Ne pleurez pas sur moi, dites-vous, ô mon Jésus ! Y a‑t‑il donc un mal plus déplorable que vos maux ! Ah ! je vous entends, c’est le péché qui est le plus grand de tous les maux ; et cependant je le commets si aisément ! Je m’en confesse si froidement ! J’y retombe si…
Et maintenant une histoire ! Posts
En l’an 320, sous l’empereur Licinius et le gouverneur Agricola, à Sébaste, en Arménie, quarante soldats d’une même légion manifestèrent un courage inébranlable dans leur attachement à la foi du Christ. Invités à sacrifier aux idoles conformément aux édits impériaux, ils s’y refusèrent et furent exposés sans vêtements sur un étang glacé : tout auprès se trouvait un bain chaud pour ceux qui consentiraient à apostasier. Les quarante soldats passèrent la nuit dans cette épreuve atroce, priant pour leur commune persévérance. À la longue, l’un d’eux fit défection et alla se jeter dans le bain chaud… Or, voici que des anges apparurent, tenant quarante couronnes. Le gardien constata qu’il n’y avait personne pour recevoir la quarantième : il se convertit et, rejetant ses vêtements, alla rejoindre sur la glace les trente-neuf autres. Quand on vint pour recueillir les cadavres afin de les réduire en cendres, l’un de ces martyrs respirait encore les bourreaux le laissèrent sur place, espérant qu’il changerait de résolution ; témoin du stratagème, la mère de ce jeune homme plaça elle-même sur le chariot le corps expirant et l’accompagna jusqu’au bûcher.
A cette nouvelle chute, de nouveaux outrages, de nouvelles moqueries. Ah ! je le vois, Jésus est insatiable d’opprobres ; et tant d’humiliations ne suffisent pas pour guérir mon esprit ! Prières avant et après chaque station.
Ils s’appelaient Robi… et Bobi… Les noms se ressemblaient et les deux garçons aussi. Ils étaient jumeaux. À l’école, ils se trouvaient l’un à côté de l’autre, et c’est à peine si on pouvait les distinguer. Cependant, si on les connaissait bien, on savait que Bobi avait une touffe de cheveux qui se dressait un peu plus hardie. Avec le temps on constatait qu’il était quelquefois un peu plus tranquille que son frère. Quelquefois ! car en général, ils étaient tout aussi taquins et étaient très unis dans la joie comme dans la peine, surtout s’il s’agissait de jouer un bon tour et de recevoir la punition méritée.
En ce moment, ils se préparaient à leur première communion. C’était une vraie joie de les voir se donner tant de peine. Tous deux voulaient être prêts pour le grand jour, ils étaient, comme le sont en général les garçons, au dehors, gais et exubérants, mais, leur cœur était, au dedans, un sanctuaire qu’ils embellissaient fidèlement.
Je ne vous parlerai pas de ce zèle pour l’instant. Rappelons simplement que, dans la semaine avant la première communion, M. le curé avait donné à tous les enfants le conseil de bien profiter des premiers instants après la communion. Il leur avait dit : « Ce moment, où pour la première fois, Jésus est présent dans votre cœur, est le plus riche de grâces de toute votre vie. Confiez bien au divin Maître votre plus grand désir. »
Cette remarque avait frappé Bobi et Robi. Ils rentrèrent à la maison tout silencieux après cette leçon de catéchisme.
Ils réfléchissaient. Chacun s’interrogeait pour connaître son plus grand désir,
Quel courage de la part de cette sainte femme ! Comme elle foule aux pieds le respect humain ! Mais aussi quelle belle récompense pour sa foi ! Les traits divins de Notre-Seigneur restent imprimés sur le voile dont elle l’essuya. Contemple cette sainte face, ô mon âme, voilà le miroir des chrétiens.…
Si notre saint père le pape m’envoyait une relique de la vraie Croix, je serais transporté d’allégresse. Quand il m’arrive une affliction, c’est Jésus lui-même qui me donne une partie de sa Croix. Combien de fois l’ai-je rejetée ou portée en murmurant ! Prières avant et après chaque station.




