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27 mars 2026Saint Jean Damascène, Prêtre et Docteur de l’Église

Jean, sur­nom­mé Damas­cène parce qu’il était ori­gi­naire de Damas, fut ins­truit des sciences divines et humaines par le moine Cos­mas. Ses pro­grès furent tels que le calife de Damas le prit comme ministre, L’empereur Léon l’I­sau­rien ayant alors lan­cé plu­sieurs édits qui inter­di­saient le culte des saintes images, Jean, res­té chré­tien bien qu’au ser­vice d’un infi­dèle, défen­dit éner­gi­que­ment, par sa parole et ses écrits, la légi­ti­mi­té de ce culte. L’empereur, furieux de ren­con­trer un tel adver­saire, l’ac­cu­sa de tra­hi­son auprès du calife de Damas, qui n’hé­si­ta pas à faire cou­per la main à son ministre. Mais, par un miracle, la Vierge res­ti­tua cette main à son fidèle ser­vi­teur. Tou­ché d’une telle grâce, Jean prit congé du calife, dis­tri­bua ses biens aux pauvres et se reti­ra près de Jéru­sa­lem, dans la laure de Saint-Sabas. Là il fut un modèle d’hu­mi­li­té et d’o­béis­sance. Ayant reçu l’ordre d’al­ler vendre de petites cor­beilles à Damas, la ville où naguère il avait eu une situa­tion si brillante, il recueillait avec avi­di­té les moque­ries de la foule. Son obéis­sance était telle qu’il se ren­dait tou­jours au moindre signe de ses supé­rieurs, sans deman­der la moindre expli­ca­tion. Ordon­né prêtre, il eut enfin la liber­té de suivre ses goûts pour l’é­tude, et il écri­vit un grand nombre d’ou­vrages remar­quables. Ce qui fait son plus grand mérite, c’est d’a­voir le pre­mier pré­sen­té toute la théo­lo­gie dans un ordre par­fait, ouvrant ain­si la voie à Saint Tho­mas d’A­quin. Saint Jean Damas­cène mou­rut vers 754.


Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Bernard, Jean

Sainte Jeanne d’Arc

Sur le rem­part qui s’a­van­çait en bor­dure de la Loire jus­qu’aux avant-postes enne­mis, Loïs, tapi der­rière un cré­neau, regar­dait son­geur l’énorme pont défen­du par le fort des Tou­relles, la plus redou­table bas­tille des Anglais.

Était-ce là que, demain, s’af­fron­te­raient hommes d’armes et archers pour libé­rer la ville d’Or­léans dont les Anglais occu­paient les forts extérieurs ?

Histoire des saints pour les enfants - Sainte Jeanne d'ArcSou­dain, Loïs tres­saillit. Toute menue sous son armure de guerre, une ombre se dres­sait non loin de lui sur les cré­neaux, insou­cieuse des flèches anglaises.

La jeune fille était seule, et Loïs, qui l’au­rait recon­nue entre mille, la regar­dait s’ap­pro­cher en rete­nant son souffle. Tout à coup, il l’en­ten­dit sou­pi­rer tout haut tan­dis que ses yeux se rem­plis­saient de larmes :

« Las ! las ! mon doux Sei­gneur, fau­dra-t-il donc ici com­battre et ver­ser le sang chré­tien ? Ces hommes n’en­ten­dront-ils donc pas votre voix ? Ah ! si je pou­vais trou­ver mes­sa­ger capable de tou­cher leur cœur !

— J’i­rai, moi, si vous voulez… »

Sor­tant brus­que­ment de sa cachette, l’en­fant venait de mettre un genou en terre devant Jeanne d’Arc, la jeune Lorraine.

« Toi, petit ? Mais

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Jourdan, Juliette

Il était une fois… Comme dans un conte… une petite prin­cesse belle comme le jour… blonde comme les blés… bonne comme le pain… et tout… et tout…

Histoire pour les momes à imprimer - Les oeufs de Pâques -Vieille femme et ses poulesElle s’ap­pe­lait Alinda.

Ce matin-là, elle s’en reve­nait de chez Catiche, l’an­cienne gar­dienne d’oies du château.

Il faut vous dire que cette Catiche avait une mau­vaise répu­ta­tion… on la disait sorcière.

