Elle est appesantie par toutes les iniquités du monde, par toutes les miennes. Cependant Jésus tout déchiré, tout épuisé, la reçoit avec une sainte joie pour mon salut ; et moi je ne veux rien souffrir !… Prières avant et après chaque station.
Et maintenant une histoire ! Posts
La fête de la Décollation ou Décapitation de saint Jean-Baptiste nous rappelle l’une de ces brutalités dont si souvent les grands se sont rendus coupables à l’égard de leurs censeurs. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée, venait de répudier sa femme légitime pour prendre Hérodiade, femme de son frère Philippe. Jean-Baptiste n’hésita pas à lui reprocher vivement cette conduite scandaleuse. Aussi fut-il arrêté et incarcéré. Or, « Hérodiade, nous dit saint Marc, voulait le faire périr ; mais elle ne le pouvait pas, car Hérode, sachant que c’était un homme juste et saint, le vénérait et veillait sur sa vie ; il faisait beaucoup de choses d’après ses conseils et l’écoutait volontiers. Enfin il se présenta une occasion favorable. Le jour anniversaire de sa naissance, Hérode donna un festin aux grands de sa cour, à ses officiers et aux principaux de la Galilée. La fille d’Hérodiade, étant entrée dans la salle, dansa, et plut tellement à Hérode et à ceux qui étaient à table avec lui, que le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. » Et il ajouta avec serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, quand ce serait la moitié de mon royaume. » Elle sortit et dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Sa mère lui répondit : « La tête de Jean-Baptiste. » Revenant avec empressement auprès du roi, la jeune fille lui fit cette demande : « Je veux que tu me donnes à l’instant, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. » Le roi fut attristé ; mais, à cause de son serment et de ses convives, il ne voulut pas l’affliger d’un refus. Il envoya donc un de ses gardes avec l’ordre d’apporter la tête de Jean sur un plat. Le garde alla décapiter Jean dans la prison, et apporta sa tête sur un plat ; il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la remit à sa mère. L’ayant appris, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le mirent dans un sépulcre. »
Pilate est assis sur un tribunal, et le Fils de Dieu est à ses pieds, en qualité de criminel ! Un mortel, un pécheur sur un trône ! L’innocence même, le Saint des saints, un Dieu à ses pieds ! Quel renversement ! O péché, voilà ton ouvrage ! Prières avant et après chaque station.
Durant tout le carême, nous allons publier tous les vendredi matin deux courtes méditations illustrées pour les enfants sur les stations du Chemin de la Croix. Pour ne pas envahir vos boites mél, nous n’enverrons pas ces méditations par courriel. Bon et saint carême à tous ! — — — — — — — — — — — — — — On commence chaque Station…
« Dis donc, ce qu’on l’a rendu furieux », dit en riant Max à Gilbert. Blottis contre le mur, à droite et à gauche de la porte de l’école, les deux garçons attendent.
Mais celui qu’ils guettent ne vient pas. Assis tout seul dans la salle de classe, la tête sur le pupitre, il pleure à chaudes larmes. Qu’en peut-il, s’il a les cheveux roux ? Le bon Dieu aurait tout aussi bien pu les donner à un autre, par exemple à ces deux qui viennent de se moquer de lui. « Rouquin ! Rouquin ! » l’ont-ils appelé en lui tirant la langue. Et puis, il ont disparu derrière les bancs. Ils savent bien qu’il ne peut souffrir ce sobriquet. Il s’était donné tant de peine pour maîtriser sa colère. Mais quand le sang lui fut monté à la tête il ne s’est plus senti et il s’est vengé. Cela les a rendus d’autant plus méchants. « Rouquin ! Rouquin furieux ! » lui criaient-ils. Alors, à bout de patience, il a saisi la première chose qui lui est tombée sous la main, un livre, et l’a jeté aux deux garçons. Malheur ! Ils ont évité le coup, le gros livre a passé à travers la vitre, et la voilà en mille morceaux !…
Un instant, tous trois se sont regardés, terrifiés. Aucun n’a voulu cela, certainement ! Mais a quelque chose malheur est bon : les deux taquins ont disparu, laissant la paix au Rouquin, probablement à cause de la vitra cassée. — Leur conscience leur dit sans doute que c’est bien leur faute, puisqu’ils ont agacé leur camarade.
Rouquin — son vrai nom est Roger — est encore plus fâché maintenant Assis tout seul sur son banc, il se sent le plus malheureux du monde. C’est toujours lui qu’on chicane, et pourtant il ne fait de mal à personne !
Max et Gilbert, près de la porte de l’école finissent par s’ennuyer. Quand, au bout d’un quart d’heure, Roger part furtivement, il n’y a plus personne.
Oui, Roger s’en va furtivement à la maison comme s’il avait été battu. Et pourtant ce n’est pas le cas ; mais il a honte parce qu’il craint que ses deux méchants camarades surgissent quelque part et lui crient le sobriquet, en face de tout le monde.
Et puis, il y a la vitre ! Il faut la payer, si l’on veut être honnête. « Celui qui casse les verres les
Imprimer la feuille (au format A4 ou même A3) et suivre les instructions. [wpfilebase tag=file id=47 tpl=simple /]




