Hilaire naquit en Aquitaine, vers 315, d’une famille patricienne. Né païen, il était marié quand il se convertit. Devenu fervent chrétien, il fut bientôt choisi par le peuple comme évêque de Poitiers. C’était l’époque où l’hérésie arienne désolait l’Église d’Orient. Constance, devenu seul empereur en 355, voulut l’introduire en Occident.…
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Grégoire, qui fut plus tard surnommé le Grand, était romain et fils du sénateur Gordien. Formé aux études juridiques, il était devenu préteur quand, à l’âge de 35 ans, il quitta le monde. Il fonda six monastères en Sicile et un septième à Rome, où il se retira. Les austérités auxquelles il se livra ne tardèrent pas à altérer sa santé. C’est alors que le pape Pélage II, après l’avoir ordonné diacre, l’envoya comme légat à Constantinople. Pélage étant mort quelques années plus tard, Grégoire, après une énergique résistance, dut accepter de lui succéder sous le nom de Grégoire Ier. La situation était des plus critiques : déchirée par une multitude d’hérésies, désolée par la tiédeur de son clergé, l’Église, au dire de Grégoire lui-même, « était comme un vieux navire violemment secoué, faisant eau de toutes parts » ; on croyait la fin du monde arrivée. Grégoire ne se découragea pas. Il réprima les Donatistes en Afrique, les Ariens en Espagne, expulsa les Agnoètes d’Alexandrie, obligea les Goths à quitter l’hérésie arienne. Il convertit la Grande-Bretagne en y envoyant saint Augustin et quarante moines. Au patriarche de Constantinople il fit abandonner le titre de patriarche œcuménique qu’il s’était attribué pour lui donner une leçon il s’intitula lui-même et introduisit pour les papes l’usage de s’intituler « serviteur des serviteurs de Dieu, servus servorum Dei ». Il s’efforça de réformer le clergé séculier et régulier. Il ajouta à l” « Hanc igitur » de la messe les mots diesque nostros in tua pace disponas : établissez nos jours dans votre paix ». Considérant la musique sacrée, non comme un accessoire, mais comme une partie du culte, il rassembla les anciennes mélodies et en ajouta d’autres : ce qui a valu à ce chant le nom de chant grégorien. Auteur de nombreux ouvrages qui lui ont mérité le titre de Docteur de l’Église, saint Grégoire mourut le 12 mars 604, après quatorze ans d’un pontificat surmené.
Véronique naquit au village de Binasco, près de Milan. Ses parents étaient d’humbles paysans. Dès son enfance, elle dut se livrer aux rudes travaux de la maison et des champs, ce qu’elle acceptait avec joie. Désireuse d’entrer au couvent, elle se levait la nuit pour apprendre à lire et à…
Durant la persécution de Valérien, on recherchait les chrétiens jusque dans les maisons et on les contraignait à assister à des cérémonies superstitieuses, à conduire par les rues les victimes couronnées de fleurs, à brûler de l’encens en l’honneur des idoles, à chanter comme les bacchantes. Par prudence, Arcade, chrétien…
Hygin était athénien d’origine, philosophe de profession. Sept jours après le martyre du pape saint Télesphore, il fut mis sur la chaire de saint Pierre, au temps de l’empereur Antonin le Pieux. C’est sous son pontificat que vinrent à Rome les hérétiques gnostiques Valentin et Cerdon. Valentin, qui admettait jusqu’à…
Issu de la famille des comtes de Nevers, Guillaume naquit vers le milieu du XIIe siècle. Ses parents, pour assurer son avenir, lui obtinrent deux canonicats, mais il les refusa, préférant aller vivre dans la solitude au monastère du Grand-Mont, diocèse de Limoges. Il quitta cette retraite pour entrer dans…