Nous célébrons en cette fête la glorification exceptionnelle de Marie, qui, après avoir rendu le dernier soupir, monta au ciel, non seulement avec son âme, mais avec son corps. Comment cela se fit-il ? L’Écriture n’en parle point. Mais une ancienne tradition, rapportée par saint Jean Damascène et citée dans le Bréviaire, nous donne les détails suivants. Par une disposition providentielle, les Apôtres se trouvèrent réunis autour de leur Reine pour assister à ses derniers moments. Ils déposèrent le corps de Marie dans un sépulcre du jardin de Gethsémani, et là, pendant trois jours, retentit un concert angélique. Les trois jours écoulés, les cantiques cessèrent. Survint alors Thomas, qui seul avait été absent. Il voulut vénérer une dernière fois le corps de la mère de Dieu. Les Apôtres ouvrirent le tombeau, mais ils ne trouvèrent rien d’autre que les linges qui avaient servi à l’ensevelissement et d’où s’exhalait un merveilleux parfum. Jésus, remplissant un désir de son Cœur adorable, avait ressuscité sa mère, et les anges lui avaient fait cortège vers les cieux, où elle occupe un trône à la droite de son Fils.
La fête de l’Assomption est particulièrement chère à la France : elle lui rappelle que son roi Louis XIII, le 10 février 1638, consacra à Marie sa personne et son royaume ; en mémoire de quoi il ordonna que, le 15 août, dans toutes les paroisses, il se fît une procession en l’honneur de Notre-Dame… Le 2 mars 1922, faisant droit à la demande de tout l’épiscopat français, le pape Pie XI « confirmait solennellement la Bienheureuse Marie, mère de Dieu, sous le vocable de son Assomption dans le ciel, comme Patronne principale de la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité ».


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