Yves naquit en 1253 au manoir de Kermartin, près de Tréguier, en Bretagne. Il fit ses études de droit à Paris, puis à Orléans. L’évêque de Rennes le choisit alors comme Official, c’est-à-dire juge des causes ecclésiastiques, charge qu’il exerça ensuite à Tréguier. Avant chaque procès, il essayait de réconcilier les plaideurs, et sa charité faisait de lui l’avocat des pauvres, des veuves et des orphelins. Ordonné prêtre en 1285, il fut nommé curé de Trédrez. Pour mieux remplir ses nouveaux devoirs, il se démit de sa charge d’Official. Yves fut le modèle des pasteurs. Son humilité ne pouvait souffrir la plus petite louange. Tertiaire de saint François, il faisait toujours ses visites à pied, portant des sandales comme les Franciscains. Étant simple étudiant à Paris, il avait commencé à s’abstenir de viande, à Orléans, il cessa de boire du vin et entreprit de jeûner tous les vendredis. Son lit n’était qu’un peu de paille sur une claie d’osier, et sa Bible, ou une pierre, lui servait d’oreiller. Il distribuait aux pauvres les revenus de son bénéfice et de son patrimoine. Un jour que le tailleur lui essayait un habit, il aperçut dans la cour un pauvre demi-nu ; aussitôt il lui fit donner l’habit neuf et garda le vieux. Saint Yves mourut le 19 mai 1303. Des miracles nombreux se produisirent à son tombeau. Sa fête se célèbre le 19 mai ; le 29 octobre est l’anniversaire de l’exhumation et de la translation de ses reliques, qui eut lieu en 1347 au moment de sa canonisation. Sous le vocable de saint Yves, les avocats ont formé en divers lieux des confréries pour défendre la cause des pauvres.
Translation des reliques de saint Yves.
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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