Saint Albert le Grand, Évêque et Docteur de l’Église

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Né, selon cer­tains en 1193, selon d’autres en 1206, Albert, fils aîné du comte de Boll­stâdt, pas­sa ses pre­mières années au châ­teau fami­lial, situé non loin de Lauin­gen, petite ville de Souabe, sur le Danube. Pen­dant qu’il fai­sait ses études à l’U­ni­ver­si­té de Padoue, il fut conquis par la parole ardente de Jour­dain de Saxe, maître géné­ral des Frères Prê­cheurs, et, mal­gré l’op­po­si­tion d’un oncle, entra chez les Domi­ni­cains. Il se fit alors remar­quer par son exacte obser­vance de la règle, sa pié­té à l’é­gard de la Sainte Vierge et son sou­ci des âmes. Envoyé à Cologne pour y pour­suivre ses études, il ensei­gna bien­tôt à Hil­de­sheim, à Fri­bourg-en-Bris­gau, à Ratis­bonne et à Stras­bourg. Pour­vu d’une chaire à l’U­ni­ver­si­té de Paris, il s’y cou­vrit de gloire et eut le mérite de dis­cer­ner et de pous­ser Tho­mas d’A­quin, l’un de ses élèves. Après avoir quit­té Paris pour l’É­cole géné­rale des Domi­ni­cains de Cologne, il fut nom­mé Pro­vin­cial d’Al­le­magne et se ren­dit à Rome pour défendre la cause des Ordres men­diants contre les attaques de Guillaume de Saint-Amour. Évêque de Ratis­bonne, puis pré­di­ca­teur de croi­sade, il reprit bien­tôt son ensei­gne­ment à Cologne, où il mou­rut le 15 novembre 1280. Saint Albert nous a lais­sé une mul­ti­tude d’ou­vrages sur toute espèce de sciences et par­ti­cu­liè­re­ment sur la phi­lo­so­phie et la théo­lo­gie : ce qui lui a valu le sur­nom d’Al­bert le Grand et le titre de Doc­teur de l’É­glise. Béa­ti­fié en 1622, il a été cano­ni­sé par Pie XI en 1931. Un décret de Pie XII, en 1942, lui a décer­né le titre de « Patron des Sciences ».

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