Dès que Jésus fut né, les Anges chantèrent dans le ciel, illuminant la nuit de leurs clartés. Ils s’adressèrent alors à des bergers qui gardaient leurs troupeaux, et leur dirent : « Allez à Bethléem. Il vous est né un Sauveur, que vous trouverez enveloppé de langes et posé dans une crèche !…
Et maintenant une histoire ! Posts
Grégoire, qui fut plus tard surnommé le Grand, était romain et fils du sénateur Gordien. Formé aux études juridiques, il était devenu préteur quand, à l’âge de 35 ans, il quitta le monde. Il fonda six monastères en Sicile et un septième à Rome, où il se retira. Les austérités auxquelles il se livra ne tardèrent pas à altérer sa santé. C’est alors que le pape Pélage II, après l’avoir ordonné diacre, l’envoya comme légat à Constantinople. Pélage étant mort quelques années plus tard, Grégoire, après une énergique résistance, dut accepter de lui succéder sous le nom de Grégoire Ier. La situation était des plus critiques : déchirée par une multitude d’hérésies, désolée par la tiédeur de son clergé, l’Église, au dire de Grégoire lui-même, « était comme un vieux navire violemment secoué, faisant eau de toutes parts » ; on croyait la fin du monde arrivée. Grégoire ne se découragea pas. Il réprima les Donatistes en Afrique, les Ariens en Espagne, expulsa les Agnoètes d’Alexandrie, obligea les Goths à quitter l’hérésie arienne. Il convertit la Grande-Bretagne en y envoyant saint Augustin et quarante moines. Au patriarche de Constantinople il fit abandonner le titre de patriarche œcuménique qu’il s’était attribué pour lui donner une leçon il s’intitula lui-même et introduisit pour les papes l’usage de s’intituler « serviteur des serviteurs de Dieu, servus servorum Dei ». Il s’efforça de réformer le clergé séculier et régulier. Il ajouta à l” « Hanc igitur » de la messe les mots diesque nostros in tua pace disponas : établissez nos jours dans votre paix ». Considérant la musique sacrée, non comme un accessoire, mais comme une partie du culte, il rassembla les anciennes mélodies et en ajouta d’autres : ce qui a valu à ce chant le nom de chant grégorien. Auteur de nombreux ouvrages qui lui ont mérité le titre de Docteur de l’Église, saint Grégoire mourut le 12 mars 604, après quatorze ans d’un pontificat surmené.
Le Sauveur a été et sera toujours un « signe de contradiction ». Il sera jusqu’à la fin poursuivi par la haine et consolé par l’amour. Les uns lui tendront le poing ; les autres le serviront et le prieront avec ferveur et avec amour. Mais, au jugement, les premiers seront chassés en…
Hérode, roi méchant et jaloux, averti par l’arrivée des Mages qu’un nouveau roi était né, voulut le faire mourir. Il envoya à Bethléem des soldats qui devaient égorger tous les enfants de deux ans et au-dessous — Mais Joseph, averti par un songe, se leva en pleine nuit, prit l’Enfant et la…
Quand fut arrivé le moment où Marie allait être mère, elle dut, avec Joseph, aller à Bethléem, pour obéir aux ordres de l’Empereur Auguste qui voulait faire le recensement de ses sujets. Arrivés là, les deux voyageurs cherchèrent un abri ; mais il y avait tant de monde dans la petite…
La grosse Louise a ouvert brusquement la porte du petit salon où Mme de Chambreil tricote devant une claire flambée.
Jaquemette a posé sa poupée et, surprise, s’est redressée de toute la hauteur de ses huit ans.
— Eh bien, Louise, que se passe-t-il ? demande Mme de Chambreil.
— Madame ! Madame !… C’est M. le Curé !
— M. le Curé à cette heure-ci ? Faites entrer, Louise !
La silhouette du prêtre se dessine dans l’entre-bâillement de la porte. Il secoue avant d’entrer quelques flocons de neige qui s’incrustent à sa pèlerine. Son bon sourire se fait embarrassé.
— Je m’excuse, madame, de venir vous déranger à cette heure indue.
— Vous savez bien, monsieur le Curé, que vous ne me dérangez jamais… Mais je suis navrée de voir que vous avez affronté un temps pareil pour venir jusqu’ici… et un soir de Noël encore !
— Eh ! oui… justement, un soir de Noël… C’est que, voyez-vous, madame, il m’arrive quelque chose de bien fâcheux : Je n’ai pas d’Enfant Jésus !
Devant le sourire un peu amusé de Mme de Chambreil, le bon prêtre s’explique :
— Vous savez que, grâce à la générosité de mes paroissiens, j’ai pu organiser une crèche cette année… une crèche tout à fait bien. Mue Béchaille a tout préparé. Moi-même y ai mis tantôt, la dernière main. Nous avons saint Joseph, la Sainte Vierge, les bergers. Tout, madame sauf l’Enfant Jésus que la maison de Paris qui nous a fourni ses personnages a négligé de comprendre dans l’envoi. J’ai envoyé un télégramme avant-hier et, confiant dans la Providence, j’ai attendu sans trop d’appréhension. Mais il faut se rendre à l’évidence. Le train de quatre heures est passé sans m’amener le colis désiré, et je ne sais plus comment faire… Alors, je suis venu, madame… pour vous demander conseil.
Mme de Chambreil comprit tout de suite ce que le pauvre prêtre attendait d’elle.
— Ne désespérez pas, monsieur le Curé, il reste encore une chance. Je vais aller avec la voiture à Bayeux pour tâcher de trouver un petit Jésus.
— Mais, madame…
— Ne faut-il pas tout tenter ?




