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26 mars 2026Saint Ludger, Évêque de Munster

Saint Lud­ger naquit dans la Frise vers l’an 743. Ses heu­reuses dis­po­si­tions déci­dèrent ses parents à l’en­voyer faire ses études au monas­tère de Saint-Sau­veur d’U­trecht. De là, Lud­ger alla suivre les cours du célèbre Alcuin en Angle­terre, puis il revint à Utrecht, y fut ordon­né prêtre et se mit à prê­cher l’É­van­gile dans la Frise. Une inva­sion saxonne l’empêcha de conti­nuer cette mis­sion. Il se reti­ra d’a­bord à Rome près de saint Léon, puis au monas­tère du Mont-Cas­sin. Trois ans plus tard, Char­le­magne le rap­pe­la dans la Frise qu’il venait de reprendre aux Saxons, et le zèle du saint apôtre ne tar­da pas à conver­tir toute cette pro­vince. Lud­ger fut alors sacré évêque de Muns­ter, en West­pha­lie. Cette nou­velle digni­té ne ser­vit qu’à aug­men­ter l’aus­té­ri­té de sa vie et l’é­clat de ses ver­tus : sa dou­ceur, son ama­bi­li­té, sa pié­té lui gagnaient tous les cœurs ; son inépui­sable cha­ri­té lui fai­sait dis­tri­buer tous ses reve­nus aux pauvres ; il ne ces­sa jamais de por­ter un cilice, et ses jeûnes étaient presque exces­sifs. La West­pha­lie, une fois conquise au chris­tia­nisme, il médi­tait de por­ter l’É­van­gile aux Scan­di­naves, quand il mou­rut à Muns­ter, le 26 mars 809.


Pour­quoi tant de chutes, ô mon Jésus, puisque vous êtes la force de Dieu ! — Mon enfant, n’es-tu tom­bé que trois fois ?… Je tombe pour t’ap­prendre et pour t’ai­der à te rele­ver de tes chutes, avec dou­leur de ton péché, mais sans décou­ra­ge­ment, et tou­jours avec confiance en moi. Prières avant…

Voi­ci le résul­tat : La maquette et les expli­ca­tions sont dans le docu­ment en lien ci-des­sous : Télé­char­ger la maquette à réa­li­ser Source : http://www.vienslevetoi.com/

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Des Brosses, Jean

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Catéchisme : récit de menuiserie pour la fête de Saint Joseph

Il pleu­vait depuis bien­tôt trois jours, mais cela n’empêchait point Tho­mas, Jacques et Mathieu, les trois appren­tis du sieur Bille, maître ébé­niste en la com­mune d’Au­teuil-en-Pari­sis, d’a­voir la joie au cœur. La fête de l’illustre cor­po­ra­tion des Arti­sans Char­pen­tiers-Menui­siers-Ébé­nistes était proche. On la célé­bre­rait le len­de­main avec tout l’é­clat accou­tu­mé. Pour les trois jeunes gar­çons qui, depuis trois ans, œuvraient en appren­tis­sage sous la direc­tion de Maître Bille, cette jour­née était d’im­por­tance. Ils allaient pré­sen­ter à Mes­sieurs les Syn­dics de la Cor­po­ra­tion leurs « chefs‑d’œuvre ». Une accep­ta­tion ou un refus, et nos trois appren­tis se voyaient accé­der à la digni­té de « com­pa­gnons », ou bien ils demeu­raient encore, au moins pour une année, d’humbles appren­tis sans gages ni renom.

Pour l’heure, Tho­mas, Jac­quot et Mathieu s’ap­pli­quaient avec entrain, sous l’œil de Maître Bille, à orner la bou­tique de toutes sortes de guir­landes fleu­ries et de jolies verdures.

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coiffeuse louis xv poudreuse

Enfin, sur le coup de cinq heures, tout fut bien asti­qué, ser­ré et ordon­né. Au dehors, la pluie tom­bait tou­jours. On était à la mi-mars, et le prin­temps, en cette année 1784, sem­blait déci­dé­ment vou­loir se faire désirer.

C’é­tait alors la tra­di­tion que chaque appren­ti avant de deve­nir com­pa­gnon, puis plus tard chaque com­pa­gnon avant de deve­nir patron, pré­sente à la cor­po­ra­tion à laquelle il appar­te­nait un modèle de tra­vail exé­cu­té exclu­si­ve­ment par lui et qu’on appe­lait « le chef‑d’œuvre »

« Eh bien ! vite, s’ex­cla­ma Maître Bille, mon­trez-moi main­te­nant les mer­veilles que vous avez conçues, mes petits, et qui, je n’en veux point dou­ter, feront l’hon­neur de ma devan­ture. »
Fort ému, cha­cun des appren­tis dépo­sa devant son patron la boîte ver­nis­sée conte­nant son chef‑d’œuvre. Tho­mas, le pre­mier, ouvrit la sienne. Il en sor­tit une ravis­sante petite table coif­feuse à deux corps de mar­que­te­rie à la rose, pou­vant conte­nir en ses innom­brables petites cases tant de par­fums et de coli­fi­chets… de quoi faire pâmer d’aise la plus enra­gée coquette,

« Voi­là qui est fort joli et bien condi­tion­né, approu­va sin­cè­re­ment Maître Bille. Ajou­te­rais-je que tu as grandement

Ne pleu­rez pas sur moi, dites-vous, ô mon Jésus ! Y a‑t‑il donc un mal plus déplo­rable que vos maux ! Ah ! je vous entends, c’est le péché qui est le plus grand de tous les maux ; et cepen­dant je le com­mets si aisé­ment ! Je m’en confesse si froi­de­ment ! J’y retombe si…

A cette nou­velle chute, de nou­veaux outrages, de nou­velles moque­ries. Ah ! je le vois, Jésus est insa­tiable d’op­probres ; et tant d’hu­mi­lia­tions ne suf­fisent pas pour gué­rir mon esprit ! Prières avant et après chaque station.