Saint Félix de Valois, Confesseur

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Félix de Valois, de la famille royale de France, naquit en 1127. Renon­çant à tous ses biens, qui étaient consi­dé­rables, il alla se cacher dans une forêt du dio­cèse de Meaux. C’est là que vint le rejoindre et se mettre sous sa direc­tion un autre ermite, nom­mé Jean de Matha. Sous l’ins­pi­ra­tion de Dieu, la pen­sée leur vint à tous deux de se consa­crer au rachat des chré­tiens tom­bés aux mains des Maho­mé­tans. Ils y furent encou­ra­gés par la vision d’un cerf blanc qui por­tait entre ses bois une croix rouge et bleue, et par celle d’un ange qui avait sur sa poi­trine une croix aux mêmes cou­leurs. Tous deux se ren­dirent à Rome où le pape Inno­cent III bénit leur pieux des­sein. De retour en France, ils furent favo­ri­sés des libé­ra­li­tés de Phi­lippe-Auguste et s’é­ta­blirent à Cer­froi, dans une terre que leur don­na le sei­gneur de Châ­tillon : ce fut la pre­mière mai­son des Tri­ni­taires. Le Bré­viaire rap­porte au sujet de Félix une faveur extra­or­di­naire dont il fut l’ob­jet. La nuit d’a­vant la Nati­vi­té de la Sainte Vierge, par une per­mis­sion divine, tous les frères res­tèrent endor­mis et pas un ne se leva pour la réci­ta­tion de Matines. Félix, qui veillait selon sa cou­tume, devan­ça l’heure et, entrant au chœur, y trou­va la Bien­heu­reuse Vierge revê­tue de l’ha­bit des Tri­ni­taires, au milieu d’un groupe d’es­prits célestes por­tant le même cos­tume. La Mère de Dieu ayant enton­né les divines louanges, Félix chan­ta tout l’of­fice avec eux. C’é­tait une invi­ta­tion à quit­ter la terre. Il mou­rut bien­tôt après, le 4 novembre 1212.

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