L’Assomption de la B.V. Marie

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Nous célé­brons en cette fête la glo­ri­fi­ca­tion excep­tion­nelle de Marie, qui, après avoir ren­du le der­nier sou­pir, mon­ta au ciel, non seule­ment avec son âme, mais avec son corps. Com­ment cela se fit-il ? L’É­cri­ture n’en parle point. Mais une ancienne tra­di­tion, rap­por­tée par saint Jean Damas­cène et citée dans le Bré­viaire, nous donne les détails sui­vants. Par une dis­po­si­tion pro­vi­den­tielle, les Apôtres se trou­vèrent réunis autour de leur Reine pour assis­ter à ses der­niers moments. Ils dépo­sèrent le corps de Marie dans un sépulcre du jar­din de Geth­sé­ma­ni, et là, pen­dant trois jours, reten­tit un concert angé­lique. Les trois jours écou­lés, les can­tiques ces­sèrent. Sur­vint alors Tho­mas, qui seul avait été absent. Il vou­lut véné­rer une der­nière fois le corps de la mère de Dieu. Les Apôtres ouvrirent le tom­beau, mais ils ne trou­vèrent rien d’autre que les linges qui avaient ser­vi à l’en­se­ve­lis­se­ment et d’où s’ex­ha­lait un mer­veilleux par­fum. Jésus, rem­plis­sant un désir de son Cœur ado­rable, avait res­sus­ci­té sa mère, et les anges lui avaient fait cor­tège vers les cieux, où elle occupe un trône à la droite de son Fils.

La fête de l’As­somp­tion est par­ti­cu­liè­re­ment chère à la France : elle lui rap­pelle que son roi Louis XIII, le 10 février 1638, consa­cra à Marie sa per­sonne et son royaume ; en mémoire de quoi il ordon­na que, le 15 août, dans toutes les paroisses, il se fît une pro­ces­sion en l’hon­neur de Notre-Dame… Le 2 mars 1922, fai­sant droit à la demande de tout l’é­pis­co­pat fran­çais, le pape Pie XI « confir­mait solen­nel­le­ment la Bien­heu­reuse Marie, mère de Dieu, sous le vocable de son Assomp­tion dans le ciel, comme Patronne prin­ci­pale de la France auprès de Dieu, avec tous les pri­vi­lèges et hon­neurs que com­portent ce noble titre et cette dignité ».

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