Elle naquit en 1207. Son père André II, roi de Hongrie, la fiança dès son enfance à Louis, fils du landgrave de Thuringe. Elle dut l’épouser à 14 ans. Sous la direction d’un prêtre savant et vertueux, elle fit de grands progrès dans les voies de la perfection : avec le consentement de son époux, elle passait une partie de ses nuits en prières et consacrait ses journées aux œuvres de charité ou au travail des mains. Quand elle n’avait pas à paraître à la cour, elle ne portait que des vêtements d’étoffe grossière. Durant la famine de 1225, elle vint au secours de tous ceux qui souffraient du fléau. Quand le landgrave, alors absent, fut de retour, ses officiers se plaignirent à lui des excessives prodigalités de son épouse : « Je ne puis, leur répondit-il, blâmer des charités qui nous attirent les bénédictions du ciel. » Elisabeth fonda plusieurs hôpitaux et fit élever un grand nombre d’orphelins. À 20 ans, elle perdit son mari et se vit chassée par son beau-père, elle et ses trois enfants. Dépouillée de tous ses biens, délaissée de ceux mêmes qu’elle avait comblés de ses aumônes, elle supporta les injures et les sarcasmes avec un courage invincible, heureuse de souffrir ainsi pour Dieu. Elle mourut le 19 novembre 1231, âgée seulement de 24 ans.
Sainte Élisabeth de Hongrie, Veuve
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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