Né en 1205, de parents manichéens, à Vérone, en Italie, il se détacha des hérétiques dès l’âge de 7 ans, le jour où il eut appris à l’école le symbole de la foi chrétienne ; les caresses de son père et de son oncle ne purent ébranler sa constance. Venu à Bologne pour faire ses études, il entra bientôt dans l’Ordre naissant des Dominicains. D’un zèle admirable pour la pénitence et la contemplation, il s’appliqua de même assidûment à procurer le salut des âmes. Il possédait un don particulier pour réfuter les hérétiques et sa prédication avait une telle influence que des foules entières accouraient pour l’entendre et se convertissaient en masse à sa voix. Il avait demandé la grâce de mourir martyr : elle lui fut accordée. Comme il exerçait la charge d’inquisiteur et revenait de Côme à Milan, un impie sectaire lui asséna sur la tête deux coups d’épée. Avec le sang qui coulait de sa plaie, Pierre eut le courage de tracer sur le sol le mot Credo, mais un autre coup lui perça le cœur. C’était en 1252.
Joram, roi de Juda, épousa la très impie Athalie, fille d’Achab et de Jésabel. Elle eut un fils Achosias. Après un an de règne, ce fils périt de mort vio-lente. Or le père étant mort auparavant, Athalie voulut régner seule et pour cela, fit périr toute la famille royale. Mais le dernier-né, Joas, fut emporté de son berceau dans le temple et ainsi échappa au massacre. Athalie régnait depuis six
ans dans l’impiété et le crime quand son repos fut troublé par les cris de « Vive le Roi ». C’est que le Grand Prêtre venait de conférer l’onction royale à Joas, qui avait sept ans, au milieu des chefs et des soldats qui l’entouraient.
Elle se précipita alors vers le temple, d’où venait le bruit des trompettes et voulut franchir les rangs des soldats. Mais on l’entraîna et on la mit à mort dans son palais.
En raison de sa forte armée (14 000 chars, 12 000 chevaux de selle et 10 000 stalles pour les chevaux destinés à ses chars), Salomon était craint et respecté de tous les rois voisins et donnait ainsi la paix à son peuple. Ses richesses étaient formidables : son trône était d’ivoire incrusté d’or pur ; des lions d’or en
soutenaient les bras et en ornaient les degrés. Sa vaisselle et les boucliers de ses gardes étaient d’or. Ses flottes rapportaient d’outre-mer des trésors fabuleux.
Mais sa grande œuvre fut la construction, dans Jérusalem, d’un temple merveilleusement riche, dédié au Seigneur.
Nul roi ne fut en Israël aussi glorieux que Salomon.
Il fit bientôt preuve de cette sagesse dans un jugement devenu célèbre. Deux femmes se disputaient la possession d’un enfant nouveau-né, chacune déclarant qu’elle en était la mère. « Prenez votre épée, dit-il, à l’un de ses officiers, partagez en deux cet enfant et donnez-en une moitié à chacune ». L’une d’elles consentait
au partage, mais l’autre s’écria : « Seigneur, ne frappez pas l’enfant ; donnez-le plutôt à cette femme, mais qu’il vive ». Le roi répondit simplement : « C’est vous qui êtes la vraie mère ».
À la mort de Saül qui fut le premier roi d’Israël, David monte sur le trône et après quarante ans de règne laisse le pouvoir à son fils Salomon.
Salomon n’avait que dix-sept ans lorsqu’il succéda à David. Aussitôt après son mariage, il organisa une grande cérémonie religieuse sur les hauteurs de Gabaon ou se trouvait alors le Tabernacle. Salomon offrit mille holocaustes sur l’autel car il aimait le Seigneur, se conduisant suivant les ordonnances de David son père.
À la suite de cette solennité, Salomon eut un songe dans lequel Jéhovah lui apparut et lui dit de demander ce qu’il voudrait. « Seigneur, répondit-il, je ne suis qu’un enfant…
« Accordez-moi la sagesse afin que je conduise votre peuple dans vos voies ».
Salomon fut exaucé. Dieu le rendit le plus sage, le plus magnifique et le plus puissant des rois d’Israël.
Les Philistins étaient venus combattre les Israélites. Une vallée séparait les deux armées ; et là, un Philistin de plus de deux mètres de haut, nommé Goliath, casqué et cuirassé d’airain venait chaque jour défier Israël.
David venu au camp pour prendre des nouvelles de ses frères, aperçut Goliath et rempli d’une inébranlable confiance en Dieu, supplia Saül de le laisser combattre ce géant — « Va, et que Dieu soit avec toi » dit Saül.
David prit alors son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies, les mit dans sa jarretière et s’avança au devant de Goliath. Le jeune homme lança alors avec sa fronde une pierre qui frappa au front le Philistin et le fit tomber la face contre terre. Tirant de son fourreau l’épée du géant, David lui coupa la tête et les Philistins devant cette tète sanglante s’enfuirent épouvantés.