Les animaux dans la vie des saints

Ouvrage : Revue Bernadette

Saint Malo et la baleine

Saint Malo navigue vers les iles

Saint Malo s’é­tait embar­qué depuis peu de temps, sur un grand bateau avec son maitre et de nom­breux moines et laïcs pour un voyage de 7 ans. Il voguait vers les Îles For­tu­nées, ves­tiges, croyait-on, du para­dis ter­restre où les hommes menaient une vie angé­lique ou bien il s’en allait évan­gé­li­ser les peu­plades païennes de ces îles.

C’é­tait le matin de Pâques, le soleil parais­sait à peine et les voya­geurs se trou­vaient en pleine mer. N’au­raient-ils point de messe ce jour-là ? Ils se déso­laient déjà, lorsque le capi­taine vit au-des­sus des flots une masse brune : une île sans aucun doute. Le temps d’ar­ri­ver et saint Malo mit pied à terre. Dans une grande fer­veur le saint sacri­fice com­men­ça. Du bateau, les voix pures et chaudes des hommes mon­taient vers le ciel.

Mais, voi­ci qu’à l’Agnus Dei l’île se mit à trem­bler ; le prêtre conti­nua néan­moins la célé­bra­tion de la messe en redou­blant de pié­té, puis le der­nier évan­gile étant lu, le saint remon­ta à bord. — C’est alors qu’à la stu­pé­fac­tion géné­rale l’île dis­pa­rut puis revint à la sur­face de l’eau.

O pro­dige ! ce que tous avaient pris pour un banc de terre était seule­ment le dos d’une baleine.

— Un hymne d’ac­tions de grâces s’é­le­va dans les airs et le voyage conti­nua, consa­cré désor­mais par un pro­dige per­mis par Dieu.—

Saint Malo et la mer

Saint Gilles et la biche

La biche se cache près de saint Gilles
Forêt où habitait saint Gilles

Saint Gilles, athé­nien de nais­sance, vivait en France à l’époque où l’histoire se pas­sa. — C’était en l’an 673. — Saint Gilles habi­tait alors une caverne, se mar­ty­ri­sant, jeû­nant, pas­sant ses nuits et ses jours à prier, vivant seule­ment du lait d’une biche de la forêt voisine.

— Or, un jour, pour­sui­vie par les chas­seurs du roi Wam­ba, la pauvre biche arrive exté­nuée de fatigue près de la grotte, elle gémit, implore secours. Le bon saint enten­dant les cris des chas­seurs, les aboie­ments des chiens sort de son logis et voit son amie la biche éten­due à terre, n’en pou­vant plus. « À la pen­sée du péril qui menace la biche, son cœur est sai­si de dou­leur, il lève ses regards vers le ciel et ver­sant des larmes sup­plie le sei­gneur de conser­ver la vie à cet inno­cent ani­mal. Les chiens n’osent avan­cer. C’est alors qu’un des chas­seurs, pour faire sor­tir la biche de sa retraite, décoche une flèche, à tra­vers les brous­sailles, qui tra­verse la main du saint ermite. Le roi s’émeut de cette scène et se retire. »

— Il revint le len­de­main et trou­va le saint cou­vert de sang pro­té­geant la biche réfu­giée près de lui.

— Il vou­lut soi­gner l’ermite, lui-même, mais saint Gilles s’y refu­sa et deman­da à Dieu de ne jamais gué­rir. Tou­ché par tant de sain­te­té, le roi lui don­na, en témoi­gnage de son admi­ra­tion, toute la val­lée et lui fit construire monas­tère et chapelle.

Le roi chassant la biche de saint Gilles

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