8 août 2026Les saints Cyriaque, Large et Smaragde, Martyrs
Cyriaque, après avoir été préfet de la Toscane, se fit chrétien et distribua ses biens aux pauvres. Il fut ordonné diacre. Surpris avec un autre diacre, nommé Large, pendant qu’il portait des vivres aux chrétiens condamnés à la construction d’un monument de l’empire, il fut astreint au même supplice, ainsi que son compagnon. Comme il profitait de sa présence pour soutenir les chrétiens dans leur épreuve, l’empereur Dioclétien le fit jeter dans un cachot. Mais la fille du tyran fut possédée d’un démon qui la tourmentait avec violence et disait : « Cyriaque seul pourra me chasser. » On envoya chercher le captif avec Large et un autre, du nom de Smaragde. La jeune fille fut délivrée et Cyriaque relâché. Il dut bientôt aller rendre le même service à la fille de Sapor, le roi de Perse. Les trois compagnons continuaient à soulager les malheureux et à se rendre aux assemblées des chrétiens. Maximien les fit arrêter : « Adorez les dieux de l’empire, leur dit le juge. Nous ne connaissons, répondit Cyriaque, que Jésus-Christ, Maître du ciel et de la terre, mort sur la croix pour notre salut. » Après avoir souffert la poix bouillante et le chevalet, tous trois eurent la tête tranchée. C’était en l’an 303. Cyriaque fait partie des quatorze saints Auxiliateurs : on l’invoque contre les maux d’yeux et les possessions diaboliques.
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Tarcisius et le Saint Viatique

Dans les premiers siècles de l’Église, au temps des persécutions, l’office de porter le corps du Seigneur aux prisonniers et même aux mourants était confié aux ministres inférieurs. En ce jour, où le massacre imminent de tant de chrétiens surexcitait encore les passions de Rome païenne, ce devoir, devenait plus dangereux à remplir. Les ministres des autels ne pouvaient s’aventurer au dehors. Le pain ayant été consacré, le prêtre Dyonisius, de l’autel sur lequel était placée l’Eucharistie, chercha parmi les assistants à qui il la remettrait. Avant que personne ne se fût présenté, le jeune acolyte Tarcisius s’agenouilla aux pieds…
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Découpage diorama : Le bon Samaritain

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L’Agneau de Jeanne

(Légende lorraine) C’était un simple agnelet, tout blanc, tout mignon, tout frisé, que l’on appelait Blanchet et qui tétait encore sa mère : « Ne t’éloigne pas du troupeau, tu serais mangé par le loup ! » Et, docile, il marchait sur les talons de la bergère, qui s’arrêtait parfois de filer pour caresser sa toison. Il la suivait partout, et quand elle s’écartait un peu pour prier, il l’écoutait converser avec les Saintes et l’Archange, qui la pressaient de partir pour délivrer le royaume d’un loup très méchant qu’on appelait l’Anglais. Et quand elle s’en revenait pensive, Blanchet, trottinant à côté d’elle, bêlait…
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Le P. Marquette, ambassadeur du Maître de la Vie

1 — L’appel des âmes Le 10 juin 1637, naissait à Laon, d’une des meilleures familles de la ville, un petit enfant auquel en donna le nom de Jacques. Me Nicolas Marquette, le père, annonça la nouvelle à Mgr de Brichanteau, ancien missionnaire au Canada, lequel le félicita chaleureusement. Dès son tout jeune âge, Jacques montra une fervente piété. Sa joie était d’aller à Notre-Dame de Liesse, célèbre sanctuaire situé à trois lieues de Laon. Un autre fait marquait son esprit d’abnégation. À l’âge de 9 ans, il prit la résolution de jeûner tous les samedis, malgré les reproches de son père. Le 8 octobre…
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Un océan de feu !

