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8 janvier 2026Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, Confesseur.

Il naquit le 3 jan­vier 1673 à Mont­fort-sur-Meu, dio­cèse de Saint-Malo, dans une famille qui devait comp­ter huit enfants. Dès le col­lège, il se fit remar­quer par sa cha­ri­té. Vou­lant un jour sau­ver du ridi­cule un condis­ciple pauvre, il entre­prit de l’ha­biller pro­pre­ment, et le condui­sit chez un tailleur auquel il dit : « Voi­ci mon frère et le vôtre : j’ai quê­té dans la classe ce que j’ai pu pour le vêtir ; si ce n’est pas suf­fi­sant, c’est à vous d’a­jou­ter le reste. » Le tailleur s’exé­cu­ta de bonne grâce… En dehors des heures de cours, Louis-Marie allait conso­ler et ins­truire les pauvres des hôpi­taux. À 19 ans, il déci­da de se consa­crer à Dieu. Ordon­né prêtre en 1700, il choi­sit le minis­tère des mis­sions, et débu­ta à Poi­tiers. Sol­li­ci­té par les pauvres de l’hô­pi­tal de cette ville, il res­ta au milieu d’eux, et se mit à les soi­gner, à faire leurs lits, dans ses moments libres. Mais les règle­ments qu’il dres­sa pour le bon ordre de la mai­son déchaî­nèrent contre lui les pro­tes­ta­tions des gou­ver­nantes, et il dut se reti­rer. Il se mit alors à prê­cher. Son abso­lu déta­che­ment fai­sait sur les pauvres l’im­pres­sion la plus pro­fonde. À sa parole, on s’ar­ra­chait au vice : il obtint un jour qu’on lui appor­tât une grande quan­ti­té de mau­vais livres pour être brû­lés. Ses suc­cès et son ortho­doxie lui atti­rèrent la haine des jan­sé­nistes, qui le firent chas­ser du dio­cèse de Poi­tiers, puis de celui de Saint-Malo. À Nantes, au cours d’une mis­sion, il ton­na contre le vice avec tant de force et de suc­cès qu’il faillit être assom­mé par un groupe de jeunes liber­tins. De Nantes, il pas­sa à La Rochelle. Un peu par­tout, il fai­sait chan­ter de pieux can­tiques qu’il avait com­po­sés lui-même, et ins­tal­lait des Croix et des Cal­vaires. Il fon­da les Filles de la Sagesse et les Prêtres mis­sion­naires de la Com­pa­gnie de Marie, qui, en conti­nuant son œuvre, ont main­te­nu la vita­li­té chré­tienne de l’Ouest de la France. Le grand mis­sion­naire mou­rut sur la brèche, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, le 28 avril 1716 : il avait 43 ans.


Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

« Le Christ, nous dit l’A­pôtre, s’est fait obéis­sant jus­qu’à la mort ». À peine a‑t‑il vu le jour, qu’il com­mence à obéir. Lui qui est, à tant de titres, au-des­­sus de la loi, il veut se sou­mettre au rite de la cir­con­ci­sion, comme sa Mère, un peu plus tard, se soumettra…