Et maintenant une histoire ! Posts
En l’an 320, sous l’empereur Licinius et le gouverneur Agricola, à Sébaste, en Arménie, quarante soldats d’une même légion manifestèrent un courage inébranlable dans leur attachement à la foi du Christ. Invités à sacrifier aux idoles conformément aux édits impériaux, ils s’y refusèrent et furent exposés sans vêtements sur un étang glacé : tout auprès se trouvait un bain chaud pour ceux qui consentiraient à apostasier. Les quarante soldats passèrent la nuit dans cette épreuve atroce, priant pour leur commune persévérance. À la longue, l’un d’eux fit défection et alla se jeter dans le bain chaud… Or, voici que des anges apparurent, tenant quarante couronnes. Le gardien constata qu’il n’y avait personne pour recevoir la quarantième : il se convertit et, rejetant ses vêtements, alla rejoindre sur la glace les trente-neuf autres. Quand on vint pour recueillir les cadavres afin de les réduire en cendres, l’un de ces martyrs respirait encore les bourreaux le laissèrent sur place, espérant qu’il changerait de résolution ; témoin du stratagème, la mère de ce jeune homme plaça elle-même sur le chariot le corps expirant et l’accompagna jusqu’au bûcher.
Ouvrage : Et maintenant une histoire I |
Auteur : Acre, Jean d’
Huitième commandement[]
Décidément, ce soir ça n’allait plus… Depuis longtemps déjà, Francelyn s’apercevait que le duc de Mâle-Bouche, dont il était le premier page, lui faisait mauvaise figure. Et Francelyn savait bien que c’était là une affaire de jalousie. Mirouet, le second page, ne pouvait supporter de le voir avant lui, et depuis longtemps il essayait de lui faire perdre l’estime du seigneur de Mâle-Bouche. Or, aujourd’hui, le duc avait été plus dur que d’habitude et si, tout à l’heure, il s’était enfermé dans sa chambre avec Mirouet, ce ne devait pas être pour chanter les louanges de Francelyn. Et Francelyn, accoudé à une étroite fenêtre du château, songeait.
Francelyn ? Le plus joli, le plus charmant page que l’on pût rêver. C’était la jeunesse en fleur dans toute sa joliesse de seize ans : de grands cheveux blonds qui retombaient en boucles d’or sur ses épaules, des yeux couleur de rayon de lune, de fines lèvres incarnat toujours prêtes à sourire ou à chanter, un teint qui faisait penser aux fleurs des pommiers d’avril. Et une âme aussi belle que le visage : ni fausseté, ni égoïsme en lui, ni orgueil, mais une grande et vraie charité et un profond amour pour Notre Seigneur Jésus-Christ et Notre Dame, sa sainte Mère.
La moindre injustice, le moindre mensonge faisaient horreur à Francelyn, et c’est pourquoi, ce soir, il était triste, très triste, parce qu’il sentait de la jalousie et de la calomnie autour de lui.
Francelyn laissait ses yeux errer au loin. Il contemplait du château, fièrement perché sur une haute falaise de rochers à pic, la plaine où le soleil couchant dorait les blés mûrs, et il lui semblait, le pauvret, que
Publié le 3 mars 2012
Quel martyre, lorsque leurs yeux se rencontrèrent ! Le Fils et la Mère ont offert pour moi ce sacrifice si douloureux, et je ne voudrais pas aimer les sacrés cœurs de Jésus et de Marie !… Prières avant et après chaque station.
Publié le 2 mars 2012
Quel triomphe-pour les ennemis de Jésus ! Quels blasphèmes, en le voyant tomber ! Et moi, combien de fois ai-je déshonoré la piété et réjoui les méchants, par-mes chutes et mes scandales ! Fortifiez mes pas, ô mon Jésus, dans la voie de vos saints commandements. Prières avant et après chaque station.
Publié le 2 mars 2012
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Publié le 28 février 2012
Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes I
La pénitence
Ce récit est une histoire absolument vraie : seuls les noms propres ont été changés. On comprendra aisément pourquoi.
Roger de Préval était élève au collège Sainte-Anne à X, depuis octobre. Il avait eu le malheur de tomber sous la coupe d’un mauvais camarade, plus âgé que lui, nommé Laudry. Non seulement ce dernier lui avait passé de mauvais livres, enseigné de vilaines choses, mais un soir il l’avait entraîné à la chapelle poux voler l’argent déposé dans le tronc ! Roger, terrorisé par Laudry, avait consenti à tout… N’osant avouer ses fautes au confesseur, il s’était tu, accumulant pendant six mois sacrilèges sur sacrilèges. Et voici qu’arrivait pour lui le Grand Jour de la Première Communion, la vraie, puisque à cette époque on ne faisait pas encore de communion privée.

La retraite commença, prêchée par un jeune Père dominicain. Le prédicateur rappela aux retraitants les grandes vérités de notre sainte religion : la mort, le jugement, le ciel, l’enfer… Roger, tout ému, repassa dans son esprit les nombreuses fautes commises depuis six mois. Mais que dirait son confesseur s’il lui avouait seulement aujourd’hui sa misère ? Le pauvre petit pensa que jamais le prêtre n’avait entendu de semblables choses… Et pour s’encourager il répétait : « Mon Dieu, je vous jure de me confesser, mais plus tard, quand je serai sur mon lit de mort ! » Or voici qu’à la veille de la clôture, le prédicateur fit un sermon sur la mauvaise confession. « On se confesse mal de deux manières, dit le Père ; en manquant de contrition, c’est-à-dire en ne se repentant pas de ses péchés, ou en manquant de sincérité, c’est-à-dire en cachant volontairement une ou plusieurs fautes graves. Dans ce dernier cas on sort du confessionnal encore plus coupable, car on y est entré simple pécheur et on en sort
Publié le 25 février 2012