Et maintenant une histoire ! Posts
La fête de la Décollation ou Décapitation de saint Jean-Baptiste nous rappelle l’une de ces brutalités dont si souvent les grands se sont rendus coupables à l’égard de leurs censeurs. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée, venait de répudier sa femme légitime pour prendre Hérodiade, femme de son frère Philippe. Jean-Baptiste n’hésita pas à lui reprocher vivement cette conduite scandaleuse. Aussi fut-il arrêté et incarcéré. Or, « Hérodiade, nous dit saint Marc, voulait le faire périr ; mais elle ne le pouvait pas, car Hérode, sachant que c’était un homme juste et saint, le vénérait et veillait sur sa vie ; il faisait beaucoup de choses d’après ses conseils et l’écoutait volontiers. Enfin il se présenta une occasion favorable. Le jour anniversaire de sa naissance, Hérode donna un festin aux grands de sa cour, à ses officiers et aux principaux de la Galilée. La fille d’Hérodiade, étant entrée dans la salle, dansa, et plut tellement à Hérode et à ceux qui étaient à table avec lui, que le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il ajouta avec serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, quand ce serait la moitié de mon royaume. » Elle sortit et dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Sa mère lui répondit : « La tête de Jean-Baptiste. » Revenant avec empressement auprès du roi, la jeune fille lui fit cette demande : « Je veux que tu me donnes à l’instant, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. » Le roi fut attristé ; mais, à cause de son serment et de ses convives, il ne voulut pas l’affliger d’un refus. Il envoya donc un de ses gardes avec l’ordre d’apporter la tête de Jean sur un plat. Le garde alla décapiter Jean dans la prison, et apporta sa tête sur un plat ; il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la remit à sa mère. L’ayant appris, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le mirent dans un sépulcre. »
Ouvrage : Et maintenant une histoire I |
Auteur : Acre, Jean d’
Huitième commandement[]
Décidément, ce soir ça n’allait plus… Depuis longtemps déjà, Francelyn s’apercevait que le duc de Mâle-Bouche, dont il était le premier page, lui faisait mauvaise figure. Et Francelyn savait bien que c’était là une affaire de jalousie. Mirouet, le second page, ne pouvait supporter de le voir avant lui, et depuis longtemps il essayait de lui faire perdre l’estime du seigneur de Mâle-Bouche. Or, aujourd’hui, le duc avait été plus dur que d’habitude et si, tout à l’heure, il s’était enfermé dans sa chambre avec Mirouet, ce ne devait pas être pour chanter les louanges de Francelyn. Et Francelyn, accoudé à une étroite fenêtre du château, songeait.
Francelyn ? Le plus joli, le plus charmant page que l’on pût rêver. C’était la jeunesse en fleur dans toute sa joliesse de seize ans : de grands cheveux blonds qui retombaient en boucles d’or sur ses épaules, des yeux couleur de rayon de lune, de fines lèvres incarnat toujours prêtes à sourire ou à chanter, un teint qui faisait penser aux fleurs des pommiers d’avril. Et une âme aussi belle que le visage : ni fausseté, ni égoïsme en lui, ni orgueil, mais une grande et vraie charité et un profond amour pour Notre Seigneur Jésus-Christ et Notre Dame, sa sainte Mère.
La moindre injustice, le moindre mensonge faisaient horreur à Francelyn, et c’est pourquoi, ce soir, il était triste, très triste, parce qu’il sentait de la jalousie et de la calomnie autour de lui.
Francelyn laissait ses yeux errer au loin. Il contemplait du château, fièrement perché sur une haute falaise de rochers à pic, la plaine où le soleil couchant dorait les blés mûrs, et il lui semblait, le pauvret, que
Publié le 3 mars 2012
Quel martyre, lorsque leurs yeux se rencontrèrent ! Le Fils et la Mère ont offert pour moi ce sacrifice si douloureux, et je ne voudrais pas aimer les sacrés cœurs de Jésus et de Marie !… Prières avant et après chaque station.
Publié le 2 mars 2012
Quel triomphe-pour les ennemis de Jésus ! Quels blasphèmes, en le voyant tomber ! Et moi, combien de fois ai-je déshonoré la piété et réjoui les méchants, par-mes chutes et mes scandales ! Fortifiez mes pas, ô mon Jésus, dans la voie de vos saints commandements. Prières avant et après chaque station.
Publié le 2 mars 2012
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Publié le 28 février 2012
Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes I
La pénitence
Ce récit est une histoire absolument vraie : seuls les noms propres ont été changés. On comprendra aisément pourquoi.
Roger de Préval était élève au collège Sainte-Anne à X, depuis octobre. Il avait eu le malheur de tomber sous la coupe d’un mauvais camarade, plus âgé que lui, nommé Laudry. Non seulement ce dernier lui avait passé de mauvais livres, enseigné de vilaines choses, mais un soir il l’avait entraîné à la chapelle poux voler l’argent déposé dans le tronc ! Roger, terrorisé par Laudry, avait consenti à tout… N’osant avouer ses fautes au confesseur, il s’était tu, accumulant pendant six mois sacrilèges sur sacrilèges. Et voici qu’arrivait pour lui le Grand Jour de la Première Communion, la vraie, puisque à cette époque on ne faisait pas encore de communion privée.

La retraite commença, prêchée par un jeune Père dominicain. Le prédicateur rappela aux retraitants les grandes vérités de notre sainte religion : la mort, le jugement, le ciel, l’enfer… Roger, tout ému, repassa dans son esprit les nombreuses fautes commises depuis six mois. Mais que dirait son confesseur s’il lui avouait seulement aujourd’hui sa misère ? Le pauvre petit pensa que jamais le prêtre n’avait entendu de semblables choses… Et pour s’encourager il répétait : « Mon Dieu, je vous jure de me confesser, mais plus tard, quand je serai sur mon lit de mort ! » Or voici qu’à la veille de la clôture, le prédicateur fit un sermon sur la mauvaise confession. « On se confesse mal de deux manières, dit le Père ; en manquant de contrition, c’est-à-dire en ne se repentant pas de ses péchés, ou en manquant de sincérité, c’est-à-dire en cachant volontairement une ou plusieurs fautes graves. Dans ce dernier cas on sort du confessionnal encore plus coupable, car on y est entré simple pécheur et on en sort
Publié le 25 février 2012