son diocèse que deux ans et demi. Puis il démissionna et partit évangéliser les Frisons, accompagné de quelques religieux. Ils s’embarquèrent à Caudebec. Un jour que Wulfran disait la messe sur le bateau, le diacre laissa tomber la patène à la mer ; alors le saint évêque, après avoir prié, lui commanda de mettre la main à l’endroit où la patène avait disparu, et aussitôt celle-ci remonta du fond des eaux et vint se placer dans sa main, au grand étonnement de tous. Dès qu’ils furent arrivés en Frise (contrée de la Hollande actuelle), Wulfran s’adressa à Radbod, duc du pays ; ce prince, quoiqu’idolâtre, donna aux missionnaires toute liberté pour prêcher. Les Frisons écoutèrent volontiers Wulfran et plusieurs se firent baptiser. Les miracles du saint y furent pour beaucoup. Il existait dans le pays une cruelle coutume, celle de faire aux démons des sacrifices humains : on prenait un enfant désigné par le sort et tantôt on le décapitait, tantôt on le pendait, tantôt on le jetait à la mer. À la voix de saint Wulfran, un enfant qu’on avait pendu ressuscita, deux autres qu’on avait jetés à la mer restèrent sains et saufs. Alors que la religion chrétienne commençait à s’implanter profondément parmi les Frisons, saint Wulfran décida de se retirer à Saint-Wandrille, où il mourut au début du VIIIe siècle. Plus tard ses reliques furent transportées à Abbeville dont il devint le patron.
Moïse gravit à nouveau la montagne et y resta 40 jours ; pendant ce temps, Dieu lui communiqua d’autres lois.
Voyant qu’il tardait à descendre, le peuple demanda à Aaron de lui faire un
veau d’or, croyant symboliser par là, la puissance de Dieu. Moïse, tandis qu’il revenait vers la plaine, entendit le bruit des réjouissances du peuple. Irrité, il brisa les tables de la Loi, détruisit le veau d’or, et fit mettre à mort un grand nombre d’Israélites.
Le troisième jour, le peuple se groupa dans une grande plaine, face à la montagne sainte. Alors Dieu se manifesta au milieu des foudres et des éclairs, et prononça les dix commandements : Je suis ton Dieu ; tu n’en auras pas d’autre ; tu ne te feras pas d’idoles ; tu ne prendras pas en vain le nom de ton Dieu ;
souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier ; honore ton père et ta mère ; tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne porteras point de faux témoignages contre ton prochain ; tu ne convoiteras point les biens de ton prochain.
Les Israélites arrivèrent au désert de Sin, et, n’ayant rien à manger, ils murmurèrent. Moïse leur promit qu’ils mangeraient de la viande le soir même et, en effet, un grand nombre de cailles s’abattit sur le camp.
Les Israélites virent aussi paraître dans le désert quelque chose de menu, ressemblant à de petits grains de gelée blanche. Ils s’écrièrent aussitôt : « Manhu ? » (« Qu’est-ce que cela ? ») Moïse leur dit : « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger ».
Les Israélites quittant le désert de Sin, allèrent camper à Raphidim où il n’y avait pas d’eau. Mais Dieu dit à Moïse : « Allez jusqu’à Horeb, frappez avec votre verge le rocher et l’eau en jaillira ».
C’est ce que fit Moïse et le peuple put boire.
Il y avait trois mois et trois jours que les Israélites avaient quitté l’Égypte, ils arrivèrent alors au pied du mont Sinaï. Sur l’ordre du Seigneur, Moïse monta au sommet de la montagne. Étant revenu au milieu des Israélites, il leur dit de se tenir prêts pour le troisième jour.
Alors, Moïse élevant la main sur la mer, le Seigneur l’entrouvrit et l’eau fut séparée en deux donnant ainsi un passage aux enfants d’Israël. Voyant ce passage, les Égyptiens y entrèrent avec toute la cavalerie de Pharaon et ses
chariots. Moïse alors, étendant de nouveau, la main, la mer se referma et toute l’armée des Égyptiens fut engloutie.
Alors les Israélites entonnèrent un cantique d’actions de grâces au Seigneur qui les avait délivrés.
Mais bientôt Pharaon se repentit d’avoir laissé partir les Hébreux et réunissant aussitôt tous ses chars de guerre et toute son armée, il se mit à la poursuite des Israélites. Il les aperçut dans leur camp sur le bord de la mer.
Voyant arriver les soldats du Pharaon, les Israélites furent saisis d’une grande frayeur et invoquèrent le Seigneur.