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15 mars 2026Sainte Louise de Marillac, Veuve

Louise de Marillac, d’une grande famille du royaume, naquit à Paris en 1591. Elle per­dit sa mère dès sa plus tendre enfance et son père à l’âge de 13 ans. Confiée à un oncle, de bonne heure elle vou­lut entrer chez les Filles de la Pas­sion, mais, faute de san­té, elle ne fut pas admise. On lui fit épou­ser Antoine Le Gras, secré­taire des com­man­de­ments de la reine : à par­tir de ce jour, elle fut appe­lée « Made­moi­selle Le Gras », selon le titre qu’on don­nait alors aux femmes mariées de la bour­geoi­sie. Elle per­dit son mari, mort pré­ma­tu­ré­ment, puis ses deux oncles, vic­times de leur oppo­si­tion à Riche­lieu. Saint Vincent de Paul, son direc­teur, la char­gea de visi­ter ses Confré­ries de Cha­ri­té : ce qu’elle fit pen­dant trente ans, mal­gré une san­té fra­gile. En pro­vince, tout allait bien, mais, à Paris, les grandes dames qui avaient don­né leur nom aux confré­ries, n’ar­ri­vaient pas à ser­vir elles-mêmes les pauvres : la plu­part du temps elles délé­guaient leurs ser­vantes, et les pauvres n’é­taient pas assez bien trai­tés. Saint Vincent pen­sa qu’en met­tant à la dis­po­si­tion des Dames de la Cha­ri­té des ser­vantes atti­rées à ce ser­vice uni­que­ment par l’a­mour des pauvres, ces incon­vé­nients dis­pa­raî­traient. Mlle Le Gras fut char­gée de la for­ma­tion morale et pra­tique de ces ser­vantes béné­voles. D’où les Filles de la Cha­ri­té, dont les tâches furent mul­tiples : soin des malades à domi­cile et dans les hôpi­taux, assis­tance des pauvres, ins­truc­tion de la jeu­nesse popu­laire, hos­pices d’en­fants trou­vés, soins aux galé­riens et aux bles­sés sur les champs de bataille, etc. L’ins­ti­tu­tion pros­pé­ra et s’a­dap­ta constam­ment aux nou­velles condi­tions de vie : c’est actuel­le­ment une immense armée aux qua­rante mille cor­nettes blanches. La sainte fon­da­trice mou­rut le 15 mars 1660. Elle disait à ses filles : « Soyons bien affables et douces à nos pauvres : ce sont nos maîtres, il faut les aimer ten­dre­ment et les res­pec­ter fortement. »


Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

D’An­tioche, Timo­thée vint à Rome sous le pon­ti­fi­cat de Mel­chiade. Il y prê­chait depuis un an la foi chré­tienne, lorsque Tar­qui­nius, pré­fet de la ville, le fit jeter dans les fers. Après de longues souf­frances dans sa pri­son, on le mena devant les idoles pour le contraindre à sacri­fier. Comme…

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Jeanne Fré­miot naquit à Dijon le 23 jan­vier 1572. Elle per­dit pré­ma­tu­ré­ment sa mère et fut éle­vée par un père éner­gique. En 1592, elle épou­sa le baron de Chan­tal. Celui-ci, en sa qua­li­té de che­va­lier des ordres du roi Hen­ri IV, s’ab­sen­tait sou­vent pour se rendre soit à la cour,…

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Saint Ber­nard, le Doc­teur aux paroles de miel (Doc­tor mel­li­fluus), naquit en 1090 au châ­teau de Fon­­taine-lès-Dijon, en Bour­gogne. Il entra de bonne heure dans le cloître et y entraî­na un oncle, ses cinq frères et un groupe d’a­mis. Après un novi­ciat de trois ans à Cîteaux, il fut chargé,…

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Jean Eudes naquit au vil­lage nor­mand de Ri, près d’Ar­gen­tan, le 14 novembre 1601. Après ses études au col­lège des Jésuites de Caen, il fit sa théo­lo­gie à l’U­ni­ver­si­té de cette même ville, mais refu­sa par humi­li­té de prendre ses grades. Il fut reçu en 1623 dans la Congré­ga­tion de…

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Sous l’empereur Auré­lien, un jeune chré­tien de 15 ans fut arrê­té à Pré­neste, en Ita­lie. À cause de son atta­che­ment à la reli­gion, il fut cruel­le­ment fla­gel­lé avec des nerfs de bœuf ; on le jeta ensuite dans un cachot, où il pas­sa quatre jours sans rien man­ger. À sa sortie…