Saint Jean de Kenty, Confesseur

Ouvrage : Le Saint du Jour | Auteur : Berthet, Abbé Henri

Jean naquit le 24 juin 1397 au bourg de Ken­ty, en Pologne. Il étu­dia la phi­lo­so­phie et la théo­lo­gie à l’U­ni­ver­si­té de Cra­co­vie, où il pas­sa par tous les grades aca­dé­miques ; il y fut ensuite pro­fes­seur pen­dant plu­sieurs années. Deve­nu prêtre, il s’ap­pli­qua davan­tage à la per­fec­tion chré­tienne, sans pour autant négli­ger l’é­tude. Pro­fon­dé­ment affec­té de voir com­bien Dieu était offen­sé, chaque matin il offrait tout spé­cia­le­ment sa messe en expia­tion. Nom­mé curé d’Il­ku­si, il s’ac­quit­ta par­fai­te­ment de sa charge, mais, trou­vant la res­pon­sa­bi­li­té des âmes un far­deau trop pesant pour ses épaules, il quit­ta sa paroisse pour reprendre son ensei­gne­ment. Quatre fois il fit le voyage de Rome pour visi­ter le tom­beau des saints Apôtres, allant à pied et por­tant lui-même son bagage. Il fut ren­con­tré un jour par des voleurs qui le déva­li­sèrent et lui deman­dèrent s’il n’a­vait plus rien. Sur sa réponse qu’il était dépouillé de tout, ils le lais­sèrent aller. Mais, à quelques pas de là, il remar­qua qu’il lui res­tait quelques pièces d’or cou­sues dans son man­teau. Pour évi­ter jus­qu’à l’ombre du men­songe et pra­ti­quer le dépouille­ment abso­lu, il retour­na vers les voleurs, les appe­la et leur remit son or. Tou­chés d’une pareille can­deur, les bri­gands lui ren­dirent tout ce qu’ils lui avaient enle­vé… Il fut d’ailleurs tou­jours d’une exquise cha­ri­té, pre­nant sur sa nour­ri­ture pour sou­la­ger les indi­gents et leur aban­don­nant même ses habits et ses chaus­sures ; il lais­sait alors tom­ber son man­teau jus­qu’à terre pour qu’on ne le vit pas ren­trer chez lui pieds nus. Après une vie très aus­tère, Jean de Ken­ty mou­rut de la mort des saints, le 24 décembre 1473.

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