Après l’ère des martyrs auxquels l’Église avait exclusivement réservé les honneurs d’un culte public, on se mit à placer sur les autels les serviteurs de Dieu qui, sans avoir eu la gloire de verser leur sang pour Jésus-Christ, s’étaient illustrés par leurs hautes vertus, Saint Hilarion en Orient, et saint…
Et maintenant une histoire ! Posts
Wulfran naquit au VIIe siècle à Milly, près de Fontainebleau, d’une très noble famille. Appelé à la cour de Neustrie par le crédit de son père et par son propre mérite, il y servit heureusement Clotaire III et Thierry III. Élu archevêque de Sens, il ne gouverna son diocèse que deux ans et demi. Puis il démissionna et partit évangéliser les Frisons, accompagné de quelques religieux. Ils s’embarquèrent à Caudebec. Un jour que Wulfran disait la messe sur le bateau, le diacre laissa tomber la patène à la mer ; alors le saint évêque, après avoir prié, lui commanda de mettre la main à l’endroit où la patène avait disparu, et aussitôt celle-ci remonta du fond des eaux et vint se placer dans sa main, au grand étonnement de tous. Dès qu’ils furent arrivés en Frise (contrée de la Hollande actuelle), Wulfran s’adressa à Radbod, duc du pays ; ce prince, quoiqu’idolâtre, donna aux missionnaires toute liberté pour prêcher. Les Frisons écoutèrent volontiers Wulfran et plusieurs se firent baptiser. Les miracles du saint y furent pour beaucoup. Il existait dans le pays une cruelle coutume, celle de faire aux démons des sacrifices humains : on prenait un enfant désigné par le sort et tantôt on le décapitait, tantôt on le pendait, tantôt on le jetait à la mer. À la voix de saint Wulfran, un enfant qu’on avait pendu ressuscita, deux autres qu’on avait jetés à la mer restèrent sains et saufs. Alors que la religion chrétienne commençait à s’implanter profondément parmi les Frisons, saint Wulfran décida de se retirer à Saint-Wandrille, où il mourut au début du VIIIe siècle. Plus tard ses reliques furent transportées à Abbeville dont il devint le patron.
Jean naquit le 24 juin 1397 au bourg de Kenty, en Pologne. Il étudia la philosophie et la théologie à l’Université de Cracovie, où il passa par tous les grades académiques ; il y fut ensuite professeur pendant plusieurs années. Devenu prêtre, il s’appliqua davantage à la perfection chrétienne, sans pour…
Né à Alcantara, en Espagne, Pierre Garavit montra dès l’enfance un naturel doux et agréable, discret, ami de la solitude et de la pauvreté. À 15 ans, il entra chez les Frères Mineurs, se montra un religieux austère, humble, actif, au milieu des extases dont il était favorisé. Ordonné prêtre…
Saint Luc, d’après l’historien Eusèbe, naquit à Antioche. Il était d’origine païenne et exerçait la profession de médecin (une tradition tardive a même fait de lui un peintre). On ne sait pas au juste à quelle époque il se convertit, mais il est certain qu’il appartenait à la seconde génération…
Marguerite-Marie Alacoque naquit à Vérosvres, au diocèse d’Autun, le 22 juillet 1647. Très jeune, elle fit le vœu de chasteté. À 23 ans, elle entra chez les Visitandines de Paray-le-Monial. Elle traçait bientôt ces lignes avec son sang : « Moi, chétif et misérable néant, proteste à mon Dieu me soumettre et…