Sainte Gertrude, Vierge

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Née le 6 jan­vier 1256, Ger­trude fut ame­née, dès l’âge de 5 ans, au couvent cis­ter­cien d’Helft, près d’Eis­le­ben, en Saxe. Âme simple, douce, sereine, elle vécut des années pai­sibles et très pures. D’une san­té déli­cate, presque constam­ment malade, elle était sou­vent pri­vée de se rendre à la cha­pelle. Assez ins­truite, elle par­lait et écri­vait cou­ram­ment le latin ; experte dans l’art de l’en­lu­mi­nure, elle trans­cri­vait les vieux manus­crits. Le 27 jan­vier 1281, Notre-Sei­gneur lui appa­rut et lui dit « Tu as léché la terre par­mi mes enne­mis et tu as sucé quelques gouttes de miel au milieu des épines ; reviens enfin vers moi, je t’ac­cueille­rai et t’en­ivre­rai au tor­rent de mes délices. » À par­tir de ce jour, Ger­trude vécut dans un état d’u­nion intime avec Dieu, favo­ri­sée de grâces mys­tiques extra­or­di­naires. Jésus lui appa­rais­sait sou­vent lors­qu’elle fai­sait la com­mu­nion et lui mon­trait, selon ses efforts, un visage riant ou sévère ; il lui par­lait même par­fois pen­dant qu’elle chan­tait l’Of­fice. La Sainte Vierge, les anges, les saints lui appa­rais­saient aus­si. Sainte Ger­trude d’ailleurs nous a lais­sé le récit de ses faveurs et de ses révé­la­tions. Elle avait pres­sen­ti en par­ti­cu­lier le culte du Sacré-Cœur : Notre-Sei­gneur lui appa­rut un jour avec saint Jean, et ce der­nier lui dit de se pen­cher sur la poi­trine du Maître afin d’en­tendre les bat­te­ments de son Cœur divin ; il ajou­ta qu’il les avait enten­dus lui-même à la der­nière Cène, mais qu’il n’a­vait pu en par­ler dans son Évan­gile, parce que cette mani­fes­ta­tion était réser­vée aux der­niers temps où la cha­ri­té se refroi­di­rait dans l’É­glise. Ger­trude, dit le Bré­viaire, mou­rut en 1834, consu­mée plu­tôt par l’ar­deur de son amour que par la maladie.

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