Marguerite était de la famille royale d’Angleterre. Elle naquit vers 1045, en Hongrie, où son père était alors exilé. Rappelée en Angleterre avec ses parents à l’avènement d’Édouard le Confesseur, elle en fut chassée par la conquête normande. Le navire sur lequel elle s’enfuyait fut jeté par la tempête sur les côtes d’Écosse. Malcolm III, roi du pays, l’épousa. Par ses vertus, Marguerite sut gagner l’admiration et l’amour de son peuple. Elle eut une heureuse influence sur son mari, qui l’aida dans ses bonnes œuvres et opéra, sur son conseil, de précieuses réformes pour la célébration des fêtes de l’Église, la pratique du jeûne et l’observance des lois canoniques concernant le mariage. Elle éleva ses enfants avec beaucoup de piété David, le plus jeune, est honoré comme un saint. Au milieu des délices de la cour, elle affligeait son corps par des macérations, n’hésitait pas à faire deux carêmes par an. Une grande partie de ses nuits était réservée à de pieuses oraisons. Rien cependant ne fut plus admirable en elle que son ardente charité à l’égard des indigents : non contente d’en soutenir une multitude par ses aumônes, elle se faisait une fête de fournir tous les jours le repas de trois cents d’entre eux, de les servir, de leur laver les pieds et de panser leurs plaies, allant même parfois jusqu’à baiser leurs ulcères. Marguerite mourut le 16 novembre 1093. Son visage, défiguré par six mois de maladie, s’épanouit alors en une beauté ravissante.
Sainte Marguerite, Reine d’Écosse, Veuve
Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri


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