Jean-Joseph, encore enfant, exhortait ses condisciples à fuir le péché, reprenait sévèrement ceux qui vivaient dans l’insouciance du salut et donnait aux pauvres la meilleure part de ses repas. À 16 ans, il quitta son île d’Ischia et reçut à Naples l’habit de saint François. Trois ans plus tard, ses…
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Louis de France, le futur Louis IX, naquit à Poissy en 1215. Sous la régence de Blanche de Castille, le modèle des reines et des mères, il fit son apprentissage du métier du roi. Il fit surtout son apprentissage de la vie chrétienne : lui-même rappelait plus tard que sa mère lui avait donné à entendre qu’elle aimerait mieux le voir mort que coupable d’un péché mortel. À 19 ans, Louis épousa Marguerite de Provence, dont il devait avoir onze enfants. Le roi avait une vie de piété quasi monastique : il entendait chaque jour messe et vêpres chantées, et tout l’Office, se levant à minuit pour Matines ; il se confessait tous les vendredis ; il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : « Et homo factus est », coutume qui a été depuis adoptée par l’Église universelle. « On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne, je les passais au jeu ou à la chasse. » Son amour de la science lui faisait accueillir fréquemment les docteurs de l’Université de Paris, en particulier saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure. Affilié lui-même au Tiers-Ordre de saint François, Louis avait grande compassion pour les pauvres et les malades, qu’il aimait à servir à table. Il avait le plus grand souci de la justice, donnant volontiers audience sous le chêne de Vincennes. S’il prit parfois des mesures contre les Juifs, c’était uniquement à cause de leurs pratiques usuraires ou du danger que leurs discours faisaient courir à la foi de ses sujets. Prince pacifique, il sut néanmoins faire respecter l’honneur de la France. À la suite d’une maladie, il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite aux mains des Sarrasins, dont il fit l’admiration. Revenu en France, il éleva la Sainte Chapelle pour recevoir la sainte Couronne d’épines qu’il tenait de l’empereur de Constantinople. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, dans le dessein de convertir les musulmans ; mais une épidémie décima son armée et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il mourut en terre africaine le 25 août 1270.
Saint Casimir, né en 1458 de Casimir IV, roi de Pologne, et d’Elisabeth d’Autriche, fut formé dès son enfance à la piété et aux belles-lettres. Il domptait ses jeunes membres par un rude cilice et par des jeûnes assidus. Dédaignant la mollesse d’un lit royal, il couchait sur la dure…
Guénolé naquit dans l’île de Bréhat, diocèse de Saint-Brieuc, vers le milieu du Ve siècle. Ses parents venaient d’Angleterre. Il fut élevé par saint Budoc dans une île voisine. Ses progrès furent tels que son maître le mit, à 21 ans, à la tête de onze de ses disciples. Ils…
Il naquit à Oberlingen, près du lac de Constance, à la fin du XIIIe siècle. Sa mère l’éleva avec tant de piété, qu’à 13 ans il voulut entrer dans l’Ordre de saint Dominique. Toutefois, la fragilité humaine prenant le dessus, il vécut pendant cinq années dans un certain relâchement. À…
Aubin naquit en 496 dans le diocèse de Vannes. Il quitta sa famille pour se consacrer au service de Dieu dans le monastère de Tintillant, en Bretagne. Ses vertus le firent bientôt choisir comme Abbé : il n’avait alors que 35 ans. Par sa douce énergie, il fit régner parmi ses…