Dans ce pays parfumé de la Provence, au milieu des senteurs de lavande se dresse une muraille de pierre. Accrochée à celle-ci, une vaste grotte, où l’on accède par un sentier pédestre, semble veiller de toute éternité sur la vallée. Au début de la chrétienté, une pénitente est venue pleurer ses péchés dans la solitude, accompagnée dans ses larmes par les chants des grillons, et soutenue dans sa prière par son frère, saint Lazare, premier évêque de Marseille. À la Sainte-Baume, les fidèles sont aujourd’hui nombreux à se presser pour implorer l’intercession de sainte Marie-Madeleine. Dans la petite ville de…
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53. Homme de peu de Foi !

La mer agitée, c’est la nuit. Dans les ténèbres, un fantôme passe. C’est Jésus. Les apôtres, apeurés, se mettent à crier. Jésus s’étant fait connaître, St-Pierre lui dit « Seigneur, si c’est vous, ordonnez que je vienne vers vous en marchant sur les eaux ». Sur l’ordre de Jésus, il s’avance. Mais voyant qu’il enfonçait, pris de peur il crie vers le Maître qui, étendant la main, lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et ils rentrèrent tous les deux dans la barque. Avec la foi vraie, vive, ardente, on obtient tout, on fait même des miracles. Mais…
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Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal

Fondatrice de la Visitation (1872 – 1641) Fête le 21 août « J’ai trouvé à Dijon, disait saint François de Sales, ce que Salomon était en peine de trouver à Jérusalem : la femme forte, en Mme de Chantal. » Éloge admirable, confirmé par l’Église et que cette Sainte a pleinement justifié par une longue vie dont chaque pas fut un sacrifice. Vertus naissantes. Jeanne-Françoise naquit à Dijon le 23 janvier 1572, de la noble famille des Frémyot, qui occupait un rang considérable au Parlement de Bourgogne. Elle n’avait que dix-huit mois quand sa mère mourut, laissant trois petits enfants. Dès ses premières années, Jeanne manifesta…
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Le logeur de Jeanne d’Arc

APRÈS avoir victorieusement lutté devant Lagny et capturé Franquet d’Arras, qu’elle dut remettre au bailli de Senlis, Jeanne d’Arc, par petites étapes, se rendait à Crécy avant de rejoindre le comte de Vendôme qui l’attendait à Soissons. Elle était entourée de ses fidèles, Pierre son frère, Dunois, Poton de Xaintrailles et les autres. Ce soir-là, sa petite troupe, fatiguée par une route pleine d’embûches, arriva dans un bourg où tout déjà dormait dans le silence inquiet des nuits de guerre. Le couvre-feu, sans doute, était depuis longtemps sonné. Jeanne et Ses compagnons, que les escarmouches du chemin avaient fatigués, décidèrent…
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Le plus beau présent

CETTE histoire, c’est un vieux curé qui me l’a contée, le vieux curé d’un petit village des Charentes. Je revois encore son aimable et bon visage et son joli jardin plein de soleil. Nous parlions du plaisir de donner : — Moi, me dit le vieux prêtre, ce que j’ai jamais donné de meilleur cœur, c’est une petite statue de la Sainte Vierge, en plâtre peint. — À qui l’avez-vous donnée, Monsieur le curé ? — À un petit enfant, Monsieur ; mais c’est toute une histoire. Mon hôte se recueillit un instant, puis commença : — Ils étaient trois qui venaient me voir chaque…
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Le Père Paul de Moll (1824 – 1896)

Un de nos lecteurs de Belgique, M. Édouard van Speybrouck, vient de publier, au profit d’une bonne œuvre, un ouvrage très captivant sur le Père Paul, le célèbre thaumaturge belge . En France, on ignore généralement ce qu’était le Père Paul. Aussi, sommes-nous heureux de pouvoir aujourd’hui, grâce à M. Edouard van Speybrouck, le faire connaître à nos lecteurs. Voici d’abord l’histoire de sa vie à grands traits : Père Paul naquit à Moll, commune de la province d’Anvers, le 15 janvier 1824, et reçut au baptême le nom de François. Il était fils de Vincent Luyckx et d’Anne-Catherine van Balen. Le…