Comme elle était laide et bos­sue depuis son jeune âge, les gens se moquaient d’elle et, pour se ven­ger, elle leur disait :

« Je vais vous jeter un sort… Pre­nez garde ! vos bêtes seront malades, l’eau de vos puits vous don­ne­ra la colique… »

Et comme on a tou­jours des ennuis dans la vie avec les bêtes, et quel­que­fois mal au ventre, les vil­la­geois gémis­saient : « Ça y est » et finis­saient par la croire, et elle aussi…

Mais Alin­da était tel­le­ment bonne qu’elle ne s’oc­cu­pait pas de cela et visi­tait la vieille Catiche, tou­jours aus­si laide et main­te­nant presque impotente.

***

Qu’il fai­sait beau ce matin du Same­di-Saint. L’air était léger, le soleil inon­dait la cam­pagne ; on res­pi­rait, on vivait, on avait envie de s’envoler.

A son départ de la chau­mière, la vieille avait don­né trois œufs de Pâques à la jeune fille :

« Le blanc est l’œuf de Blan­chette : quand vous l’au­rez gobé, demoi­selle, vous serez heu­reuse… Le jaune, qu’a pon­du Jau­nette, vous appor­te­ra la for­tune ; et le coco tout rosé de ma pou­lette noire vous don­ne­ra un mari. »

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Amédée

KT - Cloches de PâquesBing ! Bang ! Ding ! Dong ! Alléluia !

Aube de Pâques, matin joyeux ! Fran­çoise s’é­veille vite, vite. Elle est en vacances chez grand-mère, et n’a nulle envie de traî­ner au lit comme les jours où on l’ap­pelle pour l’école.

Bing ! Bang ! Ding ! Dong !…

Déjà les cloches ont ralen­ti. Fran­çoise en hâte fait sa toi­lette. Comme il fait beau ! Comme il fait gai !

La petite fille en gam­ba­dant court vers le vieux clocher.

Trop tard, hélas ! le vieux Xavier s’en va. L’oncle Xavier, le vieux son­neur, c’est le par­rain de Fran­çoise, et c’est le frère de grand-mère.

« Joyeuses Pâques ! crie la fillette, en sau­tant au cou du son­neur. Joyeuses Pâques, oncle Xavier. Vous m’a­vez réveillée en joie. Mais c’est dom­mage, j’ar­rive trop tard,

— Tu me ver­ras pour la grand-messe. Il est très tôt, tu as bien le temps.

— Oncle Xavier, vous ne vou­lez pas me lais­ser mon­ter dans le vieux clo­cher ? Je vou­drais voir les belles cloches. »

Récit pour le Caté - Clocher du village au printempsOncle Xavier hésite un brin, mais il ne sait rien refu­ser à sa filleule.

« Fais bien atten­tion, petite, sois prudente. »

Puis, il sou­rit dans sa barbe. C’est tout son amour, ce clo­cher, et cela lui fait grand plai­sir que sa Fran­cette par­tage cet amour.

L’air est ébran­lé encore par les vibra­tions des cloches, et Fran­çoise, en ten­dant l’o­reille, croit sai­sir ce qu’elles murmurent :

« Bon­jour, petite ! Te voi­là reve­nue, loin de la ville, Bon­jour Fran­cette ! C’est la Fan­chon, la Fran­ci­nette, c’est la Fran­çoise que nous aimons. »

Les cloches emploient tous les doux noms que lui donne sa grand-mère quand elle la tient sur ses genoux.

« Vous me connais­sez ? dit Fran­çoise. Et com­ment savez-vous mon nom ?

— Nous, les pre­mières, l’a­vons su. Qui donc a son­né gaie­ment le carillon de ton bap­tême ? L’oncle Xavier tirait la corde, avec ton grand

Au retour, devant l’autel. Jésus qui avez fait écla­ter votre puis­sance après votre mort par une infi­ni­té de pro­diges, ayez pitié de nous. Jésus ense­ve­li, ayez pitié de nous. Ver­set. Le Sei­gneur Jésus-Christ s’est humi­lié lui-même. Répons. Il s’est ren­du obéis­sant jus­qu’à la mort, et à la mort de la croix. Orai­son. Seigneur…

Qua­tor­zième sta­tion Joseph d’A­ri­ma­thie ayant obte­nu de Pilate le corps de Jésus, vou­lut lui rendre les der­niers hon­neurs. Après l’a­voir embau­mé et cou­vert d’un blanc lin­ceul, il le por­ta et le dépo­sa dans un sépulcre neuf creu­sé pour lui-même dans le roc vif. Heu­reux Joseph ! heu­reux les dis­ciples d’a­voir tou­ché